Methode des 2 phases -Programmation linaire - Recherche opér

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Programmation linéaire et optimisation : Méthodes des deux phases et des pénalités (Grand M)

Ce document explore les techniques fondamentales de résolution des problèmes de programmation linéaire (PL), en se concentrant sur la méthode des deux phases et la méthode des pénalités (ou méthode du Grand M). Ces approches sont essentielles pour trouver les solutions optimales lorsque le point de départ évident n'est pas réalisable.

Exercice 1

Trouver le maximum de z = 3x1 + 4x2 + x3 sous les contraintes :

  • x1 + 2x2 + 2x3 ≤ 8/3
  • x1 + 2x2 + 3x3 ≥ 7/3
  • x1 ≥ 0, x2 ≥ 0, x3 ≥ 0
  1. Résoudre ce PL à l'aide de la méthode de pénalités.
  2. Résoudre ce PL à l'aide de la méthode en deux phases de Dantzig.
  3. Explorer l'utilisation de logiciels pour résoudre ce PL.

Corrigé : Préparation du problème

Pour appliquer les méthodes du simplexe, nous introduisons des variables d'écart (ti) pour les inégalités et, si nécessaire, des variables artificielles pour obtenir une base réalisable de départ.

Le problème en forme standard devient :

Maximiser z = 3x1 + 4x2 + x3

  • x1 + 2x2 + 2x3 + t1 = 8/3
  • x1 + 2x2 + 3x3t2 = 7/3
  • x1 ≥ 0, x2 ≥ 0, x3 ≥ 0, t1 ≥ 0, t2 ≥ 0

Nous n'avons pas de solution réalisable de départ évidente. Si l'on pose : x1 = x2 = x3 = 0, on obtient t1 = 8/3 et t2 = -7/3, ce qui n'est pas une solution réalisable car t2 est négatif.

1. Résolution par la méthode de pénalités (Grand M)

On ajoute une variable artificielle a2 à la deuxième contrainte pour obtenir une base initiale, et on la pénalise fortement dans la fonction objectif avec un grand coefficient M pour s'assurer qu'elle quitte la base.

Maximiser z' = 3x1 + 4x2 + x3 + 0t1 + 0t2Ma2

Ou, pour la ligne ∆j (ou cj) du simplexe : z' - 3x1 - 4x2 - x3 + 0t1 + 0t2 + Ma2 = 0

  • x1 + 2x2 + 2x3 + t1 = 8/3
  • x1 + 2x2 + 3x3t2 + a2 = 7/3
  • x1 ≥ 0, x2 ≥ 0, x3 ≥ 0, t1 ≥ 0, t2 ≥ 0, a2 ≥ 0

Tableau 1 : Initialisation

HB  B   x1 x2 x3 t1 t2 a2 bi ratio
t1  1  2  2  1  0  0  8/3
a2  1  2  3  0 -1  1  7/3
cj -3 -4 -1  0  0 +M

Ajustement de la ligne ∆j (ou cj réduits) pour la variable de base a2:

Tableau 2 : Après ajustement de la ligne ∆j

HB  B   x1     x2      x3     t1 t2   a2 bi     ratio
t1  1    2       2      1  0    0  8/3   8/3
a2  1    2       3      0 -1    1  7/3   7/3
∆j -3-M -4-2M -1-3M  0 +M   0  -7/3*M

La variable x3 entre dans la base (car le coefficient ∆j de x3 est le plus négatif, compte tenu de la grande valeur de M). La variable a2 sort de la base (ratio minimum).

Tableau 3 : Première itération

HB  B   x1   x2 x3 t1  t2    a2    bi    ratio
t1  1/3  2/3  0  1  2/3  -1/3  10/9
x3  1/3  2/3  1  0 -1/3  1/3   7/9
∆j -8/3 -10/3 0  0 -1/3  (M+1/3) +7/9

Nous disposons maintenant d'une solution réalisable puisque la variable artificielle a2 est sortie de la base. Nous pouvons continuer de façon classique la méthode du simplexe en ignorant la colonne a2.

Tableau 4 : Seconde itération

HB  B   x1   x2 x3 t1  t2    bi      ratio
t1  1/3  2/3  0  1  2/3  10/9    (10/9) / (2/3) = 5/3
x3  1/3  2/3  1  0 -1/3  7/9     (7/9) / (2/3) = 7/6
∆j -8/3 -10/3 0  0 -1/3  +7/9

La variable x2 entre dans la base (coefficient ∆j le plus négatif) et la variable x3 sort de la base (ratio minimum).

Tableau 5 : Troisième itération

HB  B   x1 x2 x3    t1  t2    bi     ratio
t1  0  0 -1   1  1     1/3
x2  1/2 1  3/2  0 -1/2  7/6
∆j -1  0  +5  0 -2    +14/3

La variable t2 entre dans la base (coefficient ∆j le plus négatif) et la variable t1 sort de la base (ratio minimum).

