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Optique : Cours (fluerissant)

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Cours d'Optique Géométrique

1ère Année Cycle Préparatoire

Introduction

L'être humain est doté de cinq sens : la vision, l'audition, l'odorat, le toucher et le goût.

La vision constitue le sens le plus important et le plus développé, ce qui nous a permis de mieux appréhender le monde extérieur.

La lumière est l'élément physique indispensable à la vision. Sa nature et ses propriétés physiques ont attiré la curiosité et l'intérêt des penseurs et savants depuis l'Antiquité.

L'optique est la science dédiée à tout ce qui se rapporte à la lumière, depuis son émission jusqu'à sa réception. Elle s'intéresse plus particulièrement à son passage et son interaction avec les différents milieux qui s'interposent sur son chemin.

Qu'est-ce que l'Optique Géométrique ?

L'optique rassemble plusieurs disciplines scientifiques. Dans ce cours, nous allons nous intéresser principalement à l'optique géométrique.

L'optique géométrique s'intéresse à la trajectoire des rayons lumineux, émis par un objet ou plusieurs, dans les différents milieux optiques qui s'interposent sur leur chemin avant d'atteindre le récepteur pour former l'image. Elle permet de simplifier l'étude de la lumière en considérant les rayons comme des lignes droites ou courbes.

Système Optique

Un système optique se compose en général de trois parties :

Émetteur (Source de lumière)

Ponctuelle ou étendue, cet élément est la source de la lumière.

Monochromatique ou polychromatique.

Cohérente ou incohérente.

Milieu Optique

Il peut être constitué d'un seul ou de plusieurs milieux optiques de formes géométriques diversifiées.

Récepteur

Écran opaque ou capteur analogique ou numérique. En général, les capteurs sont sensibles à l'intensité de la lumière et transforment cette énergie lumineuse en un signal interprétable.

Généralités et Concepts de Base

Nature de la Lumière

Qu'est-ce que la Lumière ?

Nature de la Lumière : Onde ou Corpuscule ?

La lumière présente une nature duale, pouvant être décrite comme une onde ou comme un ensemble de particules (corpuscules).

OndeParticule
LocalisationDélocaliséeLocalisée
MouvementÉnergieÉnergie et matière
DénombrabilitéNon-dénombrableDénombrable
SéparabilitéNon-séparableComplètement séparable

Nature Duale de la Lumière

Cas de l'Électron : Un électron est un corpuscule dénombrable. Il est en théorie parfaitement localisable dans l'espace et dans le temps, et sa trajectoire est entièrement prédictible. Toutefois, l'expérience a montré qu'il est difficile de localiser un électron doté d'une certaine quantité de mouvement (p). On a même mis en évidence son comportement ondulatoire dans la fameuse expérience de diffraction par deux fentes, illustrant ainsi sa dualité onde-corpuscule.

Cas d'une Onde Électromagnétique : Un photon est une onde électromagnétique qui se propage et interagit avec la matière conformément aux lois de la physique ondulatoire. Toutefois, les photons hautement énergétiques, lors de leur interaction avec la matière, laissent émerger leur caractère corpusculaire, comme c'est le cas dans l'effet Compton.

La frontière entre la nature ondulatoire et corpusculaire est très mince. La vitesse d'un corpuscule joue un rôle important dans la manifestation du comportement ondulatoire. En outre, la fréquence de l'onde est responsable de la manifestation de la nature corpusculaire.

La lumière présente une nature duale. Elle peut être traitée comme une onde ou être décrite comme un corpuscule (photon) selon le contexte de l'utilisation, une caractéristique fondamentale en physique.

Modèle Ondulatoire de la Lumière

Équation d'Ondes

Dans ce modèle, la lumière est une onde électromagnétique qui se propage transversalement au plan de vibration des champs électriques et magnétiques.

L'expression mathématique d'une telle onde est très complexe. Pour l'établir, il faut résoudre l'équation d'ondes dont l'expression est donnée par :

Équation d'ondes :

∇²Φ - (1/v²) ∂²Φ/∂t² = 0

Solution de l'Équation d'Onde

Solution Harmonique 1D : Une onde est une perturbation dans l'espace qui se propage dans le temps avec la vitesse v. Elle prend la forme générale f(x ± vt).

