Exercices de mathematiques sur les limites de fonctions exo7

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Limites de fonctions : Théorie et Calculs – Exercices Corrigés

Cet article propose une série d'exercices et leurs corrections détaillées pour maîtriser le calcul des limites de fonctions. Que vous soyez en phase d'apprentissage ou de révision, ces problèmes couvrent des concepts fondamentaux tels que les fonctions périodiques, croissantes et majorées, ainsi que diverses techniques de calcul de limites, incluant l'utilisation de l'expression conjuguée et des développements limités implicites. Chaque solution est accompagnée d'explications claires pour renforcer votre compréhension.

1. Théorie des Limites de Fonctions

Exercice 1

  1. Montrer que toute fonction périodique et non constante n'admet pas de limite en +infini.
  2. Montrer que toute fonction croissante et majorée admet une limite finie en +infini.

Exercice 2

  1. Démontrer que la limite quand x tend vers 0 de (racine carrée de (1+x) - racine carrée de (1-x)) / x est égale à 1.
  2. Soient m et n des entiers positifs. Étudier la limite quand x tend vers 0 de (racine carrée de (1+x^m) - racine carrée de (1-x^m)) / x^n.
  3. Démontrer que la limite quand x tend vers 0 de 1 / (x * (racine carrée de (1+x+x^2) - 1)) est égale à 1/2.

2. Calculs de Limites de Fonctions

Exercice 3

Calculer lorsqu'elles existent les limites suivantes :

  1. limite quand x tend vers 0 de (x^2 + 2|x|) / x
  2. limite quand x tend vers -infini de (x^2 + 2|x|) / x
  3. limite quand x tend vers 2 de (x^2 - 4) / (x^2 - 3x + 2)
  4. limite quand x tend vers pi de (sin^2(x)) / (1+cos(x))
  5. limite quand x tend vers 0 de (racine carrée de (1+x) - racine carrée de (1+x^2)) / x
  6. limite quand x tend vers +infini de (racine carrée de (x+5) - racine carrée de (x-3))
  7. limite quand x tend vers 0 de (racine cubique de (1+x^2) - 1) / x^2
  8. limite quand x tend vers 1 de (x-1) / (x^n-1)

Exercice 4

Calculer, lorsqu'elles existent, les limites suivantes :

  1. limite quand x tend vers alpha de (x^(n+1) - alpha^(n+1)) / (x^n - alpha^n)
  2. limite quand x tend vers 0 de (tan(x) - sin(x)) / (sin(x) * (cos(2x) - cos(x)))
  3. limite quand x tend vers +infini de (racine carrée de (x + racine carrée de (x + racine carrée de x)) - racine carrée de x)
  4. limite quand x tend vers alpha+ de (racine carrée de x - racine carrée de alpha - racine carrée de (x-alpha)) / (racine carrée de (x^2 - alpha^2)) (avec alpha strictement supérieur à 0)
  5. limite quand x tend vers 0 de x * E(1/x) (où E désigne la fonction partie entière)
  6. limite quand x tend vers 2 de (e^x - e^2) / (x^2 + x - 6)
  7. limite quand x tend vers +infini de x^4 / (1 + x^alpha * sin^2(x)), en fonction de alpha appartenant à R.

Exercice 5

Calculer :

  1. limite quand x tend vers 0 de x^(2+sin(1/x))
  2. limite quand x tend vers +infini de (ln(1+e^(-x)))^(1/x)
  3. limite quand x tend vers 0+ de x^(1/ln(e^x-1))

Exercice 6

Trouver pour (a,b) appartenant à (R+*)^2 : limite quand x tend vers 0+ de ((a^x + b^x) / 2)^(1/x).

Exercice 7

Déterminer les limites suivantes, en justifiant vos calculs.

