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Electricité: électrostatique : Cours d’electrostatique électrocinétique

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Université Joseph Fourier

DEUG SMaCours d’électrostatique-Électrocinétique

Jonathan Ferreira

Année universitaire 2001-2002

Plan du cours

I- Le champ électrostatique

1. Notions générales a. Phénomènes électrostatiques b. Structure de la matière c. Les divers états de la matière d. Matériaux isolants et conducteurs

2. Force et champ électrostatiques a. La force de Coulomb b. Champ électrostatique créé par une charge ponctuelle c. Champ créé par un ensemble de charges d. Propriétés de symétrie du champ électrostatique

II- Lois fondamentales de l’électrostatique

1. Flux du champ électrostatique a. Notion d’angle solide b. Le Théorème de Gauss c. Exemples d’application d. Lignes de champ

2. Circulation du champ électrostatique a. Notion de potentiel électrostatique b. Potentiel créé par une charge ponctuelle c. Potentiel créé par un ensemble de charges

3. Le dipôle électrostatique a. Potentiel créé par deux charges électriques b. Champ électrostatique créé à grande distance c. Complément : développements multipolaires

III- Conducteurs en équilibre

1. Conducteurs isolés a. Notion d’équilibre électrostatique b. Quelques propriétés des conducteurs en équilibre c. Capacité d’un conducteur isolé d. Superposition d’états d’équilibre

2. Systèmes de conducteurs en équilibre a. Théorème des éléments correspondants b. Phénomène d’influence électrostatique c. Coefficients d’influence électrostatique

3. Le condensateur a. Condensation de l’électricité b. Capacités de quelques condensateurs simples c. Association de condensateurs

IV- Energie et actions électrostatiques

1. Energie potentielle électrostatique a. Energie électrostatique d’une charge ponctuelle b. Energie électrostatique d’un ensemble de charges ponctuelles c. Energie électrostatique de conducteurs en équilibre d. Quelques exemples

2. Actions électrostatiques sur un conducteur en équilibre a. Notions de mécanique du solide b. Calcul direct des actions électrostatiques sur un conducteur chargé c. Calcul des actions électrostatiques à partir de l’énergie d. Exemple du condensateur e. Exemple du dipôle

V- Électrocinétique

1. Courant et résistance électriques a. Le courant électrique b. La densité de courant électrique c. Loi d’Ohm microscopique d. Loi d’Ohm macroscopique

2. Eléments d’un circuit électrique a. Notion de circuit électrique b. Puissance électrique disponible c. Nécessité d’une force électromotrice

3. Lois régissant les circuits électriques a. Loi d’Ohm généralisée b. Lois de conservation (lois de Kirchhoff) c. Résolution pratique des équations en électrocinétique d. Le théorème de Thèvenin

Formulaire d'électrostatique

Champ électrostatique

Créé par une particule:EM qr u()=1 40 2πε Créé par n charges ponctuelles:EM qr ui ii in ()== ∑1 40 21 πε

Créé par une distribution continue:

EMdEMdEMdq ru() ()()==∫ avec1 40 2πε Distributions de charges :

linéique :

dq = dl

surfacique : dq = d S

volumique : dq = d2 3λ σρ V

Potentiel électrostatique

Créé par une charge ponctuelleVM qr V()=+1 40 0πε Créé par n charges ponctuellesVM qr Vi ii n()=+ =∑ 14 01 0πε Créé par une distribution continueVM dqr V()=+∫ 14 00 πε

Conducteurs en équilibre

Champ à proximité (Th de Coulomb) :En= σε 0

Capacité d'un conducteur isolé :C QV =∫∫ où Q =d S2 Surfaceσ Coefficients d’influence (n conducteurs) :

QCV CCiijj jn ijji== =∑ 1 avec Capacité d’un condensateurC QU UVV==−où 12

Propriétés fondamentales

Flux (Th. de Gauss) :Φ= ⋅ =∫∫ EdSQ Sint ε0 Circulation :