Il est aisé de voir que f est une solution de l'équation d'onde introduite auparavant.

À cause de la linéarité de l'équation d'onde, toute superposition de solutions élémentaires est aussi une solution de cette équation. Il s'ensuit que nous allons considérer dans un premier temps une solution élémentaire harmonique avant d'établir l'expression générale de l'onde lumineuse.

Pour les solutions harmoniques, on peut écrire l'onde comme une partie réelle de : φe(x,t) = Re{ φe(x,ω) exp(iωt) }

L'équation d'onde devient alors : (∂²/∂x² + k²)Φe(x,ω) = 0, avec k = ω/v. Cette simplification est appelée l'équation d'Helmholtz en 1D.

Onde Plane Monochromatique (OPM)

L'expression mathématique de la solution de l'équation précédente est complexe. Toutefois, il est toujours possible de la simplifier en la construisant à partir de solutions élémentaires spatiales, étant donné la linéarité de l'équation d'Helmholtz.

L'expression d'une Onde Plane Monochromatique (OPM) peut être donnée par : Φe(x,t) = Φe(ω,k) exp[i(ωt - kx)] exp(iφ0). Dans cette formule, Φe(ω,k) est l'amplitude de l'onde plane, k est le nombre d'onde, φ0 est le retard de phase à la source, et ω est la fréquence angulaire de l'onde.

Onde Plane Monochromatique (OPM) - Suite

La solution générale s'obtient par sommation sur toute la bande spectrale de l'onde lumineuse et sur toutes les directions de propagation possibles :

Solution Générale :

Φ(r,t) = ∫ ∫ Φ(ω,k) exp[i(k·r - ωt)] d³k dω

La fréquence angulaire de l'onde est reliée au vecteur d'onde par la vitesse de phase selon l'expression : k = (ω/Vφ) u.

Spectre des Ondes Électromagnétiques

Le spectre des fréquences électromagnétiques s'étend sur une large gamme de fréquences, allant des ondes radio jusqu'aux rayons gamma.

L'œil humain est sensible à un intervalle très réduit de ce spectre, c'est le domaine du visible. Il est compris entre 380 nm et 780 nm. L'optique traite un domaine spectral un peu plus large que celui du visible, incluant souvent l'ultraviolet et l'infrarouge.

En général, une onde optique n'a pas besoin de support matériel pour se propager, contrairement aux ondes mécaniques.

Elle se répand facilement dans le vide avec une vitesse c = 299 792 458 m/s, souvent arrondie à 3 × 10⁸ m/s.

La lumière voyage toujours sous forme de paquets d'onde à bande spectrale plus ou moins large.

En conséquence, il faut définir deux types de vitesses : une qui correspond à chaque composante spectrale du paquet, c'est la vitesse de phase vφ, et l'autre pour le paquet tout entier, c'est la vitesse de groupe vg. Ces deux vitesses sont distinctes dans les milieux dispersifs.

Vitesse de Phase

Phase Temporelle : La fonction décrivant la propagation d'une OPM peut se mettre sous la forme : Φe(r,t) = Aφ(r,t), où φ(r,t) = ωt - k·r est la phase de l'onde.

Le taux de variation de cette phase dans le temps définit la fréquence temporelle de l'onde : ω = |(∂φ/∂t)r|.

Par contre, son taux de variation dans l'espace définit la fréquence spatiale de l'onde : ki = |(∂φ/∂ri)t|, pour i=1, 2, 3. Ces composantes forment le vecteur d'onde k.

On définit la surface ou le front d'onde comme étant l'ensemble des points de l'espace qui ont le même état de vibration (φ = constante).

La vitesse de phase vφ est donnée par : dφ = (∂φ/∂t)rdt + ∑i (∂φ/∂ri)t dri = 0 ⇒ vφ = ω/|k|. Elle représente la vitesse à laquelle les crêtes de l'onde se propagent.

