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Mécanique des Fluides : Épreuve de mécanique avec 7 exercices.pdf

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BANQUE D’ÉPREUVES DUT-BTS

— SESSION 2009 —

ÉPREUVE DE MÉCANIQUE

CODE ÉPREUVE : BE-MÉCA

CALCULATRICE INTERDITE

DURÉE : 2H30

Exercice 1

On se propose dans cet exercice d’étudier le montage de roulements présenté sur laFigure 1.

L’arbre guidé en rotation supporte la roue dentée d’un engrenage à denture hélicoïdale présentant un

angle d’hélice de 20 degrés.

Figure 1 – Montage de roulements

(A) L’angle d’hélice de l’engrenage à denture hélicoïdale est toujoursstrictementégal à 20 de-

grés pour des raisons cinématiques.

(B) Compte tenu de l’angle d’hélice de 20 degrés, les effortsaxiaux induits par l’engrènement

sont négligeables face aux efforts radiaux et tangentiels pour effectuer le calcul de durée de

vie des roulements.

(C) De manière générale, pour un montage avec un effort en porte-à-faux comme celui présenté

sur laFigure 1, un montage « en O » est plus rigide qu’un montage « en X ».

(D) Si les efforts axiaux exercés par la roue dentée sur l’arbre sont toujours dirigés vers la gauche,

alors le circlips réalisant l’arrêt axial sur la bague extérieure du roulement de droite est inutile.

(E) La schématisation présentée à laFigure 2est une modélisation correcte du montage de rou-

lements de laFigure 1.x llR 12ABX CD Fx Yz Figure 2 – Schématisation du montage de roulements

Exercice 2

Indépendammentde l’exercice précédent, on s’intéresse à la flexion de l’arbre présenté sur la

Figure 2. On suppose que l’arbre possède une section creuse représentée sur laFigure 3, paramétrée

par les rayons intérieurRi et extérieurRe . On note~ F l’effort exercé par le milieu extérieur sur la roue

dentée, avec :~ F=Fa ~X+F r~ Y

(sur laFigure 2,Fa etFr sont négatifs).Y zx Re Ri Figure 3 – Section de l’arbre creux

(A) L’inertie de la section de l’arbre par rapport à l’axe(C,~ X)est donnée par :I= π2 (R4 e−R 4i )

(B) Les actions transmissibles par la liaison en A peuvent être représentées par le torseur suivant : TA =   −F a~ X+ (Fr l2 l1 −Fa Rl 1) ~Y ~0   A (C) En A, on a choisi d’utiliser un roulement rigide à billes permettant un certain rotulage. Il

n’existe pas de roulement présentant un rotulage supérieurà celui d’un roulement rigide àbilles. (D) Si l’effort~ F augmente,l’unique objectifd’une augmentation du diamètre de l’arbre est de

pouvoir utiliser des roulements de taille plus importante,pouvant ainsi supporter des charges

statiques et dynamiques supérieures.

(E) Les efforts intérieurs à l’arbre (ou efforts de cohésion) au point X, situé à la distancexde A

(avec 0<x<l1 ), sont représentables par le torseur suivant : Tint =     F a~ X+ (Fa Rl 1−F rl 2l 1) ~Y x(Fr l2 l1 −Fa Rl 1) ~Z     X Exercice 3

Le système considéré est un dispositif de freinage schématisé sur laFigure 4. Un système hydrau-

lique exerce un effortFsur la garniture, ce qui se traduit par une pressionp,supposée uniforme, entre

la garniture et le tambour. Le ressort symbolise un élément élastique dont la fonction est d’exercer un

rappel de la garniture. On noterle rayon du tambour,esa largeur dans la direction perpendiculaire à

la figure etαle demi-angle qui permet de paramétrer la dimension de la garniture. Enfin, on notefle

coefficient de frottement entre la garniture et le tambour.x Yz pression ptambour Fα θ-α r

garniture

Figure 4 – Système de freinage

(A) Le ressort symbolisé est réalisé par un empilement de rondelles de type « belleville » (voir

Figure 5). L’empilement utilisé est un empilement en série, dit aussi « en colonne ». Ce type

d’empilement est plus rigide que l’empilement en parallèle, dit aussi « en paquet ».

