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Solution 1: Rayonnement du corps noir
1) L'expression de la loi du rayonnement de Planck
L'expression de la loi du rayonnement de Planck en fonction de la longueur d'onde λ est : u(λ, T) = 8 π h c / (λ5 × (eh c / (λ k T) − 1)).
En fonction de la fréquence ν : u(ν, T) = 8 π h ν3 / (c3 × (eh ν / (k T) − 1)).
Remarque sur l'équivalence
L'équivalence u(λ, T) dλ ≡ u(ν, T) dν découle du fait que c = λ ν. Cela implique ν = c / λ et par conséquent dν / dλ = −c / λ2. Physiquement parlant, le signe (−) signifie qu'une variation qui tend à accroître λ entraîne une diminution de ν, et inversement.
2) Dérivation de l'équation pour le maximum d'émission
Pour trouver la longueur d'onde λm où la densité d'énergie est maximale, on annule la dérivée de u(λ, T) par rapport à λ : d u(λ, T) / dλ = 0. Cette condition mène à l'équation : −5ex − 1 + x ex = 0. En réarrangeant, on obtient 5 − x = 5e−x, où x = h c / (λ k T).
3) Loi de Wien
La loi de Planck décrit la variation de la densité d'énergie d'un corps noir : u(λ, T) = 8 π h c / (λ5 × (eh c / (λ k T) − 1)).
D'après les observations expérimentales, u(λ, T) est maximale pour une valeur spécifique λm à chaque température T. La condition d u(λ, T) / dλ = 0, comme vu précédemment, donne l'équation 5 − x = 5e−x, dont la solution approximative est x ≈ 4.965.
Puisque x = h c / (λm k T) = 4.965, on peut établir la relation : λm.T = h c / (k × 4.965). En utilisant les valeurs numériques des constantes (h ≈ 6.626 × 10−34 J.s, c ≈ 3 × 108 m/s, k ≈ 1.38 × 10−23 J/K), on trouve λm.T ≈ 2.9 × 10−3 SI. Cette relation est connue sous le nom de loi de déplacement de Wien.
4) Calcul de l'énergie totale rayonnée (Loi de Stefan)
L'intégrale I = ∫0∞ u(λ, T)dλ représente l'énergie totale, U(T), rayonnée par le corps noir à la température T.
Pour le calcul, on effectue le changement de variable : x = h c / (λ k T). L'intégrale devient : I = (8 π h c / (k T)5) × (h c / (k T))3 ∫0∞ x3 / (ex − 1)dx.
Sachant que ∫0∞ x3 / (ex − 1)dx = π4 / 15, on obtient I = (8 π (k T)4 / (h3 c3)) × (π4 / 15). Cette expression peut être simplifiée en I = a T4, ce qui correspond à la loi de Stefan-Boltzmann, avec la constante a = 8 π5 k4 / (15 h3 c3).
Solution 2: Effet Photo-Électrique
Une cellule au Potassium est éclairée par deux radiations monochromatiques : i) une ultraviolette (raie du Hg) de longueur d'onde λHg = 2537 Å (2.537 × 10−7 m), et ii) l'autre visible (raie jaune du Na) dont λNa = 5890 Å (5.890 × 10−7 m).
1) Énergie maximale des photo-électrons éjectés
L'énergie cinétique maximale des photo-électrons est donnée par Ec max = 1/2 m v2max = e|V0|. Pour la radiation ultraviolette, Ec UV max = 3.14 eV. Pour la radiation visible, Ec visible max = 0.36 eV.
2) Calcul de la constante de Planck
L'équation de l'effet photo-électrique est Ec max = h (ν − νs) = h c (1/λ − 1/λs), où νs est la fréquence seuil (ou λs la longueur d'onde seuil).
Pour les deux radiations, nous avons un système d'équations :
- Ec UV max = h c (1/λHg − 1/λs)
- Ec visible max = h c (1/λNa − 1/λs)
En soustrayant la deuxième équation de la première, on obtient : Ec UV max − Ec visible max = h c (1/λHg − 1/λNa).