VA VBEdlEVA B

() ()−=⋅=− ()∫ grad

Energie potentielle électrostatique

D'une charge ponctuelle :WqV e= D'un conducteur isolé :WQVCV e== 12 12 2

D'un système de n conducteurs :WQV ei nii == ∑1 21 Force électrostatique

Sur une particule chargée (Coulomb)FqE= Sur un conducteur en équilibre

FdF EdSPdSnS extSS ===∫∫ ∫∫∫∫222 σ

Expression via l'énergie (condensateur)FW UC e=−=    gradgrad 22 Dipôle électrostatique

Moment dipolaire électrique :pqd= Potentiel à grande distance :VM pu()= ⋅ρ πε ρ40 2

Energie électrostatiqueWpE eext

=− ⋅

Force et moment électrostatiques

Fgrad p Ep Eextext =⋅() =∧et Γ

Électrocinétique

Densité de courantjnqv= ∑ααα αCourant IdQ dtjdS Section

== ⋅∫∫ 2

Loi d 'Ohm locale

jE=γγηγ ( conductivité, =1/ résistivité)

Résistance d'un conducteurR VVI EdlEdS ABA BS =− =⋅ ⋅∫ ∫∫γ 2

Force électromotrice (fém) entre A et Be Fq dlEdlA Bm AB =⋅= ⋅∫∫ Bilan de puissance d'une portion de circuitA Re BI UV V RIePUI AB=−=− =, puissance disponible entre A et B

P=RI , puissance dissipée par effet Joule

P=eI, puissance fournie (générateur si e > 0)

ou consommée (récepteur si e < 0)J 2

Lois de conservation

• Loi des nœudsII entrantssortants= ∑∑

• Loi des maillesRI ekkk kn −() == ∑0 11 Chapitre I- Le champ électrostatique

I.1- Notions générales

I.1.1- Phénomènes électrostatiques : notion de charge électrique

Quiconque a déjà vécu l’expérience désagréable d’une « décharge électrique » lors d’un

contact avec un corps étranger connaît un effet électrostatique. Une autre manifestation de

l’électricité statique consiste en l’attraction de petits corps légers (bouts de papier par ex.)

avec des corps frottés (règles, pour continuer sur le même ex.). Ce type de phénomène est

même rapporté par Thalès de Milet, aux alentours de 600 av. J.-C. : il avait observé

l’attraction de brindilles de paille par de l’ambre jaune frotté... Le mot électricité, qu désigne

l’ensemble de ces manifestations, provient de « elektron », qui signifie ambre en grec.

L’étude des phénomènes électriques s’est continuée jusqu’au XIXème siècle, où s’est

élaborée la théorie unifiée des phénomènes électriques et magnétiques, appelée

électromagnétisme. C’est à cette époque que le mot « statique » est apparu pour désigner les

phénomènes faisant l’objet de ce cours. Nous verrons plus loin, lors du cours sur le champ

magnétique, pourquoi il en est ainsi. On se contentera pour l’instant de prendre l’habitude de

parler de phénomènes électrostatiques.

Pour les mettre en évidence et pour apporter une interprétation cohérente, regardons deux

expériences simples.

Expérience 1 :

Prenons une boule (faite de sureau ou de polystyrène, par ex.) et suspendons-la par un fil.

Ensuite on approche une tige, de verre ou d’ambre, après l’avoir frottée préalablement : les

deux tiges attirent la boule.

Par contre, si l’on approche simultanément les deux tiges côte à côte, rien ne se passe.