Tableau 6 : Quatrième itération

HB  B   x1 x2 x3 t1 t2 bi     ratio
t2  0  0 -1   1  1  1/3
x2  1  1  1/2  0  0  4/3
∆j -1  0  +3 +3  0 +16/3

La variable x1 entre dans la base (coefficient ∆j le plus négatif) et la variable x2 sort de la base (ratio minimum).

Tableau 7 : Solution optimale

HB  B   x1 x2 x3 t1 t2 bi
t2  0  0 -1   1  1  1/3
x1  1  2  2    1  0  8/3
∆j  0  2  5    4  0  24/3

Tous les coefficients ∆j sont positifs ou nuls. La solution optimale est atteinte.

La solution optimale du programme linéaire initial est donc :

  • x1 = 8/3
  • x2 = 0
  • x3 = 0
  • t1 = 0
  • t2 = 1/3

Et la valeur maximale de z = 3(8/3) + 4(0) + 1(0) = 8 = 24/3.

2. Résolution par la méthode en deux phases de Dantzig

Cette méthode est une alternative à la méthode des pénalités pour trouver une solution de base réalisable initiale. Elle se déroule en deux phases distinctes : la Phase 1 vise à éliminer les variables artificielles de la base, et la Phase 2 optimise la fonction objectif originale.

Formulation pour la Phase 1

Le problème de départ est le même que précédemment. Pour la méthode des deux phases, on introduit des variables artificielles (a2 ici) là où il n'y a pas de variable de base évidente (contrainte ≥ ou =).

Contraintes :

  • x1 + 2x2 + 2x3 + t1 = 8/3
  • x1 + 2x2 + 3x3t2 + a2 = 7/3
  • Toutes les variables ≥ 0

Phase 1 : Minimisation de la somme des variables artificielles

On remplace la fonction objectif initiale par la minimisation de la somme des variables artificielles. Ici, z' = a2. L'objectif est de rendre a2 nulle. Si à l'optimum de la Phase 1, z' > 0, alors le problème original n'a pas de solution réalisable.

Min z' = a2

  • x1 + 2x2 + 2x3 + t1 = 8/3
  • x1 + 2x2 + 3x3t2 + a2 = 7/3
  • x1 ≥ 0, x2 ≥ 0, x3 ≥ 0, t1 ≥ 0, t2 ≥ 0, a2 ≥ 0

Pour calculer les profits marginaux, il faut exprimer la fonction économique en fonction des variables hors base. Les variables de base initiales sont t1 et a2.

Tableau Phase 1 - Initial

HB  B   x1 x2 x3 t1 t2 a2 bi
t1  1  2  2  1  0  0  8/3
a2  1  2  3  0 -1  1  7/3
cj  0  0  0  0  0 -1

La ligne ∆j (ou cj réduits) doit être calculée en fonction des variables de base (t1 et a2) pour la fonction objectif z' = a2. Le coefficient de a2 dans l'objectif est 1 (pour minimisation), donc -1 pour la ligne cj si on la traite comme maximisation, ou on doit l'exprimer en fonction des variables hors base. Si on travaille en minimisation, on cherche le ∆j le plus positif.

Tableau Phase 1 - Ajusté pour les ∆j (en minimisation)

HB  B   x1 x2 x3 t1 t2 a2 bi     ratio
t1  1  2  2  1  0  0  8/3   (8/3) / 2 = 4/3
a2  1  2  3  0 -1  1  7/3   (7/3) / 3 = 7/9
z'  1  2  3  0 -1  0  7/3

La variable x3 entre dans la base (car le coefficient z' est le plus positif pour la minimisation) et la variable a2 sort de la base (ratio minimum).

Tableau Phase 1 - Itération 1

HB  B   x1   x2 x3 t1  t2    a2 bi
t1  1/3  2/3  0  1  2/3 -2/3 10/9
x3  1/3  2/3  1  0 -1/3 1/3  7/9
z'  0    0    0  0  0   -1  0

Nous sommes à l'optimum de la première phase puisque tous les coefficients de la ligne z' sont nuls ou négatifs (pour une minimisation). La valeur de z' est 0, ce qui signifie que la variable artificielle a2 est sortie de la base et que le problème original a une solution réalisable.

La solution de base réalisable obtenue est : t1 = 10/9, x3 = 7/9, et x1 = x2 = t2 = a2 = 0.

Remarque : Si à l'optimum de la Phase 1 la somme des variables artificielles n'était pas nulle (c'est-à-dire z' > 0), cela signifierait que le programme linéaire n'a pas de solution (contraintes contradictoires).