Milieu Optique et Indice Optique

Dans le vide, la lumière se propage librement.

Dans un milieu dense, elle se propage de proche en proche. Tous les points de la surface d'onde à l'instant t se comportent comme des sources secondaires qui génèrent de petites ondelettes dont le recouvrement forme la nouvelle surface d'onde à l'instant t+dt. Ceci est une explication simplifiée du principe de Huygens.

C'est le principe de Huygens-Fresnel qui explique la propagation de la lumière dans un milieu donné.

Il existe, cependant, des milieux matériels dans lesquels la lumière est totalement atténuée ou réfléchie ; ce sont les milieux opaques.

Par contre, d'autres milieux permettent la propagation de la lumière sans aucun effet significatif sur son intensité. Ce sont les milieux transparents.

Dans un milieu transparent, la lumière interagit avec la structure microscopique de ce dernier afin de se propager de proche en proche. Il s'ensuit un ralentissement apparent de la lumière. Pour rendre compte de cet effet, on utilise l'indice optique du milieu qui est défini par : n = c/vφ, où c est la vitesse de la lumière dans le vide et vφ est la vitesse de phase de la lumière dans le milieu.

Classification des Milieux Transparents

Milieu Homogène Isotrope : L'indice optique est constant en tout point du milieu et indépendant de la direction de propagation de la lumière.

Milieu Linéaire : L'indice optique est indépendant de l'intensité de l'onde optique.

Milieu sans Perte : L'indice optique du milieu est purement réel, ce qui signifie qu'il n'y a pas d'absorption de lumière.

Milieu Non Dispersif : L'indice optique est indépendant de la fréquence de l'onde optique. Dans un tel milieu, toutes les longueurs d'onde se propagent à la même vitesse.

Approximation de l'Optique Géométrique

Chemin Optique et Principe de Fermat

Lois de Comportement à l'Interface entre Deux Milieux

Applications des Lois de Snell-Descartes : Systèmes Optiques

Stigmatisme et Aplanétisme

Conditions de Gauss

Dioptres Sphériques

Dioptre Plan dans l'Approximation de Gauss

Miroir dans l'Approximation de Gauss

Miroir Plan

Association de Dioptres Sphériques : Lentilles Minces et Épaisses

Domaine de Validité de l'Optique Géométrique

Dimensions Caractéristiques

Tant que les dimensions des objets traversés par la lumière sont très grandes devant la longueur d'onde du faisceau lumineux (D >> λ), il est possible de s'affranchir du caractère ondulatoire de la lumière et d'adopter un modèle plus simplifié pour décrire sa propagation. C'est le modèle de l'optique géométrique, où la lumière est représentée par des rayons.

Notion du Rayon Lumineux

En principe, il est impossible d'isoler un seul rayon d'un faisceau lumineux à cause du phénomène de diffraction. Toutefois, nous allons adopter cette notion abstraite pour représenter la direction de propagation de la lumière dans les milieux optiques. Un rayon lumineux est une ligne imaginaire indiquant la direction de propagation de l'énergie lumineuse.

Chemin Optique

Définition du Chemin Optique

Le chemin optique est la distance parcourue par la lumière dans le vide pendant le temps que mettrait la lumière pour parcourir la même distance dans un milieu d'indice optique n. Il est défini par : L_AB = c × t_milieu = c × (AB / vφ).

Il est aussi exprimé par [AB] = n × AB, où n est l'indice de réfraction du milieu et AB est la distance géométrique parcourue.

Principe de Fermat

Principe du Moindre Temps (1657)

Dans un milieu optique quelconque, pour aller d'un point A à un point B, la lumière choisira la trajectoire pour laquelle le chemin optique est stationnaire (dL = 0). Cela signifie que le chemin optique est soit un minimum, soit un maximum, soit un point d'inflexion.