(B) Si l’on néglige l’effort du ressort sur la garniture, la pressionpexercée par la garniture sur le

tambour est relié à l’effort hydrauliqueFpar la relation :p= F

2e rsinα

(C) Si l’on néglige l’effort du ressort sur la garniture et qu’on considèreαpetit, la relation entre

le couple de freinageCf et l’effort hydrauliqueFpeut se mettre sous la forme approchée

suivante :C f

≃r f F

(D) Le couple de matériaux utilisés pour les garnitures de freins classiques en automobile permet

un coefficient de frottement de l’ordre de 0,8.

(E) Il est impossible, pour des raisons physiques, de trouver des couples de matériaux possédant

un coefficient de frottement supérieur à 1.

Figure 5 – Empilement de rondelles « belleville » : en série (àgauche) et en parallèle (à droite)

Exercice 4

Le système schématisé sur laFigure 6est inspiré d’un sous-ensemble de bras de robot manipula-

teur. Le mouvement est commandé par un vérin symbolisé par laliaison glissière d’axe A’C’.A Fx Yz A'D BC C'E Figure 6 – Sous-système de robot manipulateur

(A) Le systèmeétudié dans le planest un système isostatique.

(B) Le systèmeétudié dans l’espaceest un système hyperstatique d’ordre 5.

(C) En supprimant la barre CD, on obtient un système isostatiqueà la foisdans le plan et dans

l’espace.A Fx Yz DB CE LL XY l/2l/2 le dθ α

Figure 7 – Version simplifiée du système

Dans la suite, on utilisera le schéma de laFigure 7, qui est une version simplifiée du système,

dans laquelle les points A et A’ d’une part, et C et C’ d’autre part, sont confondus.

(D) La loi entrée/sortie du système reliant la longueurede la barre AC à la hauteurYdu point B

(voir laFigure 7), s’écrit :Y= e2 −L2 −l2 2l

(E) La vitesse du centre de liaison B par rapport au bâti, notéR0 , est égale à :~ V(B/R0 ) =

e ̇el ~Y Exercice 5

On cherche à caractériser les mouvements du système présentéavec son paramétragesur la

Figure 8. La liaison entre la pièce1et le bâti0est une liaison hélicoïdale d’axe(O1 ,~ Z0 ) = (O1 ,~ Z1 ),

dont le pas est notépet les paramètres de translation et de rotation sont notésy=−−−→ O1 O2 ~ Z0 et

α= (~ X0 ,~ X1 ). La liaison entre1et2est une pivot d’axe(O2 ,~ X1 ) = (O2 ,~ X2 )paramétrée par l’angle

β= (~ Z1 ,~ Z2 ). La liaison entre2et3est une pivot d’axe(O3 ,~ Y2 ) = (O3 ,~ Y3 )paramétrée par l’angle

θ= (~ X2 ,~ X3 ). On pose−−−→ O2 O3 =l2 ~Y 2et −−−→O 3O 4=l 3~ X3 .x zY 00 0x 1Y 1z 1x 1Y 1Y 2z 2x 3Y 2z 2z 3x 2O αβ θy pas p3 21 01 O2 O3 O4 Figure 8 – Paramétrage d’un système robotisé

(A) Le mouvement du solide3par rapport au bâti0peut être représenté par le torseur cinématique

suivant : V(3/0) =  

 ̇α ~Z 1

+ ̇β ~X 2

+ ̇θ ~Y 3p 2π ̇α ~Z 1   O2 Dans la suite, on néglige la masse et l’inertie des ensembles1et3. La forme de l’ensemble2

est schématisée sur laFigure 9. La matrice d’inertie au pointO2 de cet ensemble est notée :I(O 2

,2) = A−F−E −FB−D−E−DC  (~ X2 ,~ Y2 ,~ Z2 )

Le pointO2 est situé à la distanceade la face gauche, à la distanced2 /2 de la face avant et à

la distanced3 /2 de la face inférieure.