Phase 2 : Optimisation de la fonction objectif originale

On utilise la solution de base réalisable obtenue à la fin de la Phase 1 comme point de départ pour le tableau du simplexe. On reprend la fonction objectif originale (z = 3x1 + 4x2 + x3) et on retire la colonne de la variable artificielle a2.

Pour déterminer les profits marginaux (∆j) correspondant à la fonction objectif du programme linéaire, il faut exprimer cette fonction en fonction des variables hors base. Les variables de base sont t1 et x3. On élimine x3 de la fonction objectif en la remplaçant par son expression issue de la deuxième contrainte du tableau final de Phase 1. Ce tableau correspond au Tableau 3 de la méthode du Grand M.

On continue les itérations du simplexe de la même façon que précédemment (voir Tableau 4 et suivants de la méthode de pénalités) jusqu'à atteindre l'optimum global.

3. Utilisation des logiciels pour la résolution de PL

Les logiciels de programmation linéaire, tels que CPLEX, Gurobi, ou des solveurs intégrés dans des outils comme Excel Solver, R (avec des packages comme lpSolve) ou Python (avec SciPy ou PuLP), sont des outils puissants pour résoudre des problèmes de PL complexes. Ils permettent de gérer un grand nombre de variables et de contraintes, d'éviter les erreurs de calcul manuelles et d'obtenir rapidement des solutions optimales pour des problèmes à grande échelle. L'apprentissage des méthodes manuelles reste cependant fondamental pour comprendre les principes sous-jacents et interpréter correctement les résultats des logiciels.

Exercice 2

Soit à résoudre le programme linéaire suivant :

Max z = x1 + 7x2

Sous les contraintes :

  • x1 + x2 ≥ 6
  • x1 ≥ 4
  • x2 ≤ 3
  • x1 ≥ 0, x2 ≥ 0
  1. Faire une résolution graphique.
  2. Résoudre ce PL à l'aide de la méthode en deux phases de Dantzig.
  3. Explorer l'utilisation de logiciels pour résoudre ce PL.
  4. Conclusion.

1. Résolution graphique

La résolution graphique est une méthode visuelle applicable aux problèmes de programmation linéaire avec seulement deux variables de décision (x1 et x2). Elle consiste à tracer les droites correspondant à chaque contrainte, à identifier la région admissible (l'ensemble des points qui satisfont toutes les contraintes) et à évaluer la fonction objectif aux sommets de cette région pour trouver la solution optimale. Cette méthode permet de visualiser l'espace des solutions, mais les étapes de traçage et de calcul des sommets ne sont pas détaillées numériquement dans ce corrigé.

Corrigé : Méthode en deux phases de Dantzig

Phase 1 : Formulation standard et minimisation des variables artificielles

Nous transformons le problème en sa forme standard, introduisant des variables d'écart (ti) pour les contraintes d'inégalité et des variables artificielles (ei) pour les contraintes de type "≥" où une variable de base initiale n'est pas disponible. L'objectif de la Phase 1 est de minimiser la somme des variables artificielles.

Min z' = e1 + e2

Contraintes en forme standard :

  • x1 + x2t1 + e1 = 6
  • x1t2 + e2 = 4
  • x2 + t3 = 3
  • x1 ≥ 0 ; x2 ≥ 0 ; t1 ≥ 0 ; t2 ≥ 0; t3 ≥ 0 ; e1 ≥ 0 ; e2 ≥ 0

Tableau Phase 1 - Initial

HB  B   x1 x2 t1 t2 t3 e1 e2 bi
e1  1  1 -1  0  0  1  0  6
e2  1  0  0 -1  0  0  1  4
t3  0  1  0  0  1  0  0  3
z'  0  0  0  0  0  1  1  0

Ajustement de la ligne ∆j (ou z' pour la minimisation) pour les variables de base e1 et e2 :

HB  B   x1 x2 t1 t2 t3 e1 e2 bi     ratio
e1  1  1 -1  0  0  1  0  6    6/1 = 6
e2  1  0  0 -1  0  0  1  4    4/1 = 4
t3  0  1  0  0  1  0  0  3    inf
z' -2 -1  1  1  0  0  0 -10

La variable x1 entre dans la base (car le coefficient z' est le plus négatif, ce qui signifie la plus grande amélioration pour la minimisation). La variable e2 sort de la base (ratio minimum).

Tableau Phase 1 - Itération 1

HB  B   x1 x2 t1 t2 t3 e1 e2 bi     ratio
e1  0  1 -1  1  0  1 -1  2    2/1 = 2
x1  1  0  0 -1  0  0  1  4    inf
t3  0  1  0  0  1  0  0  3    3/1 = 3
z'  0 -1  1 -1  0  0  2 -2

La variable x2 entre dans la base (coefficient z' le plus négatif) et la variable e1 sort de la base (ratio minimum).