  1. limite quand x tend vers 0+ de (x+2) / x^2 * lnx
  2. limite quand x tend vers 0+ de 2x * ln(x+racine carrée de x)
  3. limite quand x tend vers +infini de (x^3 - 2x^2 + 3) / (x * lnx)
  4. limite quand x tend vers +infini de (e^(racine carrée de x + 1)) / (x+2)
  5. limite quand x tend vers 0+ de ln(3x+1) / (2x)
  6. limite quand x tend vers 0+ de (x^x - 1) / ln(x+1)
  7. limite quand x tend vers -infini de 2^(x+1)
  8. limite quand x tend vers (-1)+ de (x^2 - 1) * ln((x^3 + 4) / (1-x^2))
  9. limite quand x tend vers 2+ de (x-2)^2 * ln(x^3 - 8)
  10. limite quand x tend vers 0+ de x * (x^x - 1) / ln(x+1)
  11. limite quand x tend vers +infini de (x lnx - x ln(x+2))
  12. limite quand x tend vers +infini de (e^x - e^(x^2)) / (x^2 - x)
  13. limite quand x tend vers 0+ de (1+x)^(lnx)
  14. limite quand x tend vers +infini de ((x+1) / (x-3))^x
  15. limite quand x tend vers +infini de ((x+1) / x)^(x+1)
  16. limite quand x tend vers +infini de ((x^3+5) / (x^2+2))^(e^x)
  17. limite quand x tend vers +infini de ((e^x+1) / (x+2))^(x^2+1)
  18. limite quand x tend vers 0+ de (ln(1+x))^(1/lnx)
  19. limite quand x tend vers +infini de (x^(x-1)) / (x^x)
  20. limite quand x tend vers +infini de ((x+1)^x) / (x^(x+1))

Indications

Indication pour l'exercice 1

  1. Raisonner par l'absurde.
  2. Montrer que la limite est la borne supérieure de l'ensemble des valeurs atteintes f(R).

Indication pour l'exercice 2

Utiliser l'expression conjuguée.

Indication pour l'exercice 3

Réponses :

  1. La limite à droite vaut +2, la limite à gauche -2 donc il n'y a pas de limite.
  2. -infini
  3. 4
  4. 2
  5. 1/2
  6. 0
  7. 1/3 en utilisant par exemple que a^3 - 1 = (a-1)(1+a+a^2) pour a = racine cubique de (1+x^2).
  8. 1/n

Indication pour l'exercice 4

  1. Calculer d'abord la limite de f(x) = (x^k - alpha^k) / (x-alpha).
  2. Utiliser cos(2x) = 2cos^2(x) - 1 et faire un changement de variable u = cos(x).
  3. Utiliser l'expression conjuguée.
  4. Diviser numérateur et dénominateur par racine carrée de (x-alpha) puis utiliser l'expression conjuguée.
  5. On a toujours y-1 inférieur à E(y) inférieur ou égal à y, poser y = 1/x.
  6. Diviser numérateur et dénominateur par x-2.
  7. Pour alpha supérieur ou égal à 4 il n'y a pas de limite, pour alpha inférieur à 4 la limite est +infini.

Indication pour l'exercice 5

Réponses : 0, 1/e, e.

  1. Borner sin(1/x).
  2. Utiliser que ln(1+t) = t * mu(t), pour une certaine fonction mu qui vérifie mu(t) tend vers 1 lorsque t tend vers 0.
  3. Utiliser que e^t - 1 = t * mu(t), pour une certaine fonction mu qui vérifie mu(t) tend vers 1 lorsque t tend vers 0.

Indication pour l'exercice 6

Réponse : racine carrée de (ab).

