Macroéconomie les représentations contemporaines modèle pdf

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Les Représentations Macroéconomiques Contemporaines

Le Modèle IS-LM : L'Équilibre Économique Global

Le modèle IS-LM cherche à rapprocher le secteur réel et la sphère monétaire de l'économie. Il a été présenté par John Hicks, prix Nobel d'économie en 1972, en 1937, peu de temps après la publication de la Théorie Générale de Keynes. Malgré les préventions que Keynes nourrissait à l'encontre de la formalisation mathématique, il n'a pas manifesté de reproches virulents à l'égard de ce modèle. Hicks a travaillé avec Alvin Hansen, et le modèle Hicks-Hansen est considéré comme une vision pédagogique et formalisée des idées keynésiennes. Cependant, certains estiment aujourd'hui que ce modèle a travesti et simplifié de manière radicale la pensée de Keynes. Le modèle Hicks-Hansen est un modèle de synthèse, intégrant des analyses néoclassiques, et suggérant que le modèle keynésien ne serait qu'un cas particulier du modèle général néoclassique.

L'Équilibre sur le Marché des Produits et la Courbe IS

Cette section s'intéresse au marché des biens et des services, en considérant au départ une économie fermée (sans relations avec le reste du monde) et sans intervention de l'État. La demande globale (Dg) est la somme de la consommation (C) et de l'investissement (I). La condition d'équilibre sur ce marché est que le revenu (Y) soit égal à la demande globale : Y = C + I, où Y représente le revenu (ou la production), C la consommation et I l'investissement.

Rappels sur la Fonction d'Investissement

Chez Keynes, la décision d'investir résulte de la relation qu'entretient l'Efficacité Marginale du Capital (EMC) avec le taux d'intérêt. L'EMC représente le rendement attendu d'un investissement. Pour un état donné de l'EMC, une baisse du taux d'intérêt permet d'augmenter le niveau d'investissement, toutes choses égales par ailleurs, car le coût d'emprunt diminue. Chaque événement macroéconomique peut rendre les agents, notamment les chefs d'entreprise, plus ou moins pessimistes ou optimistes quant à l'avenir. Cette courbe est spécifiquement instable, car le comportement des chefs d'entreprise est volatile et très changeant.

La Courbe IS

La courbe IS (Investment-Saving) représente l'ensemble des combinaisons de taux d'intérêt (i) et de revenu (Y) qui assurent l'équilibre sur le marché des biens et services. Cet équilibre est atteint lorsque l'offre globale est égale à la demande globale (Og = Dg), ou de manière équivalente, lorsque l'épargne (S) est égale à l'investissement (I).

  • L'épargne (S) est la partie du revenu non consommée : S = Y - C.
  • La consommation (C) est une fonction du revenu : C = C(Y).
  • Par conséquent, l'épargne (S) est aussi une fonction du revenu : S = S(Y).
  • L'investissement (I) est une fonction inverse du taux d'intérêt : I = I(i).

La courbe IS est établie pour des valeurs données des paramètres affectant les fonctions d'investissement et d'épargne. Une modification de l'un ou l'autre de ces paramètres entraînera un déplacement de la courbe IS. Par exemple, une dépense publique positive (ou une réduction d'impôts) aura pour conséquence de décaler la courbe IS vers la droite, stimulant ainsi la demande globale. La sensibilité de l'investissement au taux d'intérêt influence la pente de la courbe IS : plus l'investissement est sensible au taux d'intérêt, plus la courbe IS est plate.

Les Déplacements de la Courbe IS

Les principaux facteurs qui peuvent déplacer la courbe IS incluent les variations des dépenses publiques, des impôts, ou des changements dans l'optimisme des entreprises (affectant l'Efficacité Marginale du Capital). Une augmentation des dépenses publiques ou une diminution des impôts, par exemple, déplace la courbe IS vers la droite, indiquant un niveau de revenu plus élevé pour chaque taux d'intérêt donné. Inversement, une politique budgétaire restrictive la déplace vers la gauche.

