Examen corrigé mécanique thermodynamique chimie s1 smp smc 2

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Cinématique du Point Matériel : Principes Fondamentaux et Applications

Cet article explore des concepts clés de la mécanique du point matériel, incluant l'étude des mouvements, des trajectoires, des bases de coordonnées (cartésiennes, cylindriques, de Frenet) et la décomposition des mouvements dans les référentiels relatifs. Il est destiné aux étudiants et professionnels souhaitant approfondir leur compréhension des principes de base de la physique.

Exercice 1: Mouvement et Trajectoire en Coordonnées Cartésiennes

Description du Mouvement

On considère un point matériel M se déplaçant dans un référentiel R(O, xyz) muni de la base (i, j, k). Les coordonnées du point M dans R sont données par:

x(t) = t+1

y(t) = t²+1

z(t) = 0

où t représente le temps.

Questions

a) Équation de la trajectoire de M dans R et sa nature

Pour déterminer l'équation de la trajectoire, il convient d'éliminer le temps (t) des expressions des coordonnées. Étant donné que z(t)=0, le mouvement se déroule entièrement dans le plan (Oxy). La nature de la trajectoire identifie la forme géométrique du chemin parcouru par le point M (par exemple, droite, cercle, parabole).

b) Calcul de la vitesse et de l'accélération

Calculer le vecteur vitesse V(M/R) et le vecteur accélération a(M/R) du point M. Le vecteur vitesse est obtenu en dérivant le vecteur position par rapport au temps, et le vecteur accélération est la dérivée du vecteur vitesse par rapport au temps, le tout dans le référentiel R.

Exercice 2: Base de Frenet et Accélération

Concepts Fondamentaux de la Base de Frenet

On considère une courbe (C) sur laquelle se déplace un point matériel M d'abscisse curviligne s(t). La vitesse du point M dans le référentiel R(O, xyz) est V(M/R), dont le module est la vitesse scalaire V = ds/dt. On définit la base locale (ou base de Frenet) (T, N, B) en tout point de la trajectoire. Le vecteur vitesse s'exprime comme V(M/R) = V T, où T est le vecteur tangent unitaire à la trajectoire.

Questions

a) Définition des vecteurs de la base de Frenet

Que désignent les vecteurs T, N et B ? Décrire la direction et le rôle physique de chaque vecteur dans la description du mouvement d'un point matériel le long d'une courbe. T est le vecteur tangent, N le vecteur normal principal, et B le vecteur binormal.

b) Formule de l'accélération dans la base de Frenet

Montrer que l'accélération du point M est donnée par:

a(M/R) = (dV/dt) T + (V²/r) N

où r est le rayon de courbure de la trajectoire (C) au point M. Cette expression fondamentale décompose l'accélération en une composante tangentielle (liée à la variation de la vitesse scalaire) et une composante normale (liée à la courbure de la trajectoire et à la vitesse).

c) Expression du rayon de courbure

Exprimer r en fonction du module du vecteur vitesse V(M/R) et du module du vecteur accélération a(M/R). Le rayon de courbure est une caractéristique géométrique de la trajectoire qui quantifie sa courbure en un point donné et est intrinsèquement lié aux composantes de l'accélération.

Exercice 3: Cinématique en Référentiel Relatif

Description du Dispositif

On considère la base (i, j, k) attachée à un référentiel absolu R(O, xyz) et la base (er, eθ, k) liée à un référentiel relatif R1(O1, x1y1z). Un point matériel M est assujetti à se déplacer sur une tige (T1). La tige (T1) est solidaire en O1 avec une autre tige (T2) en rotation autour de l'axe (Oz) d'un angle φ(t). La tige (T1) est située dans le plan vertical (er, k). Le point O1 est repéré par OO1 = ρ(t)er et le point M est repéré sur la tige (T1) par: O1M = V0 t u, où V0 est une constante. Le vecteur u fait un angle constant α avec le vecteur er.

N.B. et Vérification Préliminaire

Note: Toutes les expressions vectorielles doivent être exprimées dans la base (er, eθ, k).

Vérifier que la vitesse de rotation de R1 par rapport à R est ω = φ̇k. La vitesse de rotation vectorielle caractérise le mouvement de rotation du référentiel relatif par rapport au référentiel absolu.