Ainsi, la constante de Planck peut être calculée comme : h = (Ec UV max − Ec visible max) / (c × (1/λHg − 1/λNa)).
Application numérique : h = ((3.14 − 0.36) × 1.6 × 10−19 J) / (3 × 108 m/s × (1/(2537 × 10−10 m) − 1/(5890 × 10−10 m))) ≈ 6.6 × 10−34 J.s.
3) Énergie d'extraction minimale des électrons du potassium
L'énergie d'extraction minimale, notée We (ou Wextraction), est l'énergie minimale qu'un photon incident doit avoir pour extraire un électron de la surface du matériau et le laisser sans énergie cinétique. Elle est donnée par We = hνs.
Si l'énergie du photon incident (hν) est supérieure à We, l'excès d'énergie est converti en énergie cinétique pour l'électron : Ec = hν − We = h c / λ − We.
En utilisant la radiation ultraviolette : We = h c / λHg − Ec (UV) max.
Application numérique : We = (6.62 × 10−34 J.s × 3 × 108 m/s) / (2537 × 10−10 m × 1.6 × 10−19 J/eV) − 3.14 eV ≈ 1.74 eV. Il est à noter que l'on obtiendrait le même résultat en utilisant les données de la radiation visible.
4) Longueur d'onde maximale produisant l'effet photo-électrique
La longueur d'onde maximale (λs), également appelée longueur d'onde seuil, est la longueur d'onde du photon dont l'énergie est juste suffisante pour extraire un électron (E = We). Ainsi, We = hνs = h c / λs, ce qui donne λs = h c / We.
Application numérique : λs = (6.62 × 10−34 J.s × 3 × 108 m/s) / (1.74 eV × 1.6 × 10−19 J/eV) ≈ 7.12 × 10−7 m = 0.712 µm.
5) Nombre d'électrons reçus par l'anode en une seconde
Le nombre N d'électrons reçus par l'anode en une seconde est déterminé à partir de l'intensité du courant I = Q/Δt, où Q est la charge totale et e est la charge élémentaire d'un électron (Q = N e). Donc, N = I Δt / e.
Application numérique : N = (4 × 10−6 A × 1 s) / (1.6 × 10−19 C) = 2.5 × 1013 électrons.
Solution 3: Effet Compton
I-) Formule relativiste reliant l'énergie, la masse au repos et la quantité de mouvement
Pour une particule de masse au repos m0 et de quantité de mouvement p, l'énergie relativiste E est liée par la formule : E2 − p2c2 = m02c4.
Démonstration : L'énergie relativiste est E = γm0c2 et la quantité de mouvement relativiste est p = γm0v, où γ = 1/√(1 − v2/c2). En substituant ces expressions, on obtient : E2 − p2c2 = (γm0c2)2 − (γm0v)2c2 = γ2m02c4 − γ2m02v2c2 = γ2m02c2(c2 − v2). En remplaçant γ2 par c2/(c2 − v2), on a E2 − p2c2 = (c2/(c2 − v2)) m02c2(c2 − v2) = m02c4.
II-) La variation Δλ de la longueur d'onde
1) Conservation de la quantité de mouvement et de l'énergie
Lors de la diffusion Compton, les lois de conservation s'appliquent. La conservation de la quantité de mouvement s'écrit : &vec;pγ + &vec;0 = &vec;p'γ + &vec;pe− (1), où &vec;pγ est la quantité de mouvement du photon incident, &vec;p'γ celle du photon diffusé, et &vec;pe− celle de l'électron.
La conservation de l'énergie (expressions relativistes) est : pγc + m0c2 = p'γc + √(m02c4 + pe−2c2) (2).
2) Variation de la longueur d'onde en fonction de l'angle de diffusion θ
De l'équation (1), &vec;pe− = &vec;pγ − &vec;p'γ. En élevant au carré, pe−2 = pγ2 + p'γ2 − 2&vec;pγ.&vec;p'γ, ce qui donne pe−2 = pγ2 + p'γ2 − 2pγp'γcos θ (?).