L'Équilibre sur le Marché de la Monnaie et la Courbe LM

Rappels sur les Fonctions et l'Offre de Monnaie

La monnaie, bien que complexe dans ses formes historiques et contemporaines, remplit plusieurs fonctions essentielles :

  • Intermédiaire d'échange : Facilite les transactions en évitant le troc direct.
  • Réserve de valeur : Permet de transférer du pouvoir d'achat dans le temps.
  • Étalon de mesure des valeurs : Sert d'unité de compte pour évaluer les biens et services.

L'offre de monnaie est généralement considérée comme étant déterminée de manière exogène par les autorités monétaires, typiquement la Banque Centrale. Elle est définie par la volonté de cette institution, même si cette hypothèse est une simplification du fonctionnement réel.

La Demande de Monnaie et la Théorie de la Préférence pour la Liquidité

Alors que l'offre de monnaie est exogène, la demande de monnaie émane des agents économiques. La théorie de la préférence pour la liquidité de Keynes explique pourquoi les agents décident de détenir une partie de leur richesse sous forme monétaire. L'avantage principal de la monnaie par rapport à d'autres formes de patrimoine (actifs réels ou financiers) est sa liquidité : elle peut être transformée rapidement et sans perte de capital en biens ou services. On distingue trois motifs principaux de détention de monnaie :

  • Le motif de transaction : Les agents détiennent de la monnaie pour financer leurs transactions projetées. En pratique, le rythme de perception et de dépense des revenus n'étant pas le même, une encaisse de transaction est nécessaire. Plus les revenus sont importants, plus les encaisses de transaction sont élevées.
  • Le motif de précaution : La monnaie est détenue pour faire face aux aléas de la vie, qu'ils soient favorables (comme un gain inattendu) ou défavorables (comme une maladie ou un accident). Keynes soulignait que « la détention de monnaie apaise notre inquiétude ». Cette encaisse de précaution est positivement corrélée au niveau de revenu.
  • Le motif de spéculation : Ce motif est particulièrement innovant et fondamental chez Keynes. Il s'agit de détenir de la monnaie en prévision de fluctuations futures des cours des titres financiers, principalement les obligations. Les agents conservent une partie de leur épargne sous forme liquide pour profiter d'opportunités boursières et réaliser des plus-values en spéculant. Spéculer, c'est tirer profit d'anticipations pour gagner de l'argent.

Relation entre le taux d'intérêt et le cours des titres :

Il existe une relation inverse entre le taux d'intérêt et le cours des obligations. Lorsque les taux d'intérêt montent, la valeur des obligations existantes (anciennes) descend, et inversement. Un titre existant qui offre un taux d'intérêt fixe devient moins attractif si de nouveaux titres sont émis à un taux plus élevé, ce qui entraîne une dépréciation de sa valeur sur le marché secondaire. Inversement, si le taux d'intérêt baisse, la valeur des obligations existantes augmente.

Choix individuel entre détention de monnaie et d'obligations :

Au moment d'effectuer ce choix, l'individu va s'interroger sur la valeur future des titres. Il observe un taux d'intérêt courant (i) et anticipe un taux d'intérêt futur (i*). Si i est supérieur à i*, l'agent pense que le taux d'intérêt va baisser, et donc que le cours des obligations va augmenter : il achète des obligations et est "haussier" ou "bullish". Si i est inférieur à i*, l'agent pense que le taux d'intérêt va monter, et donc que le cours des obligations va baisser : il conserve son épargne sous forme monétaire et est "baissier" ou "bearish".

Demande spéculative pour l'ensemble des agents :

La demande agrégée de monnaie spéculative est une fonction décroissante du taux d'intérêt. Plus le taux d'intérêt baisse, plus la demande de monnaie spéculative augmente, car davantage d'agents anticipent une future hausse des taux et une baisse des cours des obligations. Arrive un moment où les agents sont unanimes pour dire que les cours des obligations ne peuvent que baisser. Personne ne veut plus en acheter, tout le monde veut détenir de la monnaie. C'est la situation de la "trappe à liquidité", où il y a un taux d'intérêt incompressible en deçà duquel il ne peut pas baisser.