Verre ou Ambre

++++++++++Verre Ambre

- - - - - - - - - -

Tout se passe donc comme si chacune des tiges était, depuis son frottement, porteuse

d’électricité, mais que celle-ci pouvait se manifester en deux états contraires (car capables

d’annuler les effets de l’autre). On a ainsi qualifié arbitrairement de positive l’électricité

contenue dans le verre (frotté avec de la soie), et de négative celle portée par l’ambre (idem,

ou encore du plastique frotté avec de la fourrure).2 Expérience 2 :

Prenons maintenant deux boules A et B, préalablement mises en contact avec une tige frottée

(elles sont « électrisées »), et suspendons-les côte à côte. Si elles ont été mises en contact

toutes deux avec une tige de même matériau, elles se repoussent.++ - -

Par contre, si elles ont été mises en contact avec des tiges de matériau différent (ex. A avec du

verre frotté et B avec de l’ambre frotté), alors elles s’attirent. Si, du fait de leur attraction,

elles viennent à se toucher, on observe qu’elles perdent alors toute électrisation : elles

prennent une position d’équilibre vis-à-vis du leur poids.

Cette expérience est assez riche. On peut tout d’abord en conclure que deux corps portant une

électricité de même nature (soit positive, soit négative) se repoussent, tandis qu’ils s’attirent

s’ils portent des électricités contraires.

Mais cette expérience nous montre également que cette électricité est capable, non seulement

d’agir à distance (répulsion ou attraction), mais également de se déplacer d’un corps à un

autre. Mais alors qu’est-ce qui se déplace ?

Si l’on suspend les boules à une balance, même très précise, nous sommes incapables de

détecter la moindre variation de poids entre le début de l’expérience et le moment où elles

sont électrisées. Pourtant, le fait qu’il soit nécessaire qu’il y ait un contact entre deux

matériaux pour que l’électricité puisse passer de l’un à l’autre, semble indiquer que cette

électricité est portée par de la matière.

On explique l’ensemble des effets d’électricité statique par l’existence, au sein de la matière,

de particules portant une charge électrique q, positive ou négative, et libres de se déplacer.

C’est Robert A. Millikan qui a vérifié pour la première fois en 1909, grâce à une expérience

mettant en jeu des gouttes d’huile, le fait que toute charge électrique Q est quantifiée, c’est à

dire qu’elle existe seulement sous forme de multiples d’une charge élémentaire e, indivisible

(Q=Ne). La particule portant cette charge élémentaire est appelée l’électron.

Dans le système d’unités international, l’unité de la charge électrique est le Coulomb

(symbole C). Des phénomènes d’électricité statique mettent en jeu des nanocoulombs (nC)

voire des microcoulombs (μC), tandis que l’on peut rencontrer des charges de l’ordre du

Coulomb en électrocinétique.3 L’ensemble des expériences de la physique (et en particulier celles décrites plus haut) ne

peuvent s’expliquer que si la charge électrique élémentaire est un invariant : on ne peut ni la

détruire ni l’engendrer, et ceci est valable quel que soit le référentiel. C’est ce que l’on décrit

par la notion d’invariance relativiste de la charge électrique.

I.1.2- Structure de la matière

La vision moderne de la matière décrit celle-ci comme étant constituée d’atomes. Ceux-ci

sont eux-mêmes constitués d’un noyau (découvert en 1911 par Rutherford) autour duquel

« gravite » une sorte de nuage composé d’électrons et portant l’essentiel de la masse. Ces

électrons se repoussent les uns les autres mais restent confinés autour du noyau car celui-ci

possède une charge électrique positive qui les attire. On attribue cette charge positive à des

particules appelées protons. Cependant, le noyau atomique ne pourrait rester stable s’il n’était

composé que de protons : ceux-ci ont en effet tendance à se repousser mutuellement. Il existe

donc une autre sorte de particules, les neutrons (découverts en 1932 par Chadwick) portant

une charge électrique nulle. Les particules constituant le noyau atomique sont appelées les

nucléons.

Dans le tableau de Mendeleev tout élément chimique X est représenté par la notation ZA X

. Le

nombre A est appelé le nombre de masse : c’est le nombre total de nucléons (protons et

neutrons). Le nombre Z est appelé le nombre atomique et est le nombre total de protons

constituant le noyau. La charge électrique nucléaire totale est donc Q=+Ze, le cortège

électronique possédant alors une charge totale Q=-Ze, assurant ainsi la neutralité électrique

d’un atome.

