Examen algebre 1 smpc s1 automne univ rabat 2014 2015

Examen algebre 1 smpc s1 automne univ rabat 2014 2015 algèbr

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Corrigé Détaillé de l'Examen d'Algèbre 1 (SMPC - Session Automne 2014-2015)

Ce document présente une correction détaillée d'un examen d'Algèbre 1, couvrant des notions fondamentales d'algèbre linéaire, de géométrie dans l'espace et de nombres complexes. Chaque exercice est traité pas à pas, avec des explications claires pour faciliter la compréhension des méthodes et des concepts.

Il est destiné aux étudiants souhaitant réviser ou approfondir leurs connaissances en Algèbre 1, en fournissant des solutions structurées et des clarifications sur les points clés.

Énoncés des Exercices

Exercice 1: Algèbre Vectorielle dans R3

Soit R1 = (O; i, j, k) un repère orthonormal direct de l'espace R3 avec i, j et k des vecteurs de coordonnées cartésiennes respectivement (1,0,0), (0,1,0) et (0,0,1), et O un point de coordonnées (0,0,0). Considérons u un vecteur de R3 de coordonnées cartésiennes (1, 1, 1).

  1. Calculer i ^ u, j ^ u et k ^ u en fonction de i, j et k.
  2. La famille de vecteurs F = (i ^ u, j ^ u, k ^ u) est-elle libre ou liée ? Justifier votre réponse.

Exercice 2: Géométrie dans l'Espace

On considère la droite D passant par A(-1,0,2) et dirigée par le vecteur (1,-1,1). Soit B(1,-1,2) un point de l'espace R3.

  1. Déterminer l'équation paramétrique de D.
  2. Déterminer l'équation du plan P normal à D passant par B.
  3. Que peut-on dire de la position relative de P et D ? Justifier votre réponse.
  4. Déterminer les coordonnées cartésiennes du point H = P ∩ D.
  5. Calculer la distance de B à la droite D.

On considère le plan P' d'équation paramétrique suivante:

x = -1 + t + t'
y = 2 - t - 2t'
z = 1 + 2t - t'

avec (t, t') ∈ R2.

  1. Déterminer un vecteur normal n' au plan P'.
  2. Déduire la position relative de P et P'.

Exercice 3: Polynômes et Nombres Complexes

On considère le polynôme : P(X) = X3 - 4X2 + 9X - 36.

  1. Vérifier que 3i est une racine de P.
  2. Trouver le polynôme Q(X), tel que : P(X) = (X - 3i) Q(X).
  3. Résoudre dans C l'équation Q(X) = 0.

Soit R2 = (O; i, j) un repère orthonormal de R2 avec i = (1,0) et j = (0,1), et O un point de coordonnées (0,0). Considérons les points A, B et C d'affixes respectives zA = 3i, zB = -3i et zC = 4.

  1. Donner les coordonnées polaires de A et de B.
  2. Soit rA, -π/2 une rotation de centre A et d'angle -π/2, et tAB une translation de vecteur AB. Déterminer zE, l'affixe de E, telle que : rA, -π/2 o tAB (C) = E.

Corrigés Détaillés

Corrigé de l'Exercice 1

Le vecteur u a pour coordonnées (1,1,1) dans le repère (i,j,k).

  1. Calcul des produits vectoriels :
  2. Nous utilisons la formule du produit vectoriel. Rappelons que i = (1,0,0), j = (0,1,0), k = (0,0,1).

    • i ^ u = (1,0,0) ^ (1,1,1) = (0*1 - 0*1, 0*1 - 1*1, 1*1 - 0*1) = (0, -1, 1). En fonction de i, j, k : i ^ u = -j + k.
    • j ^ u = (0,1,0) ^ (1,1,1) = (1*1 - 0*1, 0*1 - 1*0, 0*1 - 1*1) = (1, 0, -1). En fonction de i, j, k : j ^ u = i - k.
    • k ^ u = (0,0,1) ^ (1,1,1) = (0*1 - 1*1, 1*1 - 0*1, 0*1 - 0*1) = (-1, 1, 0). En fonction de i, j, k : k ^ u = -i + j.
  3. Nature de la famille de vecteurs F :
  4. La famille F est constituée des vecteurs v1 = i ^ u = (0, -1, 1), v2 = j ^ u = (1, 0, -1), v3 = k ^ u = (-1, 1, 0).

    Pour savoir si la famille est libre ou liée, nous cherchons s'il existe des scalaires non tous nuls α, β, γ tels que αv1 + βv2 + γv3 = 0.

    α(0, -1, 1) + β(1, 0, -1) + γ(-1, 1, 0) = (0,0,0)

    Ceci nous donne le système d'équations :

    • β - γ = 0
    • -α + γ = 0
    • α - β = 0

    De la première équation, nous déduisons γ = β. De la deuxième, α = γ. Et de la troisième, α = β. Par conséquent, nous avons α = β = γ.