De l'équation (2), en isolant le terme de l'électron et en élevant au carré, on trouve pe−2 = (pγ − p'γ)2 + 2m0c(pγ − p'γ) (??).
En identifiant les expressions (?) et (??), on obtient la relation : pγp'γ(1 − cosθ) = m0c(pγ − p'γ).
En utilisant la relation entre quantité de mouvement et longueur d'onde pour un photon (p = h/λ), on déduit la formule de Compton pour la variation de la longueur d'onde Δλ = λ'γ − λγ : Δλ = λC(1 − cos θ), où λC = h / (m0c) est la longueur d'onde de Compton, dont la valeur est d'environ 0.024 Å. Une forme alternative de cette formule est Δλ = 2λC sin2(θ/2).
3) Énergie cinétique transférée à l'électron après diffusion
L'énergie cinétique acquise par l'électron, Eec, est égale à la perte d'énergie du photon : Eec = hνγ − hν'γ.
En utilisant la relation pour Δλ, on peut exprimer λ'γ = λγ + λC(1 − cos θ). L'énergie du photon diffusé est alors hν'γ = h c / (λγ + λC(1 − cos θ)).
L'énergie Eec est maximale lorsque le terme (1 − cos θ) est maximal, ce qui se produit pour cos θ = −1, soit θ = π (diffusion à 180°). Dans ce cas, Eec max = hνγ − hνγ / (1 + 2hνγ / (m0c2)).
III-) Application numérique : Électron frappé par un Rayon X
Un électron est frappé par un rayon X d'énergie Eγ = 0.5 MeV et acquiert une énergie de 0.1 MeV.
1) Énergie du photon diffusé
Par la conservation de l'énergie totale (Einitiale = Efinale) : Eγ = E'γ + Ee−. Donc, 0.5 MeV = E'γ + 0.1 MeV, ce qui implique E'γ = 0.4 MeV.
La longueur d'onde du photon diffusé λ'γ est donnée par λ'γ = h c / E'γ. En utilisant la relation h c ≈ 1241.25 eV.Å, on a λ'γ = (1241.25 eV.Å) / (0.4 × 106 eV) ≈ 31 × 10−3 Å.
2) Angle du photon diffusé
Pour calculer l'angle θ du photon diffusé, nous avons besoin de la longueur d'onde du photon incident, λγ : λγ = h c / Eγ = (1241.25 eV.Å) / (0.5 × 106 eV) ≈ 24.8 × 10−3 Å.
D'après la formule de Compton pour Δλ : λ'γ − λγ = λC(1 − cos θ).
Application numérique : (31 × 10−3 Å) − (24.8 × 10−3 Å) = 0.024 Å (1 − cos θ).
Cela donne 6.2 × 10−3 Å = 0.024 Å (1 − cos θ). Donc, 1 − cos θ ≈ 0.258, ce qui signifie cos θ ≈ 0.742. Par conséquent, l'angle de diffusion θ est d'environ 42°.
Solution 4: Traitement classique ou quantique
L'action est une grandeur physique ayant les dimensions d'une quantité de mouvement multipliée par une longueur, ou d'une énergie multipliée par un temps. La pertinence d'une description classique ou quantique d'un système est déterminée par la comparaison de l'action typique du système avec la constante de Planck (h ≈ 6.626 × 10−34 J.s).
- Si l'action du système est du même ordre de grandeur que h (action ≈ h) : le système doit être décrit par la théorie quantique.
- Si l'action du système est beaucoup plus grande que h (action >> h) : le système peut être décrit par la théorie classique.
Exemples
1) Atome d'hydrogène
Pour un atome d'hydrogène dont l'énergie d'ionisation est de 13 eV et émettant une radiation de longueur d'onde λ = 100 nm (100 × 10−9 m).