Correction des Exercices

Correction de l'exercice 1

  1. Soit p strictement supérieur à 0 la période : pour tout x appartenant à R, f(x+p) = f(x). Par une récurrence facile on montre : Pour tout n appartenant à N, Pour tout x appartenant à R, f(x+np) = f(x). Comme f n'est pas constante il existe a,b appartenant à R tels que f(a) différent de f(b). Notons x_n = a + np et y_n = b + np. Supposons, par l'absurde, que f a une limite L en +infini. Comme x_n tend vers +infini alors f(x_n) tend vers L. Mais f(x_n) = f(a+np) = f(a), donc L = f(a). De même avec la suite (y_n) : y_n tend vers +infini donc f(y_n) tend vers L et f(y_n) = f(b + np) = f(b), donc L = f(b). Comme f(a) différent de f(b) nous obtenons une contradiction.
  2. Soit f : R vers R une fonction croissante et majorée par M appartenant à R. Notons F = f(R) = { f(x) | x appartenant à R}. F est un ensemble (non vide) de R, notons L = sup F. Comme M appartenant à R est un majorant de F, alors L est inférieur à +infini. Soit epsilon strictement supérieur à 0, par les propriétés du sup il existe y_0 appartenant à F tel que L - epsilon inférieur ou égal à y_0 inférieur ou égal à L. Comme y_0 appartenant à F, il existe x_0 appartenant à R tel que f(x_0) = y_0. Comme f est croissante alors : Pour tout x supérieur ou égal à x_0, f(x) supérieur ou égal à f(x_0) = y_0 supérieur ou égal à L - epsilon. De plus par la définition de L : Pour tout x appartenant à R, f(x) inférieur ou égal à L. Les deux propriétés précédentes s'écrivent : Pour tout x supérieur ou égal à x_0, L - epsilon inférieur ou égal à f(x) inférieur ou égal à L. Ce qui exprime bien que la limite de f en +infini est L.

Correction de l'exercice 2

Généralement pour calculer des limites faisant intervenir des sommes de racines carrées, il est utile de faire intervenir l'expression conjuguée : racine carrée de a - racine carrée de b = ((racine carrée de a - racine carrée de b) * (racine carrée de a + racine carrée de b)) / (racine carrée de a + racine carrée de b) = (a-b) / (racine carrée de a + racine carrée de b). Les racines au numérateur ont "disparu" en utilisant l'identité (x-y)(x+y) = x^2 - y^2.

Appliquons ceci sur un exemple :

f(x) = (racine carrée de (1+x^m) - racine carrée de (1-x^m)) / x^n

Et nous avons :

= ((racine carrée de (1+x^m) - racine carrée de (1-x^m)) * (racine carrée de (1+x^m) + racine carrée de (1-x^m))) / (x^n * (racine carrée de (1+x^m) + racine carrée de (1-x^m)))

= (1+x^m - (1-x^m)) / (x^n * (racine carrée de (1+x^m) + racine carrée de (1-x^m)))

= (2x^m) / (x^n * (racine carrée de (1+x^m) + racine carrée de (1-x^m)))

= (2x^(m-n)) / (racine carrée de (1+x^m) + racine carrée de (1-x^m))

La limite quand x tend vers 0 de (racine carrée de (1+x^m) + racine carrée de (1-x^m)) est 2.

Donc l'étude de la limite de f en 0 est la même que celle de la fonction x -> x^(m-n). Distinguons plusieurs cas pour la limite de f en 0.

  • Si m > n alors x^(m-n), et donc f(x), tendent vers 0.
  • Si m = n alors x^(m-n) et f(x) tendent vers 1.
  • Si m < n alors x^(m-n) = 1 / x^(n-m) = 1 / x^k avec k = n - m un exposant positif. Si k est pair alors les limites à droite et à gauche de 1/x^k sont +infini. Pour k impair la limite à droite vaut +infini et la limite à gauche vaut -infini. Conclusion pour k = n-m strictement supérieur à 0 pair, la limite de f en 0 vaut +infini et pour k = n-m strictement supérieur à 0 impair f n'a pas de limite en 0 car les limites à droite et à gauche ne sont pas égales.