Principe de Retour Inverse de la Lumière

C'est une conséquence directe du principe de Fermat. Il stipule que si la lumière prend la trajectoire (i) pour aller de A à B, alors elle empruntera la même trajectoire (i) pour revenir de B à A. Ce principe est fondamental pour comprendre la réversibilité des trajets lumineux.

Équation des Rayons

Soit C une trajectoire suivie par un rayon lumineux dans un milieu optique quelconque, et soit s l'abscisse curviligne décrivant cette trajectoire. Soit une portion élémentaire du chemin optique dL = n ds, et soit u le vecteur tangent à dL, défini par u = dr/ds. L'équation des rayons dans un milieu homogène se déduit facilement de ce qui a précédé :

∇n = d(nu)/ds

Trajectoire de la Lumière dans un Milieu Homogène

Dans un milieu homogène, l'équation des rayons conduit à nu = constante. Ceci implique que la trajectoire de la lumière dans un milieu homogène est rectiligne, c'est-à-dire qu'elle se propage en ligne droite.

Lois de Comportement à l'Interface entre Deux Milieux

Soit Σ une surface de forme quelconque qui sépare deux milieux homogènes d'indices optiques n1 et n2. Soit LA1A2 le chemin optique emprunté par la lumière pour aller de A1, localisé dans le milieu (1), à A2, localisé dans le milieu (2). Soit M le point d'intersection du faisceau lumineux avec l'interface de séparation Σ. Le chemin optique s'écrit alors : LA1A2 = n1(A1M) + n2(MA2).

Soit M' un point de l'interface très proche de M tel que la lumière, pour aller de A1 vers A2, va passer par M'. Le nouveau chemin optique s'exprime par : L'A1A2 = n1(A1M') + n2(M'A2).

Conséquences de la Stationnarité du Chemin Optique

Le principe de Fermat implique la stationnarité du chemin optique suivi par le rayon qui part de A1 et aboutit en A2 : dL = L'A1A2 - LA1A2 = 0.

En développant, on trouve : (n1u1 - n2u2) · MM' = 0. Ceci est la condition pour que le chemin optique soit stationnaire.

On en déduit que le vecteur (n1u1 - n2u2) est colinéaire avec la normale N à l'interface (Σ) séparant les deux milieux (1) et (2).

Lois de Snell-Descartes pour la Réfraction

Première Loi de Snell-Descartes

Le rayon incident et le rayon transmis (réfracté) appartiennent au même plan d'incidence, défini par le vecteur normal à la surface (N) et le vecteur direction du rayon incident (u1).

Deuxième Loi de Snell-Descartes

La colinéarité de (n1u1 - n2u2) avec N se traduit par : (n1u1 - n2u2) × N = 0.

En développant, on retrouve la fameuse loi des sinus : n1 sin(i) = n2 sin(r), où i est l'angle d'incidence (angle entre N et u1) et r est l'angle de réfraction (angle entre N et u2).

Lois de Snell-Descartes pour la Réflexion

Première Loi de Snell-Descartes

Le rayon incident et le rayon réfléchi appartiennent tous les deux au plan d'incidence (plan défini par la normale N et le rayon incident u).

Deuxième Loi de Snell-Descartes

Le rayon réfléchi fait un angle i' égal en valeur absolue à l'angle d'incidence i : i' = (N, u') = -i = -(N, u). L'angle de réflexion est égal à l'angle d'incidence.

Astuce Pratique pour la Réflexion

Pour retrouver la deuxième loi de la réflexion, il suffit de prendre n2 = -n1 dans la deuxième loi de la réfraction. C'est une astuce mnémonique pour se souvenir que le rayon réfléchi "vient d'un milieu virtuel" avec un indice opposé.

Conséquences des Lois de Snell-Descartes

Condition d'Existence du Rayon Réfléchi : En général, le rayon réfléchi existe toujours, quel que soit le type de l'interface qui sépare deux milieux d'indices optiques n1 et n2. La réflexion se produit systématiquement à l'interface.

Condition d'Existence du Rayon Réfracté : Par contre, pour le rayon réfracté, on distingue deux cas :

Le rayon réfracté existe toujours lorsque la lumière passe d'un milieu moins réfringent vers un milieu plus réfringent (n1 < n2).