L'énergie E ≈ 13 eV ≈ 2 × 10−18 J. La fréquence angulaire ω = 2πc/λ ≈ 2 × 1016 s−1.
L'action est estimée par E/ω = 1.15 × 10−34 J.s. Cette valeur est comparable à la constante de Planck h, donc le traitement est quantique.
2) Montre à ressort
Pour une montre à ressort avec des parties mobiles de taille typique d = 0.1 mm (10−4 m), de masse typique m = 0.1 mg (10−7 kg), et un temps typique t = 1 s.
L'action A peut être estimée comme m v d. En considérant une vitesse typique v = d/t, l'action A ≈ m (d/t) d = m d2 / t.
Application numérique : A = (10−7 kg) × (10−4 m)2 / (1 s) = 10−15 J.s. Cette valeur est beaucoup plus grande que h, ce qui indique que le traitement est classique.
3) Noyau atomique
Pour un noyau dont l'énergie de liaison est de l'ordre de 8 MeV.
E = 8 MeV. La masse d'un nucléon (par exemple, un proton ou un neutron) est m ≈ 1.6 × 10−27 kg. La quantité de mouvement p = √(2mE) ≈ 6 × 10−20 kg.m/s. Le rayon typique d'un noyau est r ≈ 10−15 m.
L'action A = p r ≈ 6 × 10−35 kg.m2/s (J.s). Cette valeur est comparable à h, ce qui indique que le traitement est quantique.
Solution 5: Diffraction sur un cristal
Des expériences de diffraction ont été réalisées sur un cristal en utilisant divers types de particules.
1) Ordre de grandeur de la longueur d'onde des rayons X pour la diffraction
Un cristal est caractérisé par un arrangement régulier d'atomes ou d'ions disposés sur des plans réticulaires. La distance inter-réticulaire (d) est typiquement d'environ 1 Å (10−10 m).
Pour que le phénomène de diffraction soit observable, la longueur d'onde (λ) des particules utilisées doit être du même ordre de grandeur que la distance inter-réticulaire d. Ainsi, pour les rayons X, λ ≈ 1 Å. Ce principe est à la base de la loi de Bragg : 2d sin θn = n λ.
Énergie des photons correspondants
L'énergie E des photons est donnée par E = hν = h c / λ.
Application numérique (pour λ = 10−10 m) : E = (6.62 × 10−34 J.s × 3 × 108 m/s) / (10−10 m) = 1.986 × 10−15 J. Pour convertir en électrons-volts : E = (1.986 × 10−15 J) / (1.6 × 10−19 J/eV) ≈ 12.4 KeV.
2) Diffraction avec des neutrons thermiques
La longueur d'onde de De Broglie (λ) associée aux neutrons thermiques est calculée à partir de leur quantité de mouvement.
L'énergie cinétique moyenne d'un neutron thermique est Ec = 3/2 kB T. D'autre part, Ec = p2 / (2mn), où mn est la masse du neutron. Ainsi, la quantité de mouvement p = √(3 mn kB T).
La longueur d'onde λ = h / p = h / √(3 mn kB T).
Application numérique (pour T = 300 K) : λ = (6.62 × 10−34 J.s) / √(3 × 1.67 × 10−27 kg × 1.38 × 10−23 J/K × 300 K) ≈ 1.45 × 10−10 m = 1.45 Å.
Puisque la longueur d'onde associée aux neutrons (1.45 Å) est du même ordre de grandeur que la distance séparant les atomes du cristal (d ≈ 1 Å), il serait possible d'observer une figure de diffraction.
3) Diffraction avec des électrons accélérés sous une tension U
Calculons la tension U nécessaire pour que la longueur d'onde de De Broglie associée aux électrons accélérés soit de l'ordre de λ ≈ 1 Å (10−10 m).
L'énergie cinétique des électrons accélérés sous une tension U est Ec = e U. De plus, Ec = p2 / (2me), où me est la masse de l'électron. La longueur d'onde de De Broglie est λ = h / p, donc p = h / λ.