Correction de l'exercice 3

  1. (x^2 + 2|x|) / x = x + 2|x|/x. Si x est strictement supérieur à 0 cette expression vaut x + 2 donc la limite à droite en x = 0 est +2. Si x est strictement inférieur à 0 l'expression vaut x - 2 = -2 donc la limite à gauche en x = 0 est -2. Les limites à droite et à gauche sont différentes donc il n'y a pas de limite en x = 0.
  2. (x^2 + 2|x|) / x = x + 2|x|/x = x-2 pour x strictement inférieur à 0. Donc la limite quand x tend vers -infini est -infini.
  3. (x^2 - 4) / (x^2 - 3x + 2) = ((x-2)(x+2)) / ((x-2)(x-1)) = (x+2) / (x-1), lorsque x tend vers 2 cette expression tend vers 4.
  4. (sin^2(x)) / (1+cos(x)) = (1-cos^2(x)) / (1+cos(x)) = ((1-cos(x))(1+cos(x))) / (1+cos(x)) = 1-cos(x). Lorsque x tend vers pi la limite est donc 2.
  5. (racine carrée de (1+x) - racine carrée de (1+x^2)) / x = ((racine carrée de (1+x) - racine carrée de (1+x^2)) * (racine carrée de (1+x) + racine carrée de (1+x^2))) / (x * (racine carrée de (1+x) + racine carrée de (1+x^2))) = (1+x - (1+x^2)) / (x * (racine carrée de (1+x) + racine carrée de (1+x^2))) = (x-x^2) / (x * (racine carrée de (1+x) + racine carrée de (1+x^2))) = (1-x) / (racine carrée de (1+x) + racine carrée de (1+x^2)). Lorsque x tend vers 0 la limite vaut 1/2.
  6. racine carrée de (x+5) - racine carrée de (x-3) = ((racine carrée de (x+5) - racine carrée de (x-3)) * (racine carrée de (x+5) + racine carrée de (x-3))) / (racine carrée de (x+5) + racine carrée de (x-3)) = (x+5 - (x-3)) / (racine carrée de (x+5) + racine carrée de (x-3)) = 8 / (racine carrée de (x+5) + racine carrée de (x-3)). Lorsque x tend vers +infini, la limite vaut 0.
  7. Nous avons l'égalité a^3 - 1 = (a-1)(1+a+a^2). Pour a = racine cubique de (1+x^2) cela donne : (racine cubique de (1+x^2) - 1) / x^2 = (a-1) / (a^3 - 1) * (1+a+a^2) = 1 / (1+a+a^2). Lorsque x tend vers 0, alors a tend vers 1 et la limite cherchée est 1/3. Autre méthode : si l'on sait que la limite d'un taux d'accroissement correspond à la dérivée nous avons une méthode moins astucieuse. Rappel (ou anticipation sur un prochain chapitre) : pour une fonction f dérivable en a alors limite quand x tend vers a de (f(x)-f(a)) / (x-a) = f'(a). Pour la fonction f(u) = racine cubique de (1+u) = (1+u)^(1/3) ayant f'(u) = (1/3)(1+u)^(-2/3) cela donne en u = 0 (en posant u = x^2) : limite quand x tend vers 0 de (racine cubique de (1+x^2) - 1) / x^2 = f'(0) = 1/3.
  8. limite quand x tend vers 1 de (x-1) / (x^n-1). On sait que (x^n-1) / (x-1) = 1+x+x^2+...+x^(n-1). Donc si x tend vers 1, la limite de (x^n-1) / (x-1) est n. Donc la limite de (x-1) / (x^n-1) en 1 est 1/n. La méthode avec le taux d'accroissement fonctionne aussi très bien ici. Soit f(x) = x^n, f'(x) = n*x^(n-1) et a = 1. Alors (f(x)-f(1)) / (x-1) tend vers f'(1) = n.

