Cours Système d’information et Bases de données - Merise

Modélisation Merise : Cours Système d’information et Bases de données

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MODULE

Système d’information et Bases de données

École Nationale des Sciences Appliquées de

Université Sidi Mohamed Ibn Abdellah

Année Universitaire 2019/2020
Les Méthodes d’Analyse et de Conception des Systèmes d’information

But d’une méthode :

* Analyser la réalité du S.I en vue d’une informatisation

* Formaliser son activité à l’aide de modèles

Techniques de modélisation => Domaine en pleine évolution

Quelques méthodes de modélisation

Approche relationnelle

MERISE ( 1ère génération/79 ; 2ème génération/88 et 94 ) de H.Tardieu et A.Rochfeld

SSADM ( Structured System Analysis And Design Method ) Royaume Uni /1987

AXIAL

Approche orientée objet

OOD ( Object Oriented Design ) de G.Booch / 1986

OOA ( Object Oriented Analysis ) de P.Coad et E.Yourdon / 1991

OOM ( Orientations Objet dans Merise ) de A. Rochfeld / 1992

OMT ( Object Modeling Technique ) de J.Rumbaugh / 1991

UML (Unified Modeling Language) de l’OMG /1995 (Object Modeling Group)
La Méthode MERISE (2ème Génération)

MODELES

MCC

CVO

MLDMLT

MLDRMLTR

MCTA

MCD

MOD

MOTA

Niveau conceptuel

Niveau

Organisationnel

Niveau logique

Niveau physique
Le Système d’Information vu selon la méthode MERISE

MODELES

Système Modélisé

MCC

+ MCD Système d’information

+ MCTA Conceptuel ( SIC )

+ CVO

MOD Système d’information

+ MOTAOrganisationnel ( SIO )

MLDSystème d’information

+ MLTInformatisé ( SII )

MPDSystème d’information

+ MPTOpérationnel ( SIOp )

Description

Description des fonctions majeures du S.I en réponse aux stimuli provenant de

l’environnement extérieur ( acteurs externes ) sans

référence aux ressources nécessaires à sa mise en œuvre

( Concentration sur le Quoi )

Description des ressources nécessaires à la mise en œuvre des activités

du SIC du point de vue du gestionnaire ( moyens techniques et humains , espace

, temps , données ) et choix d’une organisation pour ces ressources (

Concentration sur le Comment du gestionnaire )

Description d’une solution informatique permettant d’assurer

le fonctionnement du SIO :

-Choix techniques concernant les outils de gestion de données

( SGBD ) et les outils de développement informatiques .

-Représentation de la structure logique des données ( base de données )

et des traitements ( interaction homme-machine au niveau des postes de

travail )

-Description de l’architecture informatique ( répartition des

traitements et des données )

( Concentration sur le comment de l’informaticien )

Mise en œuvre opérationnelle d’une solution informatique

-Description de la base de données dans la syntaxe du SGBD choisi

-Codage des procédures logiques de traitement en langage informatique

évolué ( programmation )

-Mise en place d’une architecture de fonctionnement en réseau

( architecture centralisée , distribuée ou répartie )
Le Modèle Conceptuel de données ( MCD )

Formalisme = Modèle Entité-Association

Code-Client

Nom-Client

CLIENT

N°Commande

Date Commande

COMMANDE

Exemple :

Ref-Produit

Désignation

Prix-unitaire

PRODUIT

développé par CHEN aux U.S.A ( 1976 )

puis TARDIEU en France ( 1979 )

Commander

Qté commandée

Passer

commande

1,N

1,1

1,N

0,N
Notion d’ENTITE

Entité= Représentation d’un objet concret ou abstrait

du S.I caractérisé par :

* des propriétés ( attributs ) : P1, P2, P3, .....Pn

* un identifiant = Propriété ( P1 ) dont les valeurs

* des occurrences ( instances ) multiples

sont discriminantes

Nom Entité

P1

P2

Pn

Exemple

Etudiant

N°Inscription

Nom

Prénom

Nationalité

Etudiant

918

DAOUDI

MOUNIR

MAROCAINE

Etudiant

125

ALAMI

DRISS

MAROCAINE

Etudiant

235

SEBASTIEN

ALBERT

FRANCAISE

( au moins 2 )

Une occurrence d’entité = 1 jeu de valeurs prises par les

propriétés de l’entité
Notion d’ASSOCIATION

Une Associationtraduit les liens sémantiques existant entre 2 ou

plusieurs entités du S.I et de son environnement

Elle est caractérisée par :

* Absence d’existence intrinsèque

Exemple

Client

N°Client

Nom

Adresse

* des occurrences ( au moins une )

* des propriétés portées ( nombre M ) M = 0, 1, 2, 3, ...