Exemple : le Carbone 612 C possède 12 nucléons, dont 6 protons (donc 6 électrons) et 6

neutrons, le Cuivre 2963 Cu 63 nucléons dont 29 protons (donc 29 électrons) et 34 neutrons.

L’atome de cuivre existe aussi sous la forme 2964 Cu

, c’est à dire avec 35 neutrons au lieu de

34 : c’est ce qu’on appelle un isotope.

Valeurs des charges électriques et des masses des constituants atomiques dans le Système

International :

Electron : q = -e = -1.602 10 C m = 9.109 10 kg

Proton : q = +e =1.602 10 C m =1.672 10 kg

Neutron : q = 0 C

m =1.674 10 kge -19 e-31 p

-19 p-27 nn-27 Comme on peut le remarquer, même une charge de l’ordre du Coulomb (ce qui est énorme),

correspondant à environ 10

18 électrons, ne produit qu’un accroissement de poids de l’ordre de10 12− kg : c’est effectivement imperceptible.

Si les électrons sont bien des particules quasi-ponctuelles, les neutrons et les protons en

revanche ont une taille non nulle (inférieure à 10

15− m

). Il s’avère qu’ils sont eux-mêmes

constitués de quarks, qui sont aujourd’hui, avec les électrons, les vraies briques élémentaires

de la matière. Les protons ainsi que les neutrons forment ainsi une classe de particules appelée

les baryons.

A l’heure actuelle, l’univers (ou plutôt l’ensemble reconnu de ses manifestations) est

descriptible à l’aide de quatre forces fondamentales :4 1) La force nucléaire faible, responsable de la cohésion des baryons (quarks-quarks);

2) La force nucléaire forte, responsable de la cohésion du noyau (protons-neutrons) ;

3) La force électromagnétique, responsable de la cohésion de l’atome (électrons-nucléons) ;

4) La force gravitationnelle, responsable de la structure à grande échelle de l’univers

(cohésion des corps astrophysiques, cohésion des systèmes planétaires, des galaxies, des

amas galactiques, moteur de la cosmologie).

I.1.3- Les divers états de la matière

La cohésion de la matière est due à l’interaction entre ses constituants, interaction mettant en

jeu une énergie de liaison. Or, chaque constituant (atome ou molécule) possède lui-même de

l’énergie cinétique liée à sa température (énergie d’agitation thermique). La rigidité d’un état

particulier de la matière dépend donc de l’importance relative de ces deux énergies (cinétique

et liaison).

Si l’on prend un gaz constitué d’atomes (ou de molécules) neutres, alors l’interaction entre

deux constituants est assez faible : elle ne se produit que lorsqu’ils sont assez proches pour

qu’il y ait répulsion entre les électrons périphériques. Ainsi, chaque atome est relativement

libre de se déplacer dans l’espace, au gré des « collisions » avec d’autres atomes.

Si l’on refroidit ce gaz, certaines liaisons électrostatiques qui étaient négligeables auparavant

peuvent devenir opérantes et l’on obtient alors un liquide. Si l’on chauffe ce gaz, de l’énergie

est fournie à ses constituants, les molécules se brisent et, si l’on continue à chauffer, on peut

même libérer un ou plusieurs électrons périphériques des atomes, produisant ainsi un gaz

d’ions ou plasma.

Dans un solide au contraire, les liaisons entre chaque atome sont beaucoup plus fortes et les

atomes ne bougent quasiment pas, formant un cristal. La force de cette cohésion dépend

beaucoup d’un solide à l’autre. Ainsi, elle est très puissante si les atomes mettent en commun

leur cortège électronique (liaison covalente comme pour le diamant et liaison métallique,

comme pour le Cuivre) et beaucoup plus faible si les cortèges électroniques de chaque atome

restent intouchés (liaison ionique, comme pour le sel).

Enfin, la matière molle (caoutchouc, plastiques, textiles, mousses) possède une hiérarchie du

point de vue de sa cohésion : elle est constituée d’éléments « solides » (macromolécules liées

par des liaisons covalentes) interagissant entre eux par des liaisons ioniques (électrostatiques).