    Si nous choisissons par exemple α = 1 (donc β = 1 et γ = 1), nous obtenons :

    1 * (0, -1, 1) + 1 * (1, 0, -1) + 1 * (-1, 1, 0) = (0 + 1 - 1, -1 + 0 + 1, 1 - 1 + 0) = (0, 0, 0).

    Puisqu'il existe une combinaison linéaire non triviale (avec des coefficients non tous nuls) de ces vecteurs qui donne le vecteur nul, la famille de vecteurs F est liée.

    Explication : Une famille de vecteurs est liée si l'un des vecteurs peut s'exprimer comme une combinaison linéaire des autres. Dans R3, si trois vecteurs sont coplanaires, ils sont liés. Ici, le fait que leur combinaison donne le vecteur nul montre leur dépendance linéaire.

Corrigé de l'Exercice 2

La droite D passe par A(-1,0,2) et est dirigée par le vecteur uD = (1,-1,1).

  1. Équation paramétrique de D :
  2. L'équation paramétrique d'une droite passant par un point (x0, y0, z0) et dirigée par un vecteur (a, b, c) est donnée par :

    x = x0 + at
    y = y0 + bt
    z = z0 + ct

    En utilisant A(-1,0,2) et uD = (1,-1,1), nous obtenons :

    x(t) = -1 + t
    y(t) = 0 - t
    z(t) = 2 + t

    avec t ∈ R.

  3. Équation du plan P normal à D passant par B :
  4. Si le plan P est normal à la droite D, alors le vecteur directeur de D (uD = (1,-1,1)) est un vecteur normal au plan P. L'équation générale d'un plan est ax + by + cz + d = 0, où (a,b,c) est le vecteur normal.

    Donc, l'équation de P est de la forme : 1x - 1y + 1z + d = 0, soit x - y + z + d = 0.

    Le plan P passe par le point B(1,-1,2). Nous substituons les coordonnées de B dans l'équation pour trouver d :

    1 - (-1) + 2 + d = 0

    1 + 1 + 2 + d = 0

    4 + d = 0 ⇒ d = -4.

    L'équation du plan P est donc : x - y + z - 4 = 0.

  5. Position relative de P et D :
  6. Comme le vecteur directeur de la droite D (uD = (1,-1,1)) est le vecteur normal au plan P (nP = (1,-1,1)), la droite D est perpendiculaire au plan P.

    Puisque la droite D passe par le point A(-1,0,2) et que ce point ne satisfait pas l'équation du plan P (-1 - 0 + 2 - 4 = -3 ≠ 0), la droite D n'est pas contenue dans P. Par conséquent, la droite D et le plan P sont perpendiculaires et se coupent en un unique point.

  7. Coordonnées cartésiennes du point H = P ∩ D :
  8. Pour trouver les coordonnées du point d'intersection H, nous substituons les équations paramétriques de D dans l'équation cartésienne de P :

    (-1 + t) - (0 - t) + (2 + t) - 4 = 0

    -1 + t + t + 2 + t - 4 = 0

    3t - 3 = 0

    3t = 3 ⇒ t = 1.

    Maintenant, nous substituons t = 1 dans les équations paramétriques de D pour trouver les coordonnées de H :

    xH = -1 + 1 = 0

    yH = 0 - 1 = -1

    zH = 2 + 1 = 3

    Les coordonnées du point H sont : (0, -1, 3).

  9. Distance de B à la droite D :
  10. La distance d'un point B à une droite D passant par A et dirigée par le vecteur uD est donnée par la formule :

    d(B, D) = ||AB ^ uD|| / ||uD||

    Calculons le vecteur AB : A(-1,0,2), B(1,-1,2).

    AB = (1 - (-1), -1 - 0, 2 - 2) = (2, -1, 0).

    Calculons le produit vectoriel AB ^ uD : uD = (1,-1,1).

    AB ^ uD = (2, -1, 0) ^ (1, -1, 1) = ((-1)*1 - 0*(-1), 0*1 - 2*1, 2*(-1) - (-1)*1)

    = (-1, -2, -1).

    Calculons la norme de ce vecteur :

    ||AB ^ uD|| = √((-1)2 + (-2)2 + (-1)2) = √(1 + 4 + 1) = √6.

    Calculons la norme du vecteur directeur uD :

    ||uD|| = √(12 + (-1)2 + 12) = √(1 + 1 + 1) = √3.

    La distance est : d(B, D) = √6 / √3 = √(6/3) = √2.