* une dimension N ( N = nombre d’entités rattachées )

* un identifiant obtenu par concaténation des identifiants

des entités rattachées

Véhicule

N°Immatr.

Date mise en service

Kilométrage

Loué par

Service

N°Service

Désignation

Affecté à

Matricule

Nom

Salarié

Date affect.

Association binaire non

porteuse d’identifiant

(N°Immatr.+N°Client )

Association binaire porteuse d’1 propriété ( Date Affect ) et d’identifiant ( Matricule.+ N°Service )
Occurrences d’association

A01

IDRISSI

SALARIE

A12

ALAMI

SALARIE

A05

RAMI

SALARIE

125

Comptabilité

SERVICE

18/05/92

11/10/91

04/03/93

124

Commercial

SERVICE

106

Magasin

SERVICE

A09

DAOUDI

SALARIE

* Les instances A09 ( entité Salarié ) et 124 ( entité Service )

* A01-125 , A12-125 et A05-106 sont des instances

ne participent pas à l’association «Affecté à »

de l’association «Affecté à »
Cardinalités d’une Association ( Interprétations )

Cardinalités mini :

0: Certaines occurrences de l’entité peuvent ne pas participer à l’assoc.

1: Toute occurrence de l’entité participe obligatoirement à l’association

Cardinalités maxi :

1: Toute occurrence de l’entité participe au plus une fois à l’association

N: Toute occurrence de l’entité peut participer plusieurs fois à l’assoc.

Conclusion

* La cardinalité minitraduit la capacité d’une occurrence à exister

indépendamment ou non des occurrences de l’association .

* La cardinalité maxitraduit la capacité associative de l’association pour

l’entité considérée

Assoc.

E1E2E1

E2

E1

E2

E1E2

Assoc.

Assoc.

Assoc.

0,11,11,1

1,11,1

0,N

1,N0,N
Cardinalités d’une ASSOCIATION

Cardinalités= Couple de valeurs représentant la fréquence

(mini et maxi ) de participation d’une occurrence d’entité à une

association )

Exemple

Entité 2

Entité 1

Association

Service

N°Service

Désignation

Affecté à

Matricule

Nom

Salarié

Date affect.

RG1 -Un salarié est affecté à un et ou pls services le long de sa carrière

RG2 -A un service , on peut affecter un à plusieurs salariés (maximum 8)

i1 , j1

i2 , j2

i1 , i2 = cardinalités mini

j1 , j2 = cardinalités maxi

Règles de gestion :

1 , N

1 , 8
Identifiant d’une Association

Exemple :

N°Employé

N°Médecin

Date Visite

Occurrences de «Visiter »

La dernière occurrence de l’association «Visiter »n’est

pas permise en raison de la discriminance de l’identifiant.

La duplication de l’occurrence ( 42 , 4 ) n’est pas possible !

Visiter

Date Visite

0 , N

0 , N

23

1

26/06/01

12

3

05/07/01

39

2

10/08/01

42

1

15/08/01

42

4

22/08/01

42

4

05/09/01

! !

Il est obtenu par concaténation des identifiants des entités reliées par l’association

Employé

N°Employé

Nom Employé

Nom Employé

Adresse Client

Médecin

N°Médecin

Nom Médecin

Spécialité

Téléphone

Question:Un employé peut-il effectuer plusieurs visites chez le même médecin à des dates différentes ?

Réponse:Ce modèle ne le permet pas même si la propriété «Date Visite »est portée par l’association «Visiter »

Identifiant = ( N°Employé , N°Médecin )
Identifiant d’une Association ( Suite )

Solution du Problème: Association ternaire

Les triplets ( 42 , 4 , 22/08/01 )et ( 42 , 4 , 05/09/01 )sont maintenant des occurrences possibles de

l’association «Visiter » car elles représentent des valeurs distinctes de son identifiant .

Ce modèle permet , à l’inverse du précédent , de représenter le fait qu’un employé peut visiter le même

médecin plusieurs fois à des dates différentes .