(B) La matrice d’inertie, exprimée enO2 ,en tenant compte du perçage, est diagonale dans labase( ~X 2, ~Y 2, ~Z 2). Dans la suite, onnéglige le perçage et la distancea. On suppose de plus que la distanced1 est très grande devantd2 etd3 .mdésigne la masse de la pièce.

(C) On peut alors en conclure que le termeAde la matrice d’inertie est très grand devant les

termesBetC.

(D) Le torseur cinétique de la pièce2dans son mouvement par rapport à0peut s’écrire au pointO 2: C(2/0) =  m ~Z 1

A ̇β ~X 2

+C ̇α ~Z 2  O2 (E) L’énergie cinétique du solide2dans son mouvement par rapport à0s’écrit, quel que soit le

point où on la calcule :

T(2/0) =1 2

m ̇y2 +1 2

A ̇β 2+ 12 B ̇α 2sin 2β+ 12 C ̇α 2cos 2β xz Yd 1d 2d 3O 22 2a 2

Figure 9 – Forme schématique de l’ensemble2

Exercice 6

(A) Un emmanchement conique est souvent utilisé pour assembler deux pièces ensemble. Dans

ce cas, la valeur de l’angle du cône qui assure l’adhérence est indépendante des matériaux

utilisés.

(B) La réalisation d’un assemblage par vis permet parfois d’assurer une pression suffisante entre

les deux pièces pour pouvoir réaliser une étanchéité directe. Dans ce cas, il est souhaitable

que les vis assurent à la fois la fonction « Mettre en position» et la fonction « Maintenir en

position » d’une pièce par rapport à l’autre.

(C) La réalisation d’une étanchéité entre deux pièces en rotation nécessite obligatoirement l’uti-

lisation d’un joint à lèvre.

(D) Le dimensionnement de vis pour réaliser un assemblage boulonné peut se faireen première

approximationen assimilant les vis à des poutres droites sollicitées en traction.

(E) Les systèmes à came sont utilisés car ce sont les seuls systèmes à permettre une transmission

parfaitement homocinétique.

Exercice 7

(A) La trempe d’un acier consiste en un chauffage au-delà de la température d’austénitisation, un

maintien à cette température pendant un temps déterminé et un refroidissement à une vitesse

déterminée.

(B) On peut améliorer la résilience d’un acier en réalisant une trempe suivie d’un revenu.

(C) Une fonte est un alliage de fer et de carbone qui contient au moins 5 % de carbone.

(D) Un acier faiblement allié est un acier dans lequel la teneur en chacun des éléments d’addition

ne dépasse pas 10 %.

(E) Le coefficient de Poisson d’un matériau est sans unité.

Exercice 8

LaFigure 10représente un solide de hauteurhet de section non constanteS(z)encastré sur le

sol enz=0. Ce solide est soumis à un chargement surfacique−p~zsur sa face supérieurez=het à

l’action de la pesanteur dont l’accélération est−g~z. Enfin, il est constitué d’un matériau homogène

isotrope de masse volumiqueρ, de module d’YoungEet de coefficient de Poissonν. Ce solide est

modélisé par une poutre droite de hauteurh, de sectionS(z), encastrée enAet sollicitée par un glisseur

−F~zenB.z zh −p zS(z) zz h

−F z

−g zS(z) AABB Figure 10 – Solide à section non uniforme et modèle poutre associé

(A) Dans le modèle proposé, il faut prendre :F= (p+ρg)S(h).

(B) La réaction du sol sur la poutre est un glisseur de valeurF~z.

(C) La contrainte normale dans la poutre à la cotezest :

σ(z) =−pS(h) S(z)− Zh zρg S(x)S(z) dx

(D) Si l’on souhaite que cette contrainte soit uniforme danstoute la poutre, il faut choisir une

section telle que :

S(z) =S0 exp −ρg pz oùS 0

est une constante

(E) La valeur de cette contrainte est alors :σ(z) =−pS0 .