Correction de l'exercice 4

  1. Montrons d'abord que la limite de f(x) = (x^k - alpha^k) / (x-alpha) en alpha est k*alpha^(k-1), k étant un entier fixé. Un calcul montre que f(x) = x^(k-1) + alpha*x^(k-2) + alpha^2*x^(k-3) + ... + alpha^(k-1); en effet (x^(k-1) + alpha*x^(k-2) + ... + alpha^(k-1))(x - alpha) = x^k - alpha^k. Donc la limite en x = alpha est k*alpha^(k-1). Une autre méthode consiste à dire que f(x) est le taux d'accroissement de la fonction x^k, et donc la limite de f en alpha est exactement la valeur de la dérivée de x^k en alpha, soit k*alpha^(k-1). Ayant fait ceci revenons à la limite de l'exercice : comme (x^(n+1) - alpha^(n+1)) / (x^n - alpha^n) = ((x^(n+1) - alpha^(n+1)) / (x-alpha)) * ((x-alpha) / (x^n - alpha^n)). Le premier terme du produit tend vers (n + 1)alpha^n et le second terme, étant l'inverse d'un taux d'accroissement, tend vers 1/(n*alpha^(n-1)). Donc la limite cherchée est ((n+1)alpha^n) / (n*alpha^(n-1)) = (n+1)/n * alpha.
  2. La fonction f(x) = (tan(x) - sin(x)) / (sin(x) * (cos(2x) - cos(x))) s'écrit aussi f(x) = (sin(x)/cos(x) - sin(x)) / (sin(x) * (cos(2x) - cos(x))) = ((1/cos(x)) - 1) / (cos(2x) - cos(x)) = (1-cos(x)) / (cos(x) * (cos(2x) - cos(x))). Or cos(2x) = 2cos^2(x) - 1. Posons u = cos(x), alors f(x) = (1-u) / (u * (2u^2 - u - 1)). Factorisons le dénominateur : 2u^2 - u - 1 = (u-1)(2u+1). Donc f(x) = (1-u) / (u * (u-1)(2u+1)) = -1 / (u * (2u+1)). Lorsque x tend vers 0, u = cos(x) tend vers 1, et donc f(x) tend vers -1/3.
  3. Pour calculer la limite de (racine carrée de (x + racine carrée de (x + racine carrée de x)) - racine carrée de x) quand x tend vers +infini, utilisons l'expression conjuguée :

    = ((racine carrée de (x + racine carrée de (x + racine carrée de x)) - racine carrée de x) * (racine carrée de (x + racine carrée de (x + racine carrée de x)) + racine carrée de x)) / (racine carrée de (x + racine carrée de (x + racine carrée de x)) + racine carrée de x)

    = (x + racine carrée de (x + racine carrée de x) - x) / (racine carrée de (x + racine carrée de (x + racine carrée de x)) + racine carrée de x)

    = (racine carrée de (x + racine carrée de x)) / (racine carrée de (x + racine carrée de (x + racine carrée de x)) + racine carrée de x)

    Divisons le numérateur et le dénominateur par racine carrée de x :

    = racine carrée de (1 + racine carrée de x / x) / (racine carrée de (1 + racine carrée de (x + racine carrée de x) / x) + 1)

    = racine carrée de (1 + 1 / racine carrée de x) / (racine carrée de (1 + racine carrée de (1/x + 1/x^(3/2))) + 1)

    Quand x tend vers +infini, 1/racine carrée de x tend vers 0, 1/x tend vers 0, et 1/x^(3/2) tend vers 0.

    La limite recherchée est donc racine carrée de (1+0) / (racine carrée de (1+0) + 1) = 1 / (1+1) = 1/2.

  4. La fonction s'écrit f(x) = (racine carrée de x - racine carrée de alpha - racine carrée de (x-alpha)) / (racine carrée de (x^2 - alpha^2)). On peut réécrire le dénominateur comme racine carrée de ((x-alpha)(x+alpha)) = racine carrée de (x-alpha) * racine carrée de (x+alpha).