Visiter

0 , N

0 , N

Employé

N°Employé

Nom Employé

Nom Employé

Adresse Client

Médecin

N°Médecin

Nom Médecin

Spécialité

Téléphone

Généralisation:Une association N-aire( de dimension N ) possède un identifiant sous forme de

N-upletdont les valeurs sont distinctes .

Identifiant de l’association

«Visiter » :

( N°Employé , N°Médecin , Date )

Calendrier

Date

0 , N
Comment doit-on interpréter les cardinalités d’une association ternaire ?

Exemple: Association ternaire

N°Employé( N°Médecin , Date Visite )

Occurrences

de «Visiter »

Pour un employé fixé ( occurrence E ) , le couple de

cardinalités ( i

1

, j

1

)traduit le nombre minimal

et maximal d’occurrences du couple d’entités

( Médecin , Calendrier ) qui sont associées à

Pour un médecin fixé ( occurrence M ) , le couple de

cardinalités ( i

2

, j

2

)traduit le nombre minimal

et maximal d’occurrences du couple d’entités

( Employé , Calendrier ) qui sont associées à

l’occurrence M .

N°Médecin( N°Employé , Date Visite )

En raisonnant de même pour ( i

3

, j

3

)on trouve : ( i

3

, j

3

)= ( 0 , 2 )

•Identification de ( i

3

, j

3

)
Rôles dans une Association

Code dépôt

Adresse dépôt

DEPOT

Code Client

Nom client

Adresse client

CLIENT

Livrer

Nbre colis livrés

0 , N

0 , N0 , N

Rôle = Notion précisant le rôle particulier joué par un ensemble

d’occurrences relatives à une entité dans une association .

Les rôles sont portés sur le schéma Entité-Association .

Salarié

* Les salariés N°1 et 2 participent aux 2 rôles de l’association .

* Le salarié N°3 ne participe à aucun des rôles de l’association .

* Les salariés N°4 et 5 participent à un seul des rôles de l’association.

Occurrences de

l’association

1

2

3

4

5

6
Notion d’entité faible et d’identification relative

1 , N

( 1,1 )

Une entité faiblepossède un identifiant relatifqui se rapporte toujours à

celui d’une entité classique . L’identifiant absolude l’entité faible est

obtenu en concaténant les identifiants des 2 entités.

Formalisme MERISE 2:

Entité

Identifiant relatif

Identifiant absolu

HOTEL

-Code Hotel

-

ETAGE

N°Etage

Code Hotel + N°Etage

CHAMBRE

N°Chambre

Code Hotel + N°Etage + N°Chambre

E1E2

( 1 , 1 )-, N

Exemple :

CHAMBRE

N°Chambre

Surface

ETAGE

N°Etage

Nbre de toilettes

HOTEL

Code Hotel

Adresse Hotel

Nom Hotel

1 , N

( 1,1 )


Notion de Dépendance Fonctionnelle

Définition :2 propriétés A et B sont en DF si la connaissance d’une

valeur de A détermine une et une seule valeurde B .

On dit que A

détermine fonctionnellementB .

Formalisme :

A

B

: 1 source , 1 but

( A, B, ...)

X

: plusieurs sources , 1 but

A

( X, Y, ...)

: 1 source , plusieurs buts

Exemples :

N°Client

Nom Client

Nom Client

N°Client

( pas de DF )

( Réf-prod , N°Commande )

Qté prod. commandée

Réf-prod

( Libellé prod. , Prix unit. Prod. )

Prénom Client

N°Client

( pas de DF )
AXIOMES ET PROPRIETES DES

DEPENDANCES FONCTIONNELLES

1 -Réflexivité :

X

X

2 -Augmentation :

X

Y

=>

X , Z

Y

3 -Additivité :

{ X

Y et X

Z } => X

Y , Z

4 -Projectivité :

X

Y , Z

=> { X

Y et

X

Z }

5 -Transitivité :

{ X

Y et Y

Z } => X

Z

6 -Pseudo-transitivité :

{ X

Y et Y, Z

W } => X, Z

W

AXIOMES

* DF élémentaire : X

Y élémentaire si il Z X tel que Z

Y

PROPRIETES

* DF directe :