La Fonction de Demande de Monnaie Globale

La demande globale de monnaie (L) est la somme de la demande motivée par le motif de transaction et de précaution (L1) et de la demande de monnaie aux fins de spéculation (L2). L1 est une fonction croissante du revenu (Y) et est indépendante du taux d'intérêt. En revanche, L2 est une fonction décroissante du taux d'intérêt (i). Ainsi, L = L1(Y) + L2(i). Lorsque le taux d'intérêt est très bas, les agents ne peuvent redouter que la hausse de ce taux d'intérêt, donc la baisse de la valeur des titres, et ne veulent donc que de la monnaie. C'est pourquoi on parle de préférence absolue pour la liquidité (ou "trappe à liquidité", terme associé à Robertson) lorsque le taux d'intérêt est très bas.

Formation et Statut Théorique du Taux d'Intérêt

Le statut théorique :

Pour un auteur néoclassique, le taux d'intérêt est la rémunération de l'épargne, une récompense accordée à l'épargnant pour son abstinence ou sa non-consommation. L'épargne est une fonction croissante du taux d'intérêt. Pour Keynes, en revanche, le taux d'intérêt ne joue pas sur le niveau total de l'épargne (qui dépend principalement du revenu) mais plutôt sur la manière dont l'épargne est ventilée entre la détention de monnaie liquide et la détention de titres (obligations). Le taux d'intérêt est, pour Keynes, la récompense de la renonciation à la liquidité.

La formation du taux d'intérêt :

Pour les classiques, le taux d'intérêt se forme par la rencontre entre l'offre d'épargne et la demande d'investissement. Pour Keynes, le taux d'intérêt se fixe sur le marché monétaire, par la rencontre entre la demande de monnaie des agents (préférant la liquidité) et l'offre de monnaie (qui est exogène et déterminée unilatéralement par la Banque Centrale). Ainsi, une politique de restriction monétaire (déplacement de la fonction d'offre vers la gauche) fera augmenter le taux d'intérêt, tandis qu'une politique d'expansion monétaire le diminuera. Toutefois, dans une situation de préférence absolue pour la liquidité (trappe à liquidité), toute création monétaire supplémentaire n'aurait aucune influence sur le taux d'intérêt, car elle serait thésaurisée.

Une hausse du revenu, puisque L1 est une fonction croissante du revenu, nécessite plus de monnaie pour satisfaire les demandes d'encaisses de transaction et de précaution, ce qui déplace la fonction de demande de monnaie vers la droite et tend à augmenter le taux d'intérêt. Pour Keynes, la fonction de demande de monnaie (notamment pour motif spéculatif) est instable car elle dépend fortement des anticipations volatiles des agents concernant les taux d'intérêt.

La Courbe LM

La courbe LM (Liquidity-Money) est le lieu des combinaisons de taux d'intérêt (i) et de revenu (Y) telles que l'offre de monnaie (M) est égale à la demande de monnaie (L). La courbe LM comporte généralement trois phases :

  • Une phase horizontale (zone keynésienne) : Lorsque le revenu est très bas, la demande de monnaie pour transaction et précaution (L1) est faible. Il reste donc beaucoup de monnaie pour l'encaisse de spéculation (L2). Le taux d'intérêt est alors très bas et stable, car la demande de monnaie est très élastique (trappe à liquidité).
  • Une phase de croissance (zone intermédiaire) : Si le revenu augmente, L1 croît, réduisant la monnaie disponible pour L2. Pour que l'équilibre soit maintenu, le taux d'intérêt doit monter afin de réduire L2. La courbe LM est alors croissante.
  • Une phase verticale (zone classique) : Il arrive un moment où le revenu est tellement élevé que toute la monnaie existante sert exclusivement à financer les encaisses de précaution et de transaction (L1). Il ne reste plus rien pour le mobile de spéculation (L2). La demande de monnaie est alors inélastique au taux d'intérêt, et la courbe LM devient verticale.