    Donc f(x) = (racine carrée de x - racine carrée de alpha) / (racine carrée de (x-alpha) * racine carrée de (x+alpha)) - 1 / racine carrée de (x+alpha).

    Notons g(x) = (racine carrée de x - racine carrée de alpha) / racine carrée de (x-alpha). À l'aide de l'expression conjuguée :

    g(x) = (x-alpha) / (racine carrée de (x-alpha) * (racine carrée de x + racine carrée de alpha)) = racine carrée de (x-alpha) / (racine carrée de x + racine carrée de alpha).

    Donc g(x) tend vers 0 quand x tend vers alpha+ (0 / (2 * racine carrée de alpha) = 0).

    Et maintenant f(x) = g(x) / racine carrée de (x+alpha) - 1 / racine carrée de (x+alpha). Quand x tend vers alpha+, le premier terme tend vers 0 et le second tend vers -1 / racine carrée de (alpha+alpha) = -1 / racine carrée de (2alpha).

  5. Pour tout réel y nous avons la double inégalité y-1 inférieur à E(y) inférieur ou égal à y. Donc pour y strictement supérieur à 0, (y-1)/y est inférieur à E(y)/y inférieur ou égal à y/y = 1. Quand y tend vers +infini, (y-1)/y tend vers 1. Par le théorème des gendarmes, on en déduit que quand y tend vers +infini, E(y)/y tend vers 1. On obtient le même résultat quand y tend vers -infini. En posant y = 1/x, et en faisant tendre x vers 0 (que ce soit 0+ ou 0-), alors xE(1/x) = E(y)/y tend vers 1.
  6. limite quand x tend vers 2 de (e^x - e^2) / (x^2 + x - 6). Le dénominateur se factorise en x^2 + x - 6 = (x-2)(x+3). L'expression devient (e^x - e^2) / ((x-2)(x+3)) = ((e^x - e^2) / (x-2)) * (1 / (x+3)). La limite de (e^x - e^2) / (x-2) en 2 est la dérivée de la fonction x -> e^x en la valeur x = 2, soit e^2. La limite de 1 / (x+3) en 2 est 1/(2+3) = 1/5. La limite voulue est donc e^2 / 5.
  7. Soit f(x) = x^4 / (1 + x^alpha * sin^2(x)). Supposons alpha supérieur ou égal à 4. Alors f n'a pas de limite en +infini. En effet, pour u_k = 2k*pi, f(u_k) = (2k*pi)^4 / (1 + (2k*pi)^alpha * sin^2(2k*pi)) = (2k*pi)^4 / (1 + 0) = (2k*pi)^4, qui tend vers +infini lorsque k tend vers +infini. Cependant pour v_k = 2k*pi + pi/2, f(v_k) = v_k^4 / (1 + v_k^alpha * sin^2(v_k)) = v_k^4 / (1 + v_k^alpha * 1). Si alpha = 4, f(v_k) = v_k^4 / (1 + v_k^4) tend vers 1. Si alpha strictement supérieur à 4, f(v_k) = v_k^4 / (1 + v_k^alpha) = 1 / (1/v_k^4 + v_k^(alpha-4)) tend vers 0. Ceci prouve que f(x) n'a pas de limite lorsque x tend vers +infini. Reste le cas alpha strictement inférieur à 4. On peut réécrire f(x) = x^(4-alpha) / (1/x^alpha + sin^2(x)). Quand x tend vers +infini, le numérateur x^(4-alpha) tend vers +infini car 4-alpha est strictement supérieur à 0. Le dénominateur (1/x^alpha + sin^2(x)) tend vers 0 (par valeurs positives) lorsque sin^2(x) tend vers 0 (par exemple pour x = 2k*pi) et vers 1 lorsque sin^2(x) tend vers 1. Dans tous les cas, le dénominateur est toujours positif et borné, et peut s'approcher de 0. La limite est donc de type +infini / (valeur positive) et vaut +infini.