X

Y directe si il Z tel que X

Z et Z

Y
DEPENDANCES FONCTIONNELLES

CLIENT

Code Client

Nom

Prénom

Adresse

Téléphone

Code Client

Nom

Prénom

Toutes les Propriétés d’une Entité sont en dépendance fonctionnelle directe

avec la propriété identifiante de cette Entité

1 -Cas d’une Entité

Téléphone

Adresse

Code Client

( Nom , Prénom , Adresse , Téléphone )
DEPENDANCES FONCTIONNELLES

Code ClientNomN°Commande

2 -Cas d’une Association hiérarchique ( monovaluée )

Téléphone

Adresse

COMMANDE

N°Commande

Date Commande

Montant

CLIENT

Code Client

Nom

Adresse

PASSER

0 , N

1 , 1

Date Commande

Montant

N°Commande

Code Client

1

4

2

9

3

4

4

6

5

2

6

4

DF représentant l’assoc.

Une Association Hiérarchiqueest une association binaire (dimension = 2)

dont l’une des pattes possède une Cardinalité Maxi égale à 1 .

Ce type d’association est toujours orienté suivant le sens de la

dépendance fonctionnelle qui relie les identifiants de ses Entités .

Remarque: La dépendance fonctionnelle Code Client ---> N°Commande

n’existe pas car un Client peut passer plusieurs commandes

( exemple du Client N°4 )

Occurrences de «PASSER»
DEPENDANCES FONCTIONNELLES

( N°Acteur , N°Film )

3 -Cas d’une Association N-aire multivaluée non porteuse de propriétés

ACTEUR

N°Acteur

Nom

Prénom

FILM

N°Film

Titre

Date

Production

JOUER

1 , N0 , N

DF représentant l’assoc. ( sans but )

* Exemple 1: Association binaire non porteuse

-

N°Film

( Nom , Prénom )

N°Auteur

(Titre , Date Product. )

* Exemple 2: Association ternaire non porteuse

Employé

N°Employé

Nom

Prénom

Médecin

N°Médecin

Nom Médecin

Spécialité

VISITER

0 , N

0 , N

Calendrier

Date

0 , N

( N°Employé , N°Médecin , Date )

DF représentant l’assoc. (sans but)

-

N°Employé( Nom , Prénom )

N°Médecin

( Nom Médecin , Spéc. )

Une Association multivaluée

est une association dont toutes les

pattes possèdent une Cardinalité

Maxi égale à N ( N >= 2 ) .
DEPENDANCES FONCTIONNELLES

( N°Facture , Réf. Produit )

4 -Cas d’une Association N-aire multivaluée porteuse de propriétés

FACTURE

N°Facture

Date Facture

Montant

PRODUIT

Réf. Produit

Désignation

Prix Unitaire

COMPORTER

1 , N0 , N

DF représentant l’assoc.

* Exemple 1: Association binaire porteuse

* Exemple 2: Association ternaire porteuse

Route

N°Route

Type Route

Etat route

VILLE

N°Ville

Nom Ville

Nbre Habitants

0 , N

0 , N

1 , N

( N°Ville Départ , N°Ville Arrivée , N°Route )

DF représentant l’assoc.

Quantité Produit

Quantité Produitc

Distance

TRAJET

Distance

Ville départ

Ville arrivée
DEPENDANCES FONCTIONNELLES

N°Employé

5 -Cas d’une Association Hiérarchique Réflexive

EMPLOYE

N°Employé

Nom

Prénom

Date Embauche

1 , 1

DF représentant l’association

PERSONNE

N°CIN

Nom

Prénom

0 , N

0 , 2

( N°CIN Parent , N°CIN Enfant )

DF représentant l’assoc.

( Nom , Prénom , Date Emb. )

1 , N

6 -Cas d’une Association Multivaluée Réflexive

PARENTE

-

Enfant

Parent

Chef

Subalterne

A pour Chef

N°CIN

( Nom , Prénom )
Exemple :

FACTURE

N°Facture

Date Facture

Montant Facture

REGLEMENT

N°Règlement

Date Règlement

Montant Règlement

PAYER

1 , 10 , 1

N°Facture

Date

Facture

Montant

Facture

RG1 -Une facture fait l’objet d’un seul règlement

RG2 -Un règlement compense toujours une seule facture

RG3 -A un instant donné , certaines factures peuvent être impayées .