Lorsque la lumière passe d'un milieu plus réfringent vers un milieu moins réfringent (n1 > n2), le rayon réfracté existera tant que l'angle d'incidence est inférieur à un angle limite il, défini par : il = arcsin(n2/n1). Au-delà de cet angle, il y a réflexion totale interne.

Réflexion Totale Interne

Lorsqu'un rayon lumineux incident sur une interface séparant deux milieux transparents d'indices optiques n1 et n2, tel que n1 > n2, fait un angle i > il = arcsin(n2/n1), toute l'énergie lumineuse sera totalement réfléchie. C'est le phénomène de la réflexion totale interne, où aucune lumière ne traverse l'interface.

Ce type de phénomène est largement exploité pour guider la lumière dans les guides d'ondes cylindriques ou rectangulaires, comme les fibres optiques.

Fibre Optique : La fibre optique est un guide cylindrique formé d'un cœur de silice d'indice optique nc, entouré d'une gaine de silice dopée d'impuretés d'indice optique ng, tel que nc > ng. Cette structure permet de confiner la lumière.

Pour guider la lumière à l'intérieur de la fibre, le rayon incident de l'extérieur doit avoir un angle d'incidence inclus dans l'angle d'acceptation de la fibre, défini par :

Ouverture Numérique (ON) = sin(θ0) = √(nc² - ng²)

Construction Géométrique des Rayons Réfractés et Réfléchis (Snell-Descartes)

Dans cette partie, nous allons présenter la construction géométrique de Snell-Descartes du trajet de la lumière lorsqu'elle passe d'un milieu d'indice optique n1 vers un milieu d'indice de réfraction n2. Cette méthode visuelle permet de déterminer la direction des rayons.

D'abord, on trace deux demi-cercles C1 et C2 centrés sur le point d'incidence I. Les rayons R1 et R2 de ces demi-cercles sont proportionnels respectivement aux indices optiques n1 et n2.

Le prolongement du rayon incident dans le milieu (2) rencontre C1 au point D. On trace ensuite la normale à l'interface qui passe par D. Son intersection avec C2 donne le point A2, par lequel va passer le rayon réfracté. Pour la réflexion, le principe est similaire, mais l'angle est simplement réfléchi par rapport à la normale.

Applications des Lois de Snell-Descartes : Systèmes Optiques

Stigmatisme et Aplanétisme

Conditions de Gauss

Dioptres Sphériques

Dioptre Plan dans l'Approximation de Gauss

Miroir dans l'Approximation de Gauss

Miroir Plan

Association de Dioptres Sphériques : Lentilles Minces et Épaisses

Prisme

Le prisme est un dispositif optique de verre d'indice optique n. Il est très utilisé dans les instruments optiques pour réaliser des fonctions optiques diverses, telles que la séparation des couleurs (dispersion de la lumière) et le changement de direction de propagation du faisceau lumineux.

Les quatre formules principales du prisme sont :

sin(i) = n sin(r)

n sin(r') = sin(i')

A = r + r'

D = i + i' - A

Conditions d'Existence du Rayon Émergent d'un Prisme

Il existe deux conditions principales pour qu'un rayon lumineux puisse émerger du prisme :

Condition Géométrique : L'angle du prisme A doit être inférieur à deux fois l'angle limite de réflexion totale : A < 2rl, où rl = arcsin(1/n) pour un prisme dans l'air. Si cette condition n'est pas respectée, la réflexion totale interne se produit sur la deuxième face.

Condition Optique : L'angle d'incidence minimum (i_min) pour l'émergence est donné par : sin(i_min) = n sin(A - rl). Cela garantit que le rayon incident peut entrer et sortir du prisme sans subir de réflexion totale interne sur la deuxième face.

En optique géométrique, la lumière est censée se propager sous la forme de faisceaux composés d'une infinité de rayons lumineux, de la source au récepteur, en traversant un ou plusieurs systèmes optiques.