Correction de l'exercice 5

  1. Considérons la limite quand x tend vers 0 de x^(2+sin(1/x)).

    Comme -1 inférieur ou égal à sin(1/x) inférieur ou égal à 1, alors 1 inférieur ou égal à 2+sin(1/x) inférieur ou égal à 3.

    Pour x strictement supérieur à 0, nous avons x^3 inférieur ou égal à x^(2+sin(1/x)) inférieur ou égal à x^1.

    Puisque limite quand x tend vers 0+ de x^3 = 0 et limite quand x tend vers 0+ de x = 0, par le théorème des gendarmes, limite quand x tend vers 0+ de x^(2+sin(1/x)) = 0. Un raisonnement similaire pour x strictement inférieur à 0 (mais la fonction n'est pas définie pour x<0 si l'exposant n'est pas entier) s'applique si la fonction est définie. Mais le problème demande la limite en 0. Si c'est 0+, la limite est 0.

  2. Considérons la limite quand x tend vers +infini de (ln(1+e^(-x)))^(1/x).

    C'est une forme indéterminée de type 0^0 ou 1^0 ou 0^(inf). Réécrivons l'expression comme exp( (1/x) * ln(ln(1+e^(-x))) ).

    On utilise l'équivalent ln(1+t) ~ t quand t tend vers 0. Ici, quand x tend vers +infini, e^(-x) tend vers 0. Donc ln(1+e^(-x)) ~ e^(-x).

    L'expression devient environ exp( (1/x) * ln(e^(-x)) ) = exp( (1/x) * (-x) ) = exp(-1) = 1/e.

    Pour être plus rigoureux, on utilise que ln(1+t) = t * mu(t), où mu(t) tend vers 1 quand t tend vers 0. Donc ln(1+e^(-x)) = e^(-x) * mu(e^(-x)).

    L'exposant est (1/x) * ln(e^(-x) * mu(e^(-x))) = (1/x) * (ln(e^(-x)) + ln(mu(e^(-x)))) = (1/x) * (-x + ln(mu(e^(-x)))) = -1 + ln(mu(e^(-x))) / x.

    Quand x tend vers +infini, e^(-x) tend vers 0, donc mu(e^(-x)) tend vers 1, et ln(mu(e^(-x))) tend vers ln(1) = 0. Ainsi, ln(mu(e^(-x))) / x tend vers 0. L'exposant tend vers -1.

    La limite est donc exp(-1) = 1/e.

  3. Considérons la limite quand x tend vers 0+ de x^(1/ln(e^x-1)).

    C'est une forme indéterminée de type 0^0. Réécrivons l'expression comme exp( (1/ln(e^x-1)) * ln(x) ).

    On utilise l'équivalent e^x-1 ~ x quand x tend vers 0. Donc ln(e^x-1) ~ ln(x).

    L'expression devient environ exp( (1/ln(x)) * ln(x) ) = exp(1) = e.

    Pour être plus rigoureux, on utilise que e^x-1 = x * mu(x), où mu(x) tend vers 1 quand x tend vers 0. Donc ln(e^x-1) = ln(x * mu(x)) = ln(x) + ln(mu(x)).

    L'exposant est ln(x) / (ln(x) + ln(mu(x))) = ln(x) / (ln(x) * (1 + ln(mu(x))/ln(x))) = 1 / (1 + ln(mu(x))/ln(x)).

    Quand x tend vers 0+, mu(x) tend vers 1, donc ln(mu(x)) tend vers ln(1) = 0. Et ln(x) tend vers -infini. Ainsi, ln(mu(x))/ln(x) tend vers 0. L'exposant tend vers 1.

    La limite est donc exp(1) = e.

Correction de l'exercice 6

Soit f(x) = ((a^x + b^x) / 2)^(1/x). Quand x tend vers 0, a^x tend vers 1 et b^x tend vers 1, donc (a^x+b^x)/2 tend vers 1. Nous sommes face à une forme indéterminée du type 1^(infini). On utilise la forme exponentielle : f(x) = exp( (1/x) * ln((a^x+b^x)/2) ).