Règles de gestion:

N°Règlement

Date

Règlement

Montant

Règlement

DEPENDANCES FONCTIONNELLES

7 -Cas d’une Association de Cardinalités Maxi égales à 1

Ce type d’association est orienté

dans les 2 senspour indiquer

l’existence de 2 dépendances

fonctionnelles entre les identifiants

des entités de l’association .
1 , N

( 1,1 )

Exemple :

CHAMBRE

N°Chambre

Surface

ETAGE

N°Etage

Nbre de toilettes

HOTEL

N°Hotel

Adresse Hotel

1 , N

( 1,1 )

RESERVATION

N°Réservation

Date Réservation

Avance en DH

Réserver

Durée

1 , N

0 , N

Code Hotel + N°Etage + N°Chambre

N°Réservation

+ Code Hotel

Durée

RG1 -Une réservation est effectuée sur une ou plusieurs chambres

RG2 -Une réservation de client à l’hôtel précise le nombre de nuits relatif à chaque chambre ( durée )

RG3 -Une chambre est identifiée relativement à un étage et à un hôtel particuliers

Règles de gestion:

DEPENDANCES FONCTIONNELLES

8 -Cas des entités faibles

1 , N

1 , 1
Graphe de Dépendances Fonctionnelles

GDF= Représentation graphique de l’ensemble des DF unissant les

propriétés dans un domaine d’activité du système d’information . Ces

propriétés sont obtenues à partir du dictionnaire de données du domaine .

Exemple :GDF du domaine «Gestion commerciale » dans une entreprise

catégorie
Le Modèle Logique des Données ( MLD )

But :

Représentation de la structure logique des données du S.I sous une forme

adaptée à l’utilisation d’un Système de Gestion de Base de Données

( SGBD ) ou d’un Système de Gestion de Fichiers ( SGF ) .

Différents types de modèles logiques ( machinables ) sont exploités dans le marché des SGF et SGBD :

* Le Modèle Hiérarchique ( années 60 )

Il permet de gérer des données dans un ensemble de fichiers sous forme d’un ensemble d’arbres ou de

hiérarchies . Seuls les liens 1 à N entre enregistrements sont permis ( liens père-fils ) .

Les liens multivaluées ( N à N ) doivent être transformés sous forme de liens 1 à N .

La recherche d’enregistrements se fait en parcourant l’arbre général par une gestion de pointeurs :

du père vers le 1er fils , puis de celui-ci vers le 2ème ou du père vers le grand-père , etc...

Les utilisateurs ne peuvent accéder aux données que par l’intermédiaire de programmes de gestion

de fichiers ( SGF ) écrits spécifiquement pour eux ( Niveau de réutilisation faible ) .

Exemples de SGF : IMS ( IBM )

* Le Modèle Réseau ou CODASYL ( 1971 )

Son but est de lever certaines des contraintes du modèle hiérarchique . Il fonctionne selon le même

principe navigationnel , c’est à dire par pointeurs . Il permet de représenter les liens N à N entre

enregistrements par liaison d’un enregistrement à un ou plusieurs pères et / ou à un ou plusieurs fils.

Il est basé sur les notions de RECORD ( enregistrement ) et de SET ( lien entre 2 enregistrements ) .

Les premiers SGF et SGBD supportant ce modèle sont apparus en 1978 :

Exemples : IDS2 ( Bull ), DBMS ( DEC ), IDMS (Culliname ), ADABAS ( Software AG ), etc...
Le Modèle Logique des Données ( suite )

* Le Modèle Relationnel ( Codd -1970 )

C’est le modèle de plus répandu actuellement sur le marché des SGBD ( 85 % en 1995 ).

Il lève toutes les contraintes des modèles précédents ( hiérarchiques et réseau ).

Il a été crée par des mathématiciens . Il permet de gérer les données sous forme de tables

d’enregistrements . En reliant ces tables à l’aide d’un système de clés , il est possible de

rechercher des données dans une table ou de collectionner des données à partir de plusieurs tables

( requêtes ) satisfaisant un critère fixé .

Exemples de SGBDR ( SGBD Relationnels ) :

INGRES et INFORMIX ( sur UNIX et DEC/VMS )

ORACLE ( sur tous les systèmes )

DB400 ( sur IBM/AS400 )

DB2 et SQL/DS ( sur gros systèmes IBM )

MS-SQL Server ( sur Windows NT/Server )

MS-ACCESS et Borland PARADOX ( sur MS-DOS et Windows )

* Le Modèle Objet ( Années 1990 )

C’est le successeur potentiel du modèle relationnel . Il repose sur la théorie des objets .