En substituant p dans l'expression de Ec : e U = (h / λ)2 / (2me). On en déduit U = h2 / (2me e λ2).
Application numérique : U = (6.62 × 10−34 J.s)2 / (2 × 9.11 × 10−31 kg × 1.6 × 10−19 C × (10−10 m)2) ≈ 152 Volt.
Solution 6: Atome d'hydrogène
La fonction d'onde décrivant l'état fondamental de l'électron de l'atome d'hydrogène s'écrit, en coordonnées sphériques : ψ(r) = C e−r/a, où C est une constante réelle et positive, et a est le rayon de Bohr (a ≈ 0.53 × 10−10 m).
1) La constante de normalisation C
La condition de normalisation de la fonction d'onde est ∫∫∫ |ψ(x, t)|2dv = 1. Pour une distribution sphérique, l'élément de volume est dv = 4 π r2dr.
Donc, 1 = 4 π |C|2 ∫0+∞ r2e−2r/a dr.
Après évaluation de l'intégrale (qui est une intégrale de type gamma), on trouve que C = 1 / √(π a3).
2) Densité de probabilité de présence de l'électron
La fonction d'onde normalisée pour l'état fondamental de l'hydrogène est : ψ(r) = (1 / √(π a3)) e−r/a.
La densité de probabilité de trouver l'électron en un point r est donnée par le carré du module de la fonction d'onde : |ψ(r)|2 = ψ∗(r)ψ(r) = (1 / (π a3)) e−2r/a.
Cette densité de probabilité est maximale pour r = 0, c'est-à-dire au centre de l'atome.
3) Probabilité de trouver l'électron entre r et r + dr
La probabilité dP de trouver l'électron dans une couche sphérique d'épaisseur dr, située à un rayon r, est dP = |ψ(r)|2dv. En remplaçant dv = 4 π r2dr, on obtient : dP = (1 / (π a3)) e−2r/a (4 π r2dr) = (4/a3) e−2r/a r2dr.
Pour trouver la valeur de r pour laquelle cette probabilité dP est maximale (le rayon le plus probable, r0), on dérive dP par rapport à r et on annule la dérivée : d(dP)/dr |r0 = 0.
Ceci mène à : (4/a3) (2r0 − 2r02/a) e−2r0/a = 0. Étant donné que e−2r0/a n'est jamais nul et r0 ≠ 0, on a 2r0 − 2r02/a = 0, ce qui simplifie à 1 − r0/a = 0. Donc, r0 = a.
Ainsi, le rayon le plus probable pour trouver l'électron dans l'état fondamental de l'hydrogène coïncide avec le rayon de Bohr.
Solution 7: Paquet d'ondes gaussien (facultatif)
Une particule libre de masse m, d'impulsion p = ℏk et d'énergie E est décrite par le paquet d'ondes ψ(x, t) à une dimension, donné par la transformée de Fourier : ψ(x, t) = (1 / √(2π)) ∫ g(k)ei(kx−ωt)dk (1).
1) Relation entre E et k
Pour une particule libre, l'énergie potentielle est considérée comme nulle. La fonction d'onde ψ(x, t) doit satisfaire l'équation de Schrödinger dépendante du temps : iℏ &partial;ψ(x, t)/&partial;t = −ℏ2/(2m) &partial;2ψ(x, t)/&partial;x2.
En substituant l'expression de ψ(x, t) et ses dérivées temporelle et spatiale, on déduit la relation de dispersion entre l'énergie E et le nombre d'onde k : E = ℏω = ℏ2k2 / (2m).
2) Paquet d'ondes à l'instant initial t = 0
À l'instant initial t = 0, le paquet d'ondes s'écrit : ψ(x, t = 0) = ψ(x) = (1 / √(2π)) ∫ g(k)eikxdk (2).
a) Transformée de Fourier de ψ(x)
La transformée de Fourier (TF) de ψ(x) est définie comme f(k) = TF[ψ(x)] = (1 / √(2π)) ∫ ψ(x)e−ikxdx.