Exercice 9

LaFigure 11représente un solide1, de massem, en mouvement par rapport à un référentiel

galiléen lié à un solide0. Le centre de gravitéGde1est repéré par−→ OG=x~x. Le solide1est relié au

solide0par un ressort de raideurket de longueur à videℓ0 et on suppose que le contact au niveau de

la surface inférieure du solide1est sans frottement. En outre, il est soumis à l’action d’un glisseur en

Gde résultante~ F=F~xavecF(t) =F0 sin(ω0 t). À l’instant initialt=0, on suppose quex=ℓ0 et que ̇x=0. On posex=ℓ0 +q.x yx kGO F x0 1

Figure 11 – Solide en vibration

(A) L’équation du mouvement du solide1est :

m ̈x+kx=F

(B) L’équation du mouvement du solide1est :

m ̈q+kq=F

(C) Si on noteω=p k/m, la position du solide1est régie par :

q(t) =F 0m(ω 2−ω 20 )(sin(ω 0t)− ω0 ω

sin(ωt))

(D) La fréquencefde la solutionqestf=ω 2π. (E) La fréquencefde la solutionqestf=ω 02π .

Exercice 10

On reprend le système de la question précédente mais on suppose maintenant que le contact entre

le solide1et le solide0s’effectue avec frottement. Le coefficient correspondant est notéfet l’accé-

lération de la pesanteur est−g~y.

(A) Le solide1ne commence à bouger qu’à partir de l’instantt0 tel que :sin(ω 0t 0

) =

f mgF 0

(B) À l’instantt0 , l’effort exercé par le ressort sur le solide1estF0 sin(ω0 t0 ).

(C) Le travail élémentaireδWdes forces de frottement lors d’un déplacementdxest :

δW=f mgdx

(D) Le travail des forces de frottement lors d’un aller-retour du solide1est nul.

(E) Le travail des forces de frottement entre la position initialex=ℓ0 et la position extrême

correspondant à la valeur maximale dexest égale à l’énergie emmagasinée dans le ressort

lorsqu’on arrive dans cette même position extrême.

Exercice 11

LaFigure 12représente un barrage encastré au sol et soumis aux actions mécaniques de l’eau. La

masse volumique de l’eau est notéeρ, l’accélération de la pesanteurg~zet la pression atmosphériquep 0. xy OO GL zy xz hh/2 h/2Eau Sol

g zp 0

Figure 12 – Force de pression sur un barrage

(A) La résultante, notée~ F, des actions mécaniques exercées par l’eau sur le barrage est :~ F=Lh(p0 +1 2ρgh)~x (B) La résultante, notée~ R, des actions mécaniques exercées par le sol sur le barrage est telle que :~ R~x=1 2ρgLh 2

(C) Le moment enO, notée~ MO , des actions mécaniques exercées par l’eau sur le barrage est :~ MO =1 3ρgLh 3~y (D) Le torseur des actions mécaniques exercées par l’eau surle barrage est un glisseur.

(E) Le centreGde la surface de contact de l’eau et du barrage appartient à l’axe central du torseur

des actions mécaniques exercées par l’eau sur le barrage.

Exercice 12

LaFigure 13schématise le fonctionnement cinématique d’une pompe à pistons axiaux dont un

seul piston est représenté. Elle est composée d’un bâti0, d’un barillet1, d’un piston2et d’un patin3.

Ce dernier est en contact avec un plateau-came lié au bâti. Larotation du barillet1par rapport au bâti

0(angleθ) se traduit par un mouvement alternatif de translation du piston2par rapport au barillet1

(position−−→ OM=z~z+r~er avecrconstant), ce qui génère un débit de fluide en sortie de la pompe.x zy ye re θ0 21 3α θO OM Mr z

Figure 13 – Pompe à piston axiaux

(A) La pression dans le circuit hydraulique alimenté par cette pompe est imposée par le couple

extérieur exercé sur l’arbre du barillet1pour le mettre en mouvement.

(B) La liaison réalisée entre le piston2et le plateau0par l’intermédiaire du patin3est équivalente

à une liaison sphère-plan d’axe(M,~z).

(C) La vitesse du piston2par rapport au barillet1, exprimée enM, est :~ V(M,2/1) = ̇z~z+r ̇θ~e θ

(D) La vitesse du piston2par rapport au bâti0, exprimée enM, est :~ V(M,2/0) = ̇z~z+r ̇θ~e θ

(E) Le déplacementzet l’angle de rotationθsont liés par la relation : ̇z=r ̇

θtanα

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