Dans cette théorie , le système d’informations peut être représenté comme un ensemble d’objets

possédant des propriétés et des méthodes et communiquant entre eux par échange de messages .

Il s’appuie en amont sur des méthodes de conception de S.I orientées objet comme O.M.T

( Object Modeling Technique ) ou U.M.L ( Unified Modeling Language ) ou O.O.M ( Orientations

objet dans Merise ) , etc...Ce modèle est encore peu utilisé dans le marché commercial mais est appelé

à remplacer le modèle relationnel dans quelques années pour sa puissance et sa sémantique intuitive .

Exemples de S.G.B.D.O ( SGBD Objets ) :

O2 ( IBM )
Le Modèle Logique de Données Relationnel ( MLDR )

Ce modèle permet de constituer une base de donnéesau sens logique au moyen de tables

désignées aussi sous le terme de relations.

Les Concepts du MLDR

1 ) L’attribut: C’est le plus petit élément d’information enregistré dans une base de données .

Il possède un nom et prend des valeurs dans un domaine de valeurs bien déterminé .

Exemples :

AttributDomaine de valeurs

N°ClientEntier naturel

Adresse ClientAlphanumérique

Mode de paiement Liste alphabétique (Espèces,Chèque ,Traite)

2 ) La Relation: Une relation( appelée aussi table ) est un ensemble d’attributs significativement

associés ( dont l’association a un sens au niveau du S.I ) .

Représentation d’une relation :

R ( A1, A2 , A3, ........, An )Représentation en intention

ou Schéma de la relation

R

A1

A2

A3

.....

An

Représentation en extension

tuple 1

......... ........

........

.....

.........

( montrant les tuples de la relation )

tuple 2

valeur

valeur

valeur .....

Valeur

.......

........

........

........ .....

........R : Nom de la relation

tuple n ........

.........

........ .....

........ A1, A2 , ...., An : Attributs de la relation
Le Modèle Logique de Données Relationnel ( suite 1 )

Une relation est un sous-ensembledu produit cartésiendes domaines de valeursassociés à ses attributs.

Exemple: Soient 2 attributs dont les domaines de valeurs sont :

D1 = ( Ahmed , Brahim , Ali )

et

D2 = ( Mineur , Majeur )

D1 x D2

Nom

Statut R

NomStatut

AhmedMineur AhmedMineur

BrahimMineurBrahimMajeur

AliMineur AliMineur

AhmedMajeur AhmedMajeur

BrahimMajeur

Ali MajeurR est un exemple de relation incluse dans D1 x D2 .

( Toutes les relations qu’il est possible de créer à partir

Le produit cartésien D1 x D2représente la des attributs ‘Nom’ et ‘Statut‘ sont incluses dans D1 x D2 )

relation dont le nombre de tuples est le plus grand

3 ) Les clés d’une relation:

soient 3 relations comportant certains attributs communs :

R1 ( A1#, A2 , A3, ........, An )

R2 ( B1#, B2 , B3 , ........, Bn , A1# )

R3 ( A1# , B1#, C1, C2 , C3 , ....., Cn )

Les attributs suivants jouent un rôle particulier :

-A1#dans R1 et B1#dans R2 sont appelés clés primaires: Chacun de ces attributs a été choisi pour

identifier de manière discriminante

les tuples de sa relation .
Le Modèle Logique de Données Relationnel ( suite 2 )

-A2 est uneclé candidate pour R1à condition que A2 soit un attribut discriminant pour les tuples

de R1 comme c’est le cas de A1#.Une clé candidateest un

attribut ou un groupe d’attributs qui aurait pu servir de clé

primaire mais qui n’a pas été retenu .

-A1# dans R2 est uneclé étrangère : c’est un attribut défini sur un domaine primaire ( celui de R1 )

mais qui est présent dans une autre relation ( R2 ) dans le but

de créer un lien entre les relations R1 et R2 .

-A1# et B1# dans R3 représentent uneclé primaire composée :

C’est un groupe d’attributs définis chacun sur un domaine

primaire . Les occurrences de ce groupe ( couples de valeurs

de A1# et B1# ) sont utilisées pour identifier de manière

discriminante les tuples de la relation R3 .

-Remarques: * une clé primaire ( simple ou composée ) est toujours soulignée dans une relation .

* une clé étrangère (

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