Les rayons lumineux vont alors subir des réflexions et des réfractions avant d'atteindre le récepteur où ils vont contribuer à la formation d'images de bonne qualité, d'un point de vue chromatique et géométrique.

On définit un système optique comme étant un ensemble de milieux optiques d'indices de réfraction différents, disposés les uns à la suite des autres et séparés par des interfaces transparentes ou réfléchissantes de formes géométriques différentes.

En général, les systèmes optiques possèdent une symétrie de révolution, c'est pourquoi ils sont dits des systèmes centrés et leur axe de révolution est appelé axe optique. L'axe optique est un axe de symétrie pour l'ensemble des surfaces du système.

Objet et Image

Le rôle d'un système optique est de produire des images des objets qui se situent à son entrée. Ces images peuvent être perçues par l'œil ou encore formées sur un écran ou tout autre récepteur.

Objet

Un objet est une source de lumière principale ou auxiliaire. Il peut être ponctuel ou géométriquement étendu. Dans ce cas, il peut être perçu comme une juxtaposition de plusieurs sources de lumière ponctuelles.

Image

Si tous les rayons lumineux issus d'un objet ponctuel A, après avoir traversé un système optique S, se rencontrent tous au point A', alors le point A' est l'image de A par le système optique S. On dit aussi que le couple {A, A'} est conjugué par le système S.

Objet et Image - Suite

Remarque sur la Réversibilité

Le principe de retour inverse de la lumière permet d'interchanger les rôles d'objet et d'image. Mais en général, on oriente un système optique dans le sens de propagation de la lumière, ce qui simplifie l'analyse.

Informations Utiles sur les Espaces d'Objet et d'Image

Lorsque l'image se forme après la sortie du système, elle est dite réelle. Par contre, lorsqu'elle se forme avant la sortie du système, elle est dite virtuelle.

L'espace qui se trouve après la sortie du système optique est appelé espace image réel, et celui qui s'étend de -∞ jusqu'à l'interface de sortie s'appelle espace image virtuel. Par analogie, on définit l'espace objet réel comme l'espace qui s'étend de -∞ jusqu'à l'interface d'entrée du système. Ce qui reste est l'espace objet virtuel.

Stigmatisme et Aplanétisme

Conditions de Gauss

Dioptres Sphériques

Dioptre Plan dans l'Approximation de Gauss

Miroir dans l'Approximation de Gauss

Miroir Plan

Association de Dioptres Sphériques : Lentilles Minces et Épaisses

Stigmatisme

Un système optique S est dit rigoureusement stigmatique pour un couple de points (A, A') si, pour tout rayon émis par le point objet A et après avoir traversé le système S, il passe par A' une fois sorti de ce dernier. Dans ce cas, on dit que les points (A, A') sont conjugués par le système optique S. Le stigmatisme parfait est une propriété idéale rarement atteinte.

Condition de Stigmatisme Rigoureux

Soit un système optique S et un couple de points (A, A'). La condition pour que S soit rigoureusement stigmatique pour ce couple de points est donnée par la relation suivante : L_AA' = [AA'] = n(AI) + [II'] + n'(I'A') = constante pour tous les rayons (I, I'). Cela signifie que tous les chemins optiques de A à A' sont égaux.

Le stigmatisme rigoureux est presque impossible à obtenir, sauf pour certains cas très spéciaux, comme le miroir plan ou le dioptre plan pour un objet situé à l'infini.

Aplanétisme

L'aplanétisme est la propriété de conservation du stigmatisme rigoureux pour les points objets appartenant au plan de front. Un système optique est dit aplanétique pour un couple (B, B') s'il satisfait les deux conditions suivantes :

Il est stigmatique pour le couple de points (A, A') avec A la projection orthogonale de B sur l'axe optique du système {S}.

Il est stigmatique pour tout point B appartenant au plan de front qui passe par A et infiniment voisin de ce dernier.