La transformée de Fourier inverse est ψ(x) = TF−1[f(k)] = (1 / √(2π)) ∫ f(k)eikxdk.
Par identification avec l'expression (2) de ψ(x), on conclut que g(k) = f(k) = TF[ψ(x)], ce qui signifie que g(k) est la transformée de Fourier de ψ(x).
b) Égalité de Parseval-Plancherel
L'égalité de Parseval-Plancherel pour les fonctions d'onde s'énonce comme suit : ∫−∞+∞ |ψ(x)|2dx = ∫−∞+∞ |g(k)|2dk.
Remarques :
- |ψ(x)|2 et |g(k)|2 représentent respectivement la densité de probabilité de la particule dans l'espace des positions et dans l'espace des vecteurs d'onde (ou des impulsions, car p = ℏk).
- |ψ(x)|2dx est la probabilité de trouver la particule dans l'intervalle de position [x, x + dx].
- |g(k)|2dk est la probabilité de trouver le vecteur d'onde de la particule dans l'intervalle [k, k + dk].
- ∫−∞+∞ |ψ(x)|2dx et ∫−∞+∞ |g(k)|2dk représentent la probabilité totale de présence de la particule dans les espaces des positions et des impulsions, respectivement. Ces intégrales doivent être égales à 1 pour une fonction d'onde normalisée.
On suppose par la suite que la fonction g(k) est une gaussienne centrée en k0 : g(k) = (a2 / (2π))1/4 exp(−a2/4 (k − k0)2), où a est une constante ayant la dimension d'une longueur.
3) Paquet d'ondes à l'instant t = 0
a) Expression de ψ(x, 0)
En remplaçant g(k) par son expression gaussienne dans la relation (2) et en calculant l'intégrale de Fourier, l'expression du paquet d'onde à l'instant t = 0 est : ψ(x, 0) = (√2 / (πa2))1/4 eik0x e−x2/a2.
b) Position xM du centre du paquet d'ondes
Le centre xM du paquet d'ondes correspond au point où la densité de probabilité |ψ(x, 0)|2 est maximale. La densité de probabilité est |ψ(x, 0)|2 = (√2 / (πa2))1/2 exp(−2x2/a2).
En dérivant cette expression par rapport à x et en annulant la dérivée (d|ψ(x, 0)|2/dx = 0), on trouve xM = 0. Ainsi, à t = 0, le centre du paquet d'ondes est situé à l'origine.
c) Probabilité totale de présence
La probabilité de trouver la particule dans tout l'espace est donnée par l'intégrale : ∫−∞+∞ |ψ(x, 0)|2dx = (√2 / (πa2))1/2 ∫−∞+∞ exp(−2x2/a2)dx. Cette intégrale est égale à √(πa2/2), ce qui donne un résultat de 1, confirmant la normalisation du paquet d'ondes.
d) Détermination des largeurs Δx(0) et Δk(0)
Définition : La largeur Δy d'une fonction gaussienne de la forme f(y) = exp(−y2/b2) est donnée par Δy = b / √2.
Largeur Δx(0) de |ψ(x, 0)|2 : Pour |ψ(x, 0)|2 = (√2 / (πa2))1/2 exp(−2x2/a2), le paramètre b2 est a2/2. Donc, Δx(0) = (a/√2) / √2 = a/2.
Largeur Δk(0) de |g(k)|2 : Pour |g(k)|2 = (a2 / (2π))1/2 exp(−a2/2 (k − k0)2), le paramètre b2 est 2/a2. Donc, Δk(0) = (√2/a) / √2 = 1/a.
Relation de Heisenberg : Le produit des largeurs est Δx(0).Δk(0) = (a/2) × (1/a) = 1/2. En multipliant par ℏ, on obtient Δx(0).Δp(0) = ℏ/2. Cette relation est conforme au principe d'incertitude de Heisenberg.