Les déplacements de la courbe :

La courbe LM peut se déplacer. La politique monétaire de la Banque Centrale joue un rôle majeur en émettant plus ou moins de monnaie (une augmentation de l'offre déplace LM vers la droite, et inversement). Les anticipations des agents concernant les taux d'intérêt, qui influencent la préférence pour la liquidité, ont également un effet significatif et permanent sur la position de la courbe LM. Une variation de la propension des agents à détenir des encaisses de précaution ou de transaction peut aussi la modifier, bien que ce soit moins courant.

L'Équilibre Global des Marchés des Produits et de la Monnaie

Présentation de l'Équilibre

L'équilibre global dans le modèle IS-LM est représenté par le point d'intersection des courbes IS et LM. Ce point unique (E), caractérisé par un revenu d'équilibre (YE) et un taux d'intérêt d'équilibre (iE), est celui où il y a simultanément équilibre sur le marché des biens et services (également appelé équilibre réel où I = S) et équilibre sur le marché de la monnaie (où M = L).

L'infinité des autres points, différents de E, représentent des situations de déséquilibre :

  • À droite de la courbe IS : L'offre globale de biens et services est supérieure à la demande globale (S > I, excès d'offre de biens).
  • À gauche de la courbe IS : La demande globale de biens et services est supérieure à l'offre globale (I > S, excès de demande de biens).
  • À droite de la courbe LM : La demande de monnaie est supérieure à l'offre de monnaie (L > M, excès de demande de monnaie).
  • À gauche de la courbe LM : L'offre de monnaie est supérieure à la demande de monnaie (M > L, excès d'offre de monnaie).

Intérêt et Limites du Modèle IS/LM

Ce modèle synthétise et présente de manière interdépendante les variables réelles et monétaires de l'économie, montrant qu'il n'y a plus de dichotomie classique entre les deux sphères. Il possède d'importantes vertus pédagogiques, permettant d'analyser l'efficacité des politiques économiques et budgétaires mises en place par les pouvoirs publics. Cependant, le modèle est très schématique et peut donner une vision caricaturale de l'équilibre macroéconomique. Keynes, n'ayant pas utilisé de formalisation mathématique dans sa Théorie Générale, considérait l'économie comme fondamentalement incertaine. Les courbes IS et LM sont construites à partir de variables très volatiles : l'Efficacité Marginale du Capital (influencée par le comportement mimétique ou "animal spirits" des investisseurs) pour IS, et les anticipations des taux d'intérêt (affectant la préférence pour la liquidité) pour LM. Le modèle IS-LM, par sa rigidité, tend à minimiser cette incertitude fondamentale.

L'Efficacité des Politiques Conjoncturelles

Il est peu probable, ou en tout cas aléatoire, de penser que le revenu d'équilibre (YE) corresponde à un revenu de plein emploi. Keynes nous laisse entendre que ce revenu YE est susceptible de générer du chômage. Il sera alors nécessaire de mener des politiques de relance qui ont, à court terme, une incidence sur le revenu et donc sur le taux de chômage.

La Politique Budgétaire

Le budget est un document comptable qui recense les dépenses et les recettes de l'État. Jusqu'à la publication de la Théorie Générale, il n'était pas admis d'utiliser le budget pour stimuler l'activité économique.

Les objectifs et les instruments :

La politique budgétaire vise principalement quatre objectifs macroéconomiques, souvent appelés le "carré magique" de Kaldor : la croissance, le plein emploi, la stabilité des prix et l'équilibre des comptes extérieurs (balance des paiements). La réalisation simultanée de ces quatre objectifs est souvent difficile. Il existe aussi des objectifs sociaux comme le bien-être de la population ou l'équité.