I.1.4- Matériaux isolants et matériaux conducteurs

Un matériau est ainsi constitué d’un grand nombre de charges électriques, mais celles-ci sont

toutes compensées (même nombre d’électrons et de protons). Aux températures usuelles, la

matière est électriquement neutre. En conséquence, lorsque des effets d’électricité statique se

produisent, cela signifie qu’il y a eu un déplacement de charges, d’un matériau vers un autre :

c’est ce que l’on appelle l’électrisation d’un corps. Ce sont ces charges, en excès ou en

manque, en tout cas non compensées, qui sont responsables des effets électriques sur ce corps

(ex : baguette frottée).5 Un matériau est dit conducteur parfait si, lorsqu’il devient électrisé, les porteurs de charge

non compensés peuvent se déplacer librement dans tout le volume occupé par le matériau.

Ce sera un isolant (ou diélectrique) parfait si les porteurs de charge non compensés ne

peuvent se déplacer librement et restent localisés à l’endroit où ils ont été déposés.

Un matériau quelconque se situe évidemment quelque part entre ces deux états extrêmes.

Cette propriété de conduction de l’électricité sera abordée plus loin, dans le Chapitre sur

l’électrocinétique.

Refaisons une expérience d’électricité statique : prenons une baguette métallique par la main

et frottons-la avec un chiffon. Cela ne marchera pas, la baguette ne sera pas électrisée.

Pourquoi ? Etant nous-mêmes d’assez bons conducteurs, les charges électriques arrachées au

chiffon et transférées à la baguette sont ensuite transférées sur nous et l’on ne verra plus

d’effet électrique particulier au niveau de la baguette. Pour que cette expérience marche, il est

nécessaire d’isoler électriquement la baguette (en la tenant avec un matériau diélectrique).

I.2- Force et champ électrostatiques

I.2.1- La force de Coulomb

Charles Auguste de Coulomb (1736-1806) a effectué une série de mesures (à l’aide d’une

balance de torsion) qui lui ont permis de déterminer avec un certain degré de précision les

propriétés de la force électrostatique exercée par une charge ponctuelle q

1 sur une autre

charge ponctuelle q2 :

1) La force est radiale, c’est à dire dirigée selon la droite qui joint les deux charges ;

2) Elle est proportionnelle au produit des charges : attractive si elles sont de signe opposé,

répulsive sinon ;

3) Enfin, elle varie comme l’inverse du carré de la distance entre les deux charges.

L’expression mathématique moderne de la force de Coulomb et traduisant les propriétés ci-

dessus est la suivanteF qqr u12 012 21 4/ =πε où la constante multiplicative vaut K=≈− 14 9100 92

πε SI (N m C2 )

. La constanteε

0 joue un

rôle particulier et est appelée la permittivité électrique du vide (unités : Farad/m).q 1q 2r=M 1M 2u 6

Remarques :

1) Cette expression n’est valable que pour des charges immobiles (approximation de

l’électrostatique) et dans le vide. Cette loi est la base même de toute l’électrostatique.

2) Cette force obéit au principe d’Action et de Réaction de la mécanique classique.

3) A part la valeur numérique de la constante K, cette loi a exactement les mêmes propriétés

vectorielles que la force de la gravitation (loi de Newton). Il ne sera donc pas étonnant de

trouver des similitudes entre ces deux lois.

Ordres de grandeur

• Quel est le rapport entre la force d’attraction gravitationnelle et la répulsion coulombienne

entre deux électrons ?F Fe Gme ge=≈ 20 242 41 410πε La force électrostatique apparaît donc dominante vis-à-vis de l’attraction gravitationnelle.

Cela implique donc que tous les corps célestes sont exactement électriquement neutres.

• Quelle est la force de répulsion coulombienne entre deux charges de 1 C situées à 1 km ?Fe g= ()≈ 14 110 110 100 32 3πε kg

C’est une force équivalente au poids exercé par une tonne !

I.2.2- Champ électrostatique créé pa

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