4) Évolution du paquet d'ondes ψ(x, t) dans le temps
À l'instant t > 0, l'expression du paquet d'ondes ψ(x, t) est de la forme (à ne pas démontrer) : ψ(x, t) = (2/πa2)1/4 eiφeik0x ( ( − (x − ℏk0t/m)2 ) / (a4 + 4ℏ2t2/m2)1/4 ) exp(a2 + 2iℏt/m).
a) La densité de probabilité |ψ(x, t)|2 associée à la particule à l'instant t
La densité de probabilité est donnée par : |ψ(x, t)|2 = (2/πa2)1/2 × (1 / (1 + (4ℏ2t2 / (m2a4))))1/2 × exp(− (2/a2) (x − ℏk0t/m)2 / (1 + (4ℏ2t2 / (m2a4)))).
b) Position xM(t) du centre du paquet d'ondes à l'instant t
Le centre du paquet d'ondes xM(t) est la position où la densité de probabilité |ψ(x, t)|2 est maximale. En annulant la dérivée de |ψ(x, t)|2 par rapport à x (&partial;|ψ(x, t)|2/&partial;x = 0), on trouve xM(t) = ℏk0t/m.
La vitesse de déplacement du centre du paquet est v = d xM(t) / dt = ℏk0/m. Le mouvement du centre du paquet d'ondes est uniforme.
Comparaison avec la vitesse de groupe associée au paquet : Par définition, la vitesse de groupe vg = dω(k)/dk |k=k0. Puisque ω(k) = ℏk2/(2m), on a vg = ℏk0/m. On constate que la vitesse de groupe associée au paquet d'ondes coïncide avec la vitesse du centre du paquet.
c) Détermination de la largeur Δx(t) et de l'amplitude A(t) de |ψ(x, t)|2
La densité de probabilité |ψ(x, t)|2 à l'instant t est une gaussienne de la forme A(t)e−(X)2/b2.
L'amplitude du paquet est A(t) = (2/πa2)1/2 × (1 / (1 + (4ℏ2t2 / (m2a4))))1/2.
La largeur du paquet est Δx(t) = (a/√2) × √(1 + (4ℏ2t2 / (m2a4))).
Évolution de la forme de la densité de probabilité au cours du temps : Quand le temps t augmente, l'amplitude A(t) diminue, tandis que la largeur Δx(t) augmente. Ce phénomène est connu sous le nom d'étalement du paquet d'ondes.
FAQ - Mécanique Quantique
Qu'est-ce que le rayonnement du corps noir et la loi de Planck ?
Le rayonnement du corps noir est le rayonnement électromagnétique émis par un objet idéal qui absorbe toutes les radiations électromagnétiques incidentes. La loi de Planck décrit la distribution spectrale de l'énergie de ce rayonnement en fonction de la longueur d'onde (ou de la fréquence) et de la température. Elle a introduit la notion de quanta d'énergie, marquant le début de la mécanique quantique.
Comment l'effet photo-électrique a-t-il contribué à la physique quantique ?
L'effet photo-électrique est l'émission d'électrons par un matériau lorsqu'il est exposé à un rayonnement électromagnétique. Les observations de cet effet (comme l'existence d'une fréquence seuil et l'indépendance de l'énergie cinétique des photo-électrons par rapport à l'intensité lumineuse) ne pouvaient pas être expliquées par la physique classique. Albert Einstein a proposé en 1905 que la lumière est composée de paquets d'énergie discrets appelés photons, expliquant ainsi l'effet et renforçant la théorie quantique de Planck.
Quelle est la signification du principe d'incertitude de Heisenberg ?
Le principe d'incertitude de Heisenberg est un concept fondamental de la mécanique quantique qui stipule qu'il est impossible de connaître simultanément avec une précision arbitraire certaines paires de propriétés physiques d'une particule, telles que sa position et sa quantité de mouvement, ou son énergie et le temps. Cela signifie que plus on mesure précisément l'une de ces propriétés, moins on peut connaître l'autre avec précision, révélant une limite fondamentale à la connaissance que l'on peut avoir des systèmes quantiques.