Relation des Sinus d'Abbe

Soit un point objet B situé dans le plan de front de A. La condition de stigmatisme pour le couple (B, B') s'écrit [BB'] = Constante. En d'autres termes, la différence des chemins optiques [AA'] et [BB'] est constante. En développant, on trouve la relation des sinus d'Abbe : n AB sin(u) = n' A'B' sin(u'), une relation fondamentale pour l'aplanétisme des systèmes optiques.

Relation d'Herschell

Quand le point A se déplace sur l'axe optique du système {S} au point A1, son image se déplace aussi de A' vers A'1. Pour que le stigmatisme du système soit conservé, il faut que : [AA'] - [A1A'1] = constante. Cette condition concerne la conservation du stigmatisme le long de l'axe optique.

Le développement de cette expression mène à la :

Relation d'Herschell : n (AA1) sin²(u/2) = n' (A'A'1) sin²(u'/2)

Stigmatisme Approché et Conditions de Gauss

Dans n'importe quel système optique, le faisceau lumineux émis par un point objet est spatialement limité par un diaphragme situé à l'entrée du système optique.

L'objectif est de délimiter le nombre de rayons lumineux qui vont contribuer à la formation de l'image à la sortie du système.

Seuls les rayons peu inclinés par rapport à l'axe optique seront acceptés par le système optique. C'est la base de l'approximation paraxiale.

En pratique, le lieu de convergence des rayons émergents du système optique n'est pas un point mais une tache plus ou moins étendue. Cette imperfection est appelée aberration.

Dans notre vie quotidienne et professionnelle, on utilise couramment les appareils optiques sans remarquer l'existence de ce type de défaut.

Cette apparence de perfection résulte principalement de la résolution spatiale limitée de ces instruments optiques (taille des pixels des capteurs, par exemple).

Tant que les rayons issus d'un point objet convergent dans un volume inférieur à la taille du pixel, il est impossible de faire la distinction entre un point et une tache dans l'espace image. C'est ce qu'on appelle le stigmatisme approché.

Stigmatisme Approché

Définition du Stigmatisme Approché : Un instrument optique est approximativement stigmatique si l'image d'un point objet A est une tache dont le diamètre est inférieur à la résolution spatiale minimale du récepteur optique. C'est la condition essentielle pour une image de bonne qualité perçue.

Approximation de Gauss

L'approximation de Gauss fournit les conditions nécessaires pour que le stigmatisme approché soit valide, en limitant l'étude aux rayons proches de l'axe optique et peu inclinés. Elle est fondamentale pour les calculs de lentilles et miroirs dans les conditions paraxiales.

FAQ

Qu'est-ce que la dualité onde-corpuscule de la lumière ?

La dualité onde-corpuscule est un concept fondamental en physique quantique, indiquant que la lumière (et toute matière) possède à la fois des propriétés d'ondes et de particules. Selon le contexte de l'expérience, la lumière peut se comporter soit comme une onde électromagnétique (phénomènes de diffraction et interférence), soit comme un flux de particules appelées photons (phénomènes comme l'effet photoélectrique ou l'effet Compton).

Qu'est-ce que le principe de Fermat et quelles sont ses conséquences ?

Le principe de Fermat, ou principe du moindre temps, stipule que la lumière, pour aller d'un point à un autre, emprunte la trajectoire pour laquelle le chemin optique est stationnaire (généralement un minimum de temps). Ses conséquences sont fondamentales en optique géométrique, car il permet de déduire les lois de Snell-Descartes pour la réfraction et la réflexion, ainsi que le principe de retour inverse de la lumière.

Quelle est la différence entre le stigmatisme rigoureux et le stigmatisme approché ?

Le stigmatisme rigoureux est une propriété idéale d'un système optique où tous les rayons lumineux issus d'un point objet convergent parfaitement en un seul point image. Il est rarement atteint en pratique, sauf pour des cas très spécifiques (miroir ou dioptre plan). Le stigmatisme approché, en revanche, décrit une situation où les rayons issus d'un point objet ne convergent pas en un point unique, mais dans une petite tache, dont le diamètre est inférieur à la résolution spatiale du récepteur. C'est cette approximation qui est utilisée dans la plupart des instruments optiques courants.

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