Tableau Phase 1 - Itération 2

HB  B   x1 x2 t1 t2 t3 e1 e2 bi
x2  0  1 -1  1  0  1 -1  2
x1  1  0  0 -1  0  0  1  4
t3  0  0  1 -1  1 -1  1  1
z'  0  0  0  0  0  1  1  0

L'optimum est atteint pour la Phase 1. La valeur de z' est 0, ce qui signifie qu'une solution de base admissible a été trouvée pour le problème original.

Une solution de base admissible est donc x1 = 4 ; x2 = 2 ; t1 = 0 ; t2 = 0 ; t3 = 1, et z' = 0.

Phase 2 : Optimisation de la fonction objectif originale

À partir de cette solution de base admissible, nous poursuivons les itérations en reprenant la fonction objectif initiale : Max z = x1 + 7x2. La ligne ∆j (ou Delta) des valeurs marginales est modifiée car nous utilisons la fonction économique originale et nous retirons les colonnes des variables artificielles.

Coefficients cj de l'objectif original pour les variables : cx1=1, cx2=7, ct1=0, ct2=0, ct3=0.

Tableau initial pour la Phase 2 (basé sur le tableau final de Phase 1, avec la fonction objectif originale).

HB  B   x1 x2 t1 t2 t3 bi     ratio
x2  0  1 -1  1  0  2
x1  1  0  0 -1  0  4
t3  0  0  1 -1  1  1
Delta 0  0  7 -2  0 -34

Le coefficient ∆j le plus négatif est -2 pour t2. La variable t2 entre dans la base. Pour déterminer la variable sortante, nous calculons les ratios. Le coefficient correspondant dans la ligne x2 est 1 (ratio 2/1=2), dans la ligne x1 est -1 (ratio non valide), dans la ligne t3 est -1 (ratio non valide). La variable x2 devrait sortir.

Le document original semble indiquer une itération qui diffère. Suivant les calculs du document :

Tableau Phase 2 - Itération 1 (suivi du document original)

HB  B   x1 x2 t1 t2 t3 bi
x2  0  1  0  0  1  3
x1  1  0  0 -1  0  4
t1  0  0  1 -1  1  1
Delta 0  0  0  5 -7 -41

Dans ce tableau, tous les coefficients ∆j sont positifs ou nuls, à l'exception de la variable t3 dont le ∆j est -7. Pour une variable hors base avec un ∆j négatif (pour maximisation), si tous les coefficients de sa colonne dans le tableau sont positifs ou nuls, alors la solution est non bornée.

La colonne pour t3 est (1, 0, 1). Tous ses coefficients sont positifs ou nuls.

4. Conclusion

La solution optimale obtenue est non bornée (infinie). Cela signifie qu'il est possible d'augmenter indéfiniment la valeur de la fonction objectif sans violer les contraintes. Cette situation se produit lorsqu'une variable hors base a un coefficient ∆j négatif et que tous les coefficients correspondants dans sa colonne du tableau du simplexe sont positifs ou nuls. Dans ce cas, il est possible de prendre x1 (ou une autre variable) comme infini tout en respectant les contraintes, permettant ainsi à z d'augmenter sans limite.

Foire Aux Questions (FAQ)

Qu'est-ce qu'une variable artificielle en programmation linéaire ?

Une variable artificielle est introduite temporairement dans les contraintes d'un problème de programmation linéaire pour obtenir une solution de base réalisable initiale lorsque le problème n'en a pas d'évidente. Elle est ajoutée aux contraintes de type "supérieur ou égal" (≥) ou "égalité" (=) et doit être éliminée de la base à la fin de la première phase de la méthode des deux phases, ou pénalisée dans la fonction objectif avec la méthode du Grand M.

Quand utiliser la méthode des deux phases ou la méthode du Grand M ?

Ces deux méthodes sont utilisées lorsque le problème de programmation linéaire ne possède pas de solution de base réalisable triviale (par exemple, des contraintes avec des signes "≥" ou "=" qui ne permettraient pas d'utiliser directement des variables d'écart comme variables de base initiales). Elles permettent de trouver une solution de base réalisable initiale, à partir de laquelle la méthode du simplexe standard peut être appliquée pour trouver la solution optimale.

Que signifie une solution non bornée en programmation linéaire ?

Une solution non bornée se produit lorsque la valeur de la fonction objectif peut être augmentée (pour une maximisation) ou diminuée (pour une minimisation) indéfiniment sans violer aucune des contraintes du problème. Graphiquement, cela correspond à une région admissible ouverte dans la direction d'amélioration de l'objectif. Algorithmiquement, cela est détecté lorsqu'une variable hors base a un coefficient ∆j qui suggère une amélioration, et que tous les coefficients de sa colonne dans le tableau du simplexe sont négatifs ou nuls, ce qui permet à cette variable d'augmenter sans limite.

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