Nous savons que limite quand t tend vers 0 de ln(1+t)/t = 1. Autrement dit il existe une fonction mu telle que ln(1+t) = t * mu(t) avec mu(t) tend vers 1 lorsque t tend vers 0.

Appliquons cela à g(x) = ln((a^x+b^x)/2). On pose t = (a^x+b^x)/2 - 1. Quand x tend vers 0, t tend vers 0. Donc g(x) = ((a^x+b^x)/2 - 1) * mu(t), où mu(t) tend vers 1.

Nous savons aussi que limite quand t tend vers 0 de (e^t-1)/t = 1. Autrement dit il existe une fonction nu telle que e^t - 1 = t * nu(t) avec nu(t) tend vers 1 lorsque t tend vers 0.

((a^x+b^x)/2 - 1) = (a^x-1 + b^x-1) / 2 = ( (x lna * nu(x lna)) + (x lnb * nu(x lnb)) ) / 2 = (x/2) * (lna * nu(x lna) + lnb * nu(x lnb)).

Reste à rassembler tous les éléments du puzzle :

L'exposant est (1/x) * g(x) = (1/x) * ((x/2) * (lna * nu(x lna) + lnb * nu(x lnb))) * mu(t).

= (1/2) * (lna * nu(x lna) + lnb * nu(x lnb)) * mu(t).

Or mu(t) tend vers 1, nu(x lna) tend vers 1, nu(x lnb) tend vers 1 lorsque x tend vers 0.

Donc l'exposant tend vers (1/2) * (lna + lnb) = (1/2) * ln(ab) = ln(racine carrée de (ab)).

La limite de f(x) est exp(ln(racine carrée de (ab))) = racine carrée de (ab).

Correction de l'exercice 7

  1. -infini
  2. 0
  3. +infini
  4. +infini
  5. 3/2
  6. 0
  7. 0
  8. 0
  9. 0
  10. 0
  11. -2
  12. -infini
  13. 1
  14. e^4
  15. e
  16. +infini
  17. +infini
  18. e
  19. 0
  20. 0

Foire Aux Questions (FAQ)

Qu'est-ce qu'une forme indéterminée en calcul de limites ?

Une forme indéterminée survient lorsque le simple remplacement de la variable par sa valeur limite dans une expression conduit à une expression dont la valeur ne peut être déterminée directement, comme 0/0, infini/infini, 0 * infini, infini - infini, 1^infini, 0^0 ou infini^0. Ces formes nécessitent des techniques de simplification algébrique, des équivalents ou des règles comme celle de L'Hôpital pour être résolues.

Pourquoi l'expression conjuguée est-elle utile pour calculer certaines limites ?

L'expression conjuguée est particulièrement utile lorsqu'on travaille avec des différences ou sommes de racines carrées qui mènent à une forme indéterminée (souvent du type 0/0 ou infini - infini). En multipliant le numérateur et le dénominateur par l'expression conjuguée, on utilise l'identité remarquable (a-b)(a+b) = a^2 - b^2, ce qui permet de "rationaliser" l'expression en éliminant les racines au numérateur et en simplifiant l'expression pour lever l'indétermination.

Comment aborder un problème de limite avec des fonctions trigonométriques ?

Pour les limites impliquant des fonctions trigonométriques, plusieurs stratégies peuvent être employées. Les équivalents usuels (comme sin(x) ~ x, tan(x) ~ x et 1-cos(x) ~ x^2/2 quand x tend vers 0) sont très efficaces. On peut aussi utiliser les identités trigonométriques pour simplifier l'expression, ou des changements de variable. Si une forme indéterminée persiste, la règle de L'Hôpital peut être appliquée après avoir vérifié ses conditions.

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