  11. Détermination d'un vecteur normal n' au plan P' :
  12. Le plan P' est donné par les équations paramétriques :

    x = -1 + t + t'
    y = 2 - t - 2t'
    z = 1 + 2t - t'

    Les vecteurs directeurs du plan P' sont donnés par les coefficients de t et t' :

    • v1 (pour t) = (1, -1, 2)
    • v2 (pour t') = (1, -2, -1)

    Un vecteur normal n' est le produit vectoriel de ces deux vecteurs directeurs :

    n' = v1 ^ v2 = (1, -1, 2) ^ (1, -2, -1)

    = ((-1)*(-1) - 2*(-2), 2*1 - 1*(-1), 1*(-2) - (-1)*1)

    = (1 + 4, 2 + 1, -2 + 1)

    = (5, 3, -1).

    L'équation cartésienne du plan P' est donc de la forme 5x + 3y - z + d' = 0. Pour trouver d', nous utilisons un point du plan, par exemple le point A' obtenu pour t=0 et t'=0 : A'(-1, 2, 1).

    5(-1) + 3(2) - 1 + d' = 0

    -5 + 6 - 1 + d' = 0

    0 + d' = 0 ⇒ d' = 0.

    L'équation cartésienne de P' est : 5x + 3y - z = 0.

  13. Position relative de P et P' :
  14. Le plan P a pour vecteur normal nP = (1, -1, 1) (d'après l'équation x - y + z - 4 = 0).

    Le plan P' a pour vecteur normal nP' = (5, 3, -1) (calculé ci-dessus).

    Pour déterminer la position relative, nous vérifions si les vecteurs normaux sont colinéaires. S'ils le sont, les plans sont parallèles ou confondus. Sinon, ils sont sécants.

    Les vecteurs (1, -1, 1) et (5, 3, -1) ne sont pas colinéaires (il n'existe pas de réel k tel que (5, 3, -1) = k * (1, -1, 1), car les rapports 5/1, 3/(-1) et -1/1 ne sont pas égaux).

    Puisque leurs vecteurs normaux ne sont pas colinéaires, les plans P et P' sont sécants.

Corrigé de l'Exercice 3

On considère le polynôme : P(X) = X3 - 4X2 + 9X - 36.

  1. Vérification que 3i est une racine de P :
  2. Pour vérifier que 3i est une racine, nous substituons X = 3i dans le polynôme P(X) :

    P(3i) = (3i)3 - 4(3i)2 + 9(3i) - 36

    = 27i3 - 4(9i2) + 27i - 36

    Sachant que i2 = -1 et i3 = -i :

    = 27(-i) - 4(-9) + 27i - 36

    = -27i + 36 + 27i - 36

    = 0.

    Puisque P(3i) = 0, nous confirmons que 3i est bien une racine de P.

  3. Détermination du polynôme Q(X) :
  4. Puisque 3i est une racine de P(X), nous savons que (X - 3i) est un facteur de P(X). De plus, puisque P(X) a des coefficients réels, si 3i est une racine, son conjugué -3i est également une racine. On peut donc factoriser P(X) par (X - 3i)(X + 3i) = X2 + 9.

    En effectuant la division euclidienne de P(X) par (X2 + 9) :

            X - 4
          ___________
    X^2+9 | X^3 - 4X^2 + 9X - 36
            -(X^3     + 9X)
            _________________
                  -4X^2      - 36
                -(-4X^2      - 36)
                _________________
                      0
            

    Ainsi, P(X) = (X2 + 9)(X - 4) = (X - 3i)(X + 3i)(X - 4).

    Par conséquent, Q(X) = (X + 3i)(X - 4).

    En développant, nous obtenons : Q(X) = X2 - 4X + 3iX - 12i = X2 + (-4 + 3i)X - 12i.

  5. Résolution de Q(X) = 0 dans C :
  6. Nous devons résoudre l'équation quadratique Q(X) = X2 + (-4 + 3i)X - 12i = 0.

    Calculons le discriminant Δ : Δ = b2 - 4ac.

    Δ = (-4 + 3i)2 - 4(1)(-12i)

    = (16 - 2*4*3i + (3i)2) + 48i

    = (16 - 24i - 9) + 48i

    = 7 - 24i + 48i

    = 7 + 24i.

    Nous cherchons les racines carrées de Δ = 7 + 24i. Soit δ = a + bi une racine telle que δ2 = 7 + 24i.

    a2 - b2 = 7

    2ab = 24 ⇒ ab = 12

    2| = |7 + 24i| = √(72 + 242) = √(49 + 576) = √625 = 25. Donc a2 + b2 = 25.

    En additionnant (a2 - b2 = 7) et (a2 + b2 = 25) : 2a2 = 32 ⇒ a2 = 16 ⇒ a = ±4.

    Si a = 4, alors b = 12/4 = 3. Donc δ1 = 4 + 3i.

    Si a = -4, alors b = 12/(-4) = -3. Donc δ2 = -4 - 3i.

    Nous utilisons δ = 4 + 3i pour les solutions X1 et X2 :

    X1 = ( -b + δ ) / 2a = ( -(-4 + 3i) + (4 + 3i) ) / 2

    = ( 4 - 3i + 4 + 3i ) / 2 = 8 / 2 = 4.

    X2 = ( -b - δ ) / 2a = ( -(-4 + 3i) - (4 + 3i) ) / 2

    = ( 4 - 3i - 4 - 3i ) / 2 = -6i / 2 = -3i.

    Les solutions de Q(X) = 0 sont X = 4 et X = -3i.

  7. Coordonnées polaires de A et de B :
  8. Les affixes des points sont zA = 3i, zB = -3i et zC = 4.

    • Point A : zA = 3i.
    • Le module est |zA| = |3i| = 3.

      L'argument est arg(zA) = π/2 (car 3i est sur l'axe imaginaire positif).

      Les coordonnées polaires de A sont (3, π/2).

    • Point B : zB = -3i.
    • Le module est |zB| = |-3i| = 3.

      L'argument est arg(zB) = -π/2 (ou 3π/2, car -3i est sur l'axe imaginaire négatif).

      Les coordonnées polaires de B sont (3, -π/2).

  9. Détermination de zE :
  10. On doit appliquer la translation tAB à C, puis la rotation rA, -π/2 au résultat.

    • Première étape : Translation tAB(C) = C'
    • Le vecteur de translation est AB. Son affixe est zAB = zB - zA.

      zAB = -3i - 3i = -6i.

      L'affixe de C' est zC' = zC + zAB.

      zC' = 4 + (-6i) = 4 - 6i.

    • Deuxième étape : Rotation rA, -π/2(C') = E
    • La rotation de centre A(zA) et d'angle θ transforme un point M(zM) en M'(zM') selon la formule : (zM' - zA) = e (zM - zA).

      Ici, M = C', M' = E, zA = 3i, θ = -π/2.

      (zE - zA) = e-iπ/2 (zC' - zA)

      Nous savons que e-iπ/2 = cos(-π/2) + i sin(-π/2) = 0 - i = -i.

      zE - 3i = -i ( (4 - 6i) - 3i )

      zE - 3i = -i (4 - 9i)

      zE - 3i = -4i + 9i2

      zE - 3i = -4i - 9

      zE = -9 - 4i + 3i

      L'affixe de E est : zE = -9 - i.

Foire Aux Questions (FAQ)

Qu'est-ce qu'une famille de vecteurs libre ou liée ?

Une famille de vecteurs est dite libre si le seul moyen d'obtenir le vecteur nul par une combinaison linéaire de ces vecteurs est d'utiliser des coefficients tous nuls. Autrement dit, aucun vecteur de la famille ne peut être exprimé comme une combinaison linéaire des autres. Inversement, une famille de vecteurs est dite liée s'il existe une combinaison linéaire non triviale (avec au moins un coefficient non nul) de ces vecteurs qui donne le vecteur nul. Cela signifie qu'au moins un des vecteurs peut être exprimé comme une combinaison linéaire des autres, et ils sont "dépendants". En géométrie, des vecteurs liés peuvent indiquer qu'ils sont coplanaires (pour 3 vecteurs dans R3) ou colinéaires.

Comment déterminer l'équation d'un plan normal à une droite ?

Si un plan P est normal à une droite D, alors le vecteur directeur de la droite D est un vecteur normal au plan P. Pour trouver l'équation du plan (ax + by + cz + d = 0), on utilise les composantes (a,b,c) du vecteur directeur de la droite comme coefficients du vecteur normal (a,b,c). Ensuite, pour déterminer la constante d, on utilise les coordonnées d'un point connu appartenant au plan. On substitue ces coordonnées dans l'équation et on résout pour d.

Quel est l'intérêt des coordonnées polaires pour les nombres complexes en géométrie ?

Les coordonnées polaires (module, argument) d'un nombre complexe z = r(cosθ + i sinθ) sont très utiles en géométrie pour représenter des transformations. Le module r représente la distance du point à l'origine, et l'argument θ représente l'angle entre le vecteur position du point et l'axe des réels positifs. Cette forme simplifie grandement le calcul des rotations et homothéties : une rotation de centre l'origine et d'angle α correspond à multiplier le nombre complexe par e, et une homothétie de centre l'origine et de rapport k correspond à multiplier par k. Pour des transformations plus complexes (comme les rotations de centre quelconque), les propriétés modulaires et argumentaires restent fondamentales pour comprendre et calculer les nouvelles positions des points.

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