I- Étude de la cinématique de M par calcul direct

a) et b) Expression du vecteur u

Étant donné que le vecteur u fait un angle constant α avec er et qu'il est situé dans le plan (er, k), exprimer u en fonction de er, k et l'angle α en utilisant les relations trigonométriques appropriées.

c) Expression du vecteur position OM

Donner l'expression complète du vecteur position OM du point M dans le référentiel absolu R, en appliquant la relation de Chasles pour composer les positions relatives (OM = OO1 + O1M).

d) Détermination de la vitesse absolue V(M/R) du point M

Déterminer le vecteur vitesse absolue de M en dérivant directement le vecteur position OM par rapport au temps dans le référentiel absolu R. Il est crucial de considérer la dépendance temporelle des vecteurs de base (er, eθ) lors de la dérivation.

e) Détermination de l'accélération absolue a(M/R) du point M

Déterminer le vecteur accélération absolue de M en dérivant directement le vecteur vitesse V(M/R) par rapport au temps dans le référentiel absolu R, en prenant en compte les dérivées des vecteurs de base.

II- Étude de la cinématique de M par décomposition de mouvement

Cette partie applique les lois de composition des vitesses et des accélérations pour les référentiels en mouvement relatif, offrant une approche alternative pour le calcul des grandeurs cinématiques.

a) Détermination de la vitesse relative V(M/R1)

Déterminer la vitesse de M telle qu'elle serait observée par un observateur fixe dans le référentiel mobile R1. Il s'agit de la dérivée du vecteur position O1M par rapport au temps dans R1.

b) Détermination de la vitesse d'entraînement Ve(M)

Calculer la vitesse d'entraînement de M. C'est la vitesse qu'aurait le point M s'il était fixe dans le référentiel R1 et coïncidait avec sa position actuelle. Elle est due au mouvement du référentiel R1 lui-même par rapport à R.

c) Déduction de la vitesse absolue V(M/R)

En utilisant la loi de composition des vitesses, déduire la vitesse absolue de M : V(M/R) = V(M/R1) + Ve(M). Comparer ce résultat avec celui obtenu par le calcul direct de la partie I.

d) Détermination de l'accélération relative a(M/R1)

Déterminer l'accélération de M telle qu'elle serait observée par un observateur fixe dans le référentiel mobile R1. C'est la dérivée seconde du vecteur position O1M par rapport au temps dans R1.

e) Détermination de l'accélération d'entraînement ae(M)

Calculer l'accélération d'entraînement de M. C'est l'accélération qu'aurait le point M s'il était fixe dans le référentiel R1 et coïncidait avec sa position actuelle.

f) Détermination de l'accélération de Coriolis ac(M)

Calculer l'accélération de Coriolis de M. Cette accélération fictive est une conséquence du mouvement du point dans un référentiel lui-même en rotation, et elle est proportionnelle au produit vectoriel de la vitesse de rotation du référentiel et de la vitesse relative du point.

g) Déduction de l'accélération absolue a(M/R)

En utilisant la loi de composition des accélérations (a(M/R) = a(M/R1) + ae(M) + ac(M)), déduire l'accélération absolue de M. Comparer ce résultat avec celui obtenu par le calcul direct de la partie I.

Foire Aux Questions (FAQ)

Qu'est-ce qu'un référentiel absolu et un référentiel relatif en mécanique ?

Un référentiel absolu est un référentiel considéré comme fixe, servant de base pour la description des mouvements. Il est souvent un référentiel galiléen. Un référentiel relatif est un référentiel en mouvement (translation et/ou rotation) par rapport au référentiel absolu. L'étude de la cinématique dans un référentiel relatif introduit des termes d'accélération supplémentaires, tels que l'accélération d'entraînement et l'accélération de Coriolis, pour concilier les observations faites dans les deux référentiels.

Quand utilise-t-on la base de Frenet plutôt que des coordonnées cartésiennes ou cylindriques ?

La base de Frenet est particulièrement utile pour décrire les mouvements curvilignes, car elle sépare naturellement l'accélération en composantes tangentielle (liée à la variation du module de la vitesse) et normale (liée à la courbure de la trajectoire et à la modification de la direction de la vitesse). Elle est privilégiée lorsque l'on s'intéresse aux propriétés intrinsèques de la trajectoire elle-même, comme le rayon de courbure, et aux effets de la courbure sur l'accélération. Les coordonnées cartésiennes ou cylindriques sont plus générales pour la description de la position dans l'espace.

Quelle est la signification physique de l'accélération de Coriolis ?

L'accélération de Coriolis est une accélération d'inertie (ou fictive) qui apparaît dans les lois de la dynamique lorsque le mouvement d'un corps est décrit par rapport à un référentiel en rotation. Elle est perpendiculaire à la fois à la vitesse relative du corps et à la vitesse angulaire du référentiel en rotation. Ses effets sont visibles dans de nombreux phénomènes naturels et technologiques, comme la déviation des trajectoires des projectiles à longue portée, la circulation des courants océaniques et atmosphériques (responsable des cyclones et anticyclones) ou le comportement des gyroscopes.

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