Les instruments de la politique budgétaire sont :

  • Les dépenses budgétaires : On distingue les dépenses de fonctionnement (payer les fonctionnaires), les dépenses d'investissement (construction d'infrastructures par exemple) ou les dépenses de remboursement de la dette publique.
  • Les recettes : Elles proviennent de divers impôts et taxes, des recettes domaniales, et du produit des emprunts (l'État lève des capitaux sur le marché financier).

L'efficacité de la politique budgétaire :

Supposons que la dépense publique augmente d'un montant ΔG. Dans un modèle keynésien simple (sans marché monétaire), le revenu (Y) augmenterait d'un montant ΔY = ΔG x 1 / (1 – c), où 'c' est la propension marginale à consommer. Cela décalerait la courbe IS vers la droite.

Cependant, lorsque le marché de la monnaie (LM) est introduit, l'effet expansionniste de la dépense publique est atténué. Une augmentation de la dépense publique non accompagnée d'une augmentation de la quantité de monnaie réduit les encaisses disponibles pour satisfaire le motif de spéculation. Par conséquent, le taux d'intérêt va augmenter sous l'effet de la raréfaction de la monnaie. Cette hausse des taux d'intérêt décourage (au moins partiellement) l'investissement privé. Ce phénomène est appelé effet d'éviction, et il constitue une entrave à l'expansion économique.

Influence de la pente de la courbe LM :

  • Zone keynésienne (LM horizontale, extrême gauche) : Ici, la préférence pour la liquidité est très forte. Si la courbe IS coupe la courbe LM dans cette zone, l'effet expansionniste de la politique budgétaire est maximal, car il n'y a pas d'effet d'éviction (les taux d'intérêt restent stables). Le multiplicateur keynésien joue pleinement.
  • Zone intermédiaire (LM croissante) : Lorsque IS coupe LM dans la zone intermédiaire, le revenu augmente moins fortement car les taux d'intérêt montent, provoquant un effet d'éviction partiel.
  • Zone classique (LM verticale, extrême droite) : Dans cette zone, toute la monnaie disponible est absorbée par les encaisses de transaction et de précaution. Si l'on augmente la dépense publique, l'augmentation de Y est nulle, car l'effet d'éviction est maximal : toute augmentation de la dépense publique est contrebalancée par une baisse de la dépense privée dans la même proportion. La politique budgétaire est stérile.

De fait, la politique budgétaire est d'autant plus efficace que l'on se trouve dans la zone keynésienne de la courbe LM.

Influence de la pente de la courbe IS :

Une même politique budgétaire a plus d'influence lorsque la courbe IS est plus verticale (c'est-à-dire que l'investissement est moins sensible aux variations du taux d'intérêt). Dans ce cas, une hausse du taux d'intérêt, causée par la relance budgétaire, aura un impact plus faible sur l'investissement privé, et donc l'effet d'éviction sera moindre.

Foire Aux Questions (FAQ)

Qu'est-ce que le modèle IS-LM et à quoi sert-il ?

Le modèle IS-LM est un cadre macroéconomique qui analyse l'équilibre simultané sur le marché des biens et services (courbe IS) et sur le marché de la monnaie (courbe LM). Il permet de déterminer le revenu et le taux d'intérêt d'équilibre global d'une économie, et d'étudier l'impact des politiques budgétaires et monétaires.

Quels sont les trois motifs de détention de monnaie selon Keynes ?

Selon Keynes, les agents économiques détiennent de la monnaie pour trois motifs principaux : de transaction (pour financer les dépenses courantes), de précaution (pour faire face aux imprévus) et de spéculation (pour profiter des fluctuations futures des taux d'intérêt et des cours des titres financiers).

Qu'est-ce que l'effet d'éviction et quand est-il maximal ?

L'effet d'éviction se produit lorsqu'une augmentation des dépenses publiques (politique budgétaire expansionniste) entraîne une hausse des taux d'intérêt, ce qui décourage l'investissement privé et atténue l'effet de relance initial. Cet effet est maximal dans la "zone classique" de la courbe LM (verticale), où toute la monnaie est absorbée par les motifs de transaction et de précaution, rendant l'offre de monnaie inélastique au taux